Youtube Facebook Twitter EN DIRECT 1424 connexion / inscription
Connexion

Surnom/Pseudo
Mot de Passe :

[ Vous avez perdu votre mot de pass ? | Devenir membre ]

×

Souris Mad Catz RAT 4

Article
Rédigé par
Publié le 08 Décembre 2016
Page: 4/5



Pour être tout à fait honnêtes, la RAT4 n’est pas aidée par son pilote et son soft. En effet, dans un premier temps, malgré une installation fonctionnelle, il s’avère que la souris n’est tout simplement, elle, pas fonctionnelle. En effet, si elle est alimentée, le curseur est resté désespérément fixe, tout simplement parce que le pilote n’était pas signé numériquement. Résultat concret, il ne se charge pas. En passant par l’option Désactivation du contrôle des signatures numériques, la RAT4, puisque le chargement se fait, devient de nouveau exploitable. A qui la faute ?? Windows 10 ou Mad Catz, toujours est-il que c’est tout de même bien compliqué pour faire fonctionner une souris. Espérons que Mad Catz signe rapidement ses pilotes.

Après ses quelques péripéties, nous voilà face à la souris. Force est de constater, nous l’avons dit à travers les différentes vidéos, que la prise en main est aisée. Deux aspects sont à noter : d’une part, malgré un design tranché (peut-être trop mais là n’est pas la question), la prise en main est assez consensuelle ; d’autre part, la RAT4 est une souris assez plate. Ce dernier point n’est pas, en soi, un mauvais point, mais c’est à prendre en compte pour l’utilisateur qui recherche une vraie rondeur de la coque. Par exemple, une Clutch ou un Naos seront nettement plus rondes en main, la courbure de la coque étant notable. Ce n’est pas le cas ici. La RAT4 met aussi en avant une longueur variable. Cela ne concerne « que » 1,2 cm, mais sur une souris d’une dizaine de centimètres de long, c’est important. Ainsi, elle peut être relativement compact ou relativement longue. Coque arrière sur le mode compact, la RAT4 est à l’aise sur les deux types de prise en main courte : claw et finger grip. Coque arrière en mode étendu, la RAT4 accepte largement un palm grip. C’est, il faut le reconnaître, une des seules souris capables de gérer les trois types de prise en main avec aisance. Mais, rappelons-le, c’est au prix d’un certaine « platitude ». Ajoutons à cela le fait qu’à partir de la RAT4, l’ailette gênante placée le long du clic droit disparaît et l’on obtient une souris confortable. La plateforme côté pouce est aussi plutôt reposant, on se surprend assez régulièrement à laisser le pouce posé dessus. Bref, c’est une bonne souris facile sur la prise en main.

Les clics de la RAT4 sont de meilleure qualité que ceux de la RAT1. Ils sont, en effet, équipés de switches garantis 20 millions de clics, des Omron donc. Ils sont irréprochables en fonctionnement. De plus, l’aspect plat des clics (finalement comme la souris) permet de placer les doigts un peu où l’on veut et le déclenchement est assez souple. Il n’y a pas d’effet levier bloquant si le clic est pressé un peu trop sur les bords. Le bouton de DPI n’est pas des plus pratiques, en effet, s’il est facile vers l’arrière (pour monter les DPI), la préhension n’est pas optimale vers l’avant. Il est donc un peu plus dur de redescendre son niveau de DPI. La molette est, quant à elle, parfaitement préhensible. Les crans sont souples mais nets et le défilement précis, bien sensible. C’est une bonne molette. Les boutons latéraux n’appellent pas de critique. Ceux, placés le long de l’arête, sont bien positionnés. Ils sont, en outre, suffisamment longs pour ne pas être difficile à presser. La séparation entre les deux aurait pu être un peu plus large, histoire de bien la ressentir, mais honnêtement, vous ne serez pas gênés par ses deux boutons. Il est juste à noter que celui placé sur l’arrière est un peu plus ferme que son confrère avant. Le bouton AIM est, lui aussi, bien placé. Il devient un allié régulier en scopant.

Le capteur est bien meilleur que celui de la RAT1. Nous avons effectivement un capteur connu, le 3310 optique que nous croisons régulièrement. Son fonctionnement est tout à fait cohérent : précis, fluide et réactif. Il est à l’aise avec toutes les utilisations. Le niveau de DPI qu’i propose est tout à fait acceptable : 5000 DPI sachant que la moitié suffira. Attention toutefois, le 3310 nativement tourne autour de 2000 DPI, le 5000 est probablement une extrapolation. En tous les cas, il bénéficie de fonctionnalités de type angle snapping qui ne lui sont pas absolument nécessaire, il fonctionne bien au naturel.

Sur le plan de la glisse, nous étions un peu dubitatifs sur sa qualité car les patins sont petits et nous étions peut-être un peu catastrophistes. En effet, si la RAT4 n’est pas mauvaise en soi, elle n’est pas non plus dans les meilleures. La preuve en est le comportement sur notre Draconem : il s’avère qu’elle se déplace facilement, avec peu de