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Intras ROCCAT Aluma

Article
Rédigé par Glork
Publié le 05 Février 2016
Page: 3/4



Avant d’aborder la question du son, nous passons traditionnellement par l’aspect du confort. C’est un vrai-faux ou un faux-vrai problème avec un intra-auriculaire. En effet, s’il n’y a pas d’appui sur le haut de la tête, la sensation à l’intérieur des conduits auditifs n’est pas des plus agréables. Mais cela reste surtout une question d’habitude, et force est de constater que l’on s’y fait. Rappelons que nous ne sommes pas, à la base, de grands férus des intra, pour autant, dans le cadre de nos activités fermières et sportives, un intra reste bien pratique. Les embouts silicone sont à peu de choses près les mêmes partout, ils sont corrects, mais il est vrai que les embouts en mousse à mémoire de forme s’imposent de loin. Au final, l’Aluma est dans la bonne moyenne et les nombreux embouts fournis permettront de l’adapter facilement et de trouver un bon niveau de maintien.

Sur le plan de la qualité de la restitution, l’Aluma nous aura plutôt séduits, même s’il met en avant un spectre assez teinté. Il dispose effectivement, comme le Pitch Pro, d’une ligne de basse assez corpulente. Toutefois, nous l’avons trouvé moins envahissante que celle du Pitch Pro (qui est, somme toute son concurrent quasi direct). Mais entrons un peu dans le détail. Dans un premier temps, nous l’aurons utilisé avec notre Mini-I de Matrix. Certes ce n’est plus tout à fait notre modèle d’origine, celui étant décédé de sa belle mort…Plus de son. Clairement, ce fût une épreuve pour nous. Mais nous devons remercier Matrix, qui nous aura proposé tout simplement de l’échanger puisqu’il est l’un de nos outils de travail régulier. Nous avons donc un tout nouveau Mini-I modèle 2015. Peu de changement dans l’absolu, mais surtout toujours la même qualité dans la sonorité : précis, chirurgical et frais. De fait, la restitution est certes chargée en basses sur ce DAC mais nous obtenons un rendu, somme toute, moins puissant sur cette ligne qu’avec la version précédente de ce casque de Roccat. C’est rond, sans être particulièrement profond et caverneux, et les basses sont dynamiques. Elles amènent aussi une nuance bienvenue et permettent de ressentir les infra de bonne manière. Les aigus sont assez présents avec une puissance inhérente aux intra. Cela dit, si puissance il y a, nous avons aussi une bonne précision. Sans être particulièrement remarquable, force est de constater que la découpe est plus acceptable, même si la contrainte est sensible. L’équilibre est assez bon puisque nous avons une ligne médiane tout à fait correcte. C’est sensible sur les voix dont la finesse et le timbre est particulièrement honorable. En fait, si de défaut relatif nous devons trouver concernant l’Aluma et ce DAC, il réside dans une ouverture assez moyenne. En effet, la scène n’est pas très ouverte, et pourtant la montée côté voix est intéressante. Comme tous les intra, il reste sensible au placement dans le conduit auditif.

Sur l’Essence One, le niveau de « joie » dans la restitution augmente un peu. Là encore, rappelons que le placement du casque aura son importance. Mal positionné dans les débuts, nous ne comprenions pas la difficile et inacceptable teinte du spectre. Il faudra être prudent sur ce point. Une fois les choses remises en ordre. Nous avons retrouvé un Aluma assez plaisant. D’une part, du côté médiums et aigus, nous avons eu droit à un traitement plus enjoué, plus réchauffé mais moins subtilité. En effet, la teinte se réchauffe nettement et s’alourdit. Et donc, d’autre part, nous obtenons plus de coffre, pourtant, malgré tout, nous conservons une tenue tout à fait appréciable. L’Aluma ne se perd pas. Les basses ont donc un peu plus de coffre. Mais elles restent bien maîtrisées et, surtout plus important, elles ne couvrent et ne marquent pas particulièrement le reste du spectre. Certes, l’Aluma reste particulièrement marqué, mais les médiums et les aigus ne sont pas en souffrance et parviennent à tirer une épingle honnête du jeu. La tonalité d’ensemble reste un peu sourde pour que l’on puisse parler de restitution de grande qualité, c’est directement lié à une petite aération dans le spectre. Nous n’avons pas une hauteur exceptionnelle. Il manque simplement de largeur, d’emphase. Du coup, la teinte est un peu sombre. Cela dit, la précision reste là aussi tout à fait acceptable. Les aigus marquent toutefois un peu le pas par rapport au Mini-I, ils sont effectivement un peu plats et moins fins. Ils ne sont, cependant, pas trop durs. C’est aussi le même constat sur les médiums, globalement, si la précision, nous l’avons dit, est acceptable, il n’en reste pas moins que le niveau de détail moindre de ce DAC amène un petit manque de finesse de la part de l’Aluma. Rien de particulièrement rédhibitoire, mais il gagne à fonctionner avec une source précise. Vous l’aurez compris, l’Aluma, ici, devient simplement un peu trop basseux pour être fidèle (sachant qu’il ne l’est pas tout à fait non plus avec le Mini-I).

Au final, la source avec laquelle l’Aluma se sent le mieux et est aussi le plus appréciable est la classique source nomade. En effet, nous avons là un fonctionnement tout à fait bon (au regard évidemment des limitations inhérentes à cette source). De fait, il adopte pour le coup un vrai comportement enjoué. D’une part, le spectre dans son ensemble prend de la hauteur et surtout une découpe peut-être légèrement artificielle mais plus que plaisante, avec une belle force sur l’ensemble des bandes. D’autre part, il sait être doux. Sur ce deuxième point, c’est simple, il est puissant tant sur les basses que sur les aigus, mais pour autant ne génère aucune agressivité ou dureté quelconque. Pourtant, les basses sont plus que rondes, elles sont tout à fait profondes et en même temps absolument pas au-devant du spectre, moins qu’avec la série des QH par exemple. Elles mettent en avant une harmonique un peu trop puissante toutefois, mais c’était prévisible. Il faudra être raisonnable sur le niveau de volume à l’écoute car il est très puissant sur ce plan. Les médiums et les aigus sont assez nets, assez musclés et fondamentalement traités. La découpe spectrale est véritablement plaisante. Pourtant, notre Nubia du moment n’est pas particulièrement réputé pour sa sortie son, dans la bonne moyenne simplement. En tous les cas, nous avons là un domaine où l’Aluma saura gagner la confiance et par là même des points auprès de ses utilisateurs. Même l’ouverture de scène est honorable. Bref, vous l’aurez compris, pour 49,90€, nous avons là un bon casque nomade.

En utilisation vidéo-ludique, nous sommes un peu moins séduits que par le fonctionnement sur source nomade. Nous repassons automatiquement sur les DAC, et de fait, nous retrouvons la restitution spécifique à l’un ou à l’autre, avec toutefois un petit point commun : une tonalité d’ensemble de nouveau sourde. Sur notre scène, étonnamment, malgré cette teinte, les explosions ne sont pas des plus remarquables, c’est même, pour être franc, assez sec, sans corps. Cela dit, les médiums et les aigus sont très (trop) présents : les douilles et les cliquetis s’entendent vraiment beaucoup, l’environnement passe même franchement devant la bande-son musicale. Toujours dans les contradictions, les tirs sont dynamiques tout en restant, comme la ligne grave, très (trop) secs. Nous avons joué avec l’Aluma, et le constat est le même : une relative sècheresse sur l’ensemble de la bande-son avec des basses assez durs. Pour un casque gamer, il n’est pas particulièrement à l’aise, mais il fait le boulot sur la spatialisation droite-gauche. Bref, ce n’est pas ce type d’utilisation qu’il faudra privilégier, mais il pourra dépanner. Dernier point sur la télécommande et la qualité en conversation audio. Celle-là n’aura commandé ni notre téléphone ni notre tablette, malgré la présence d’un bouton de commande. C’est d’autant plus dommage que le micro lui est parfaitement fonctionnel et la voix est bien retransmise, à défaut d’être fidèle.



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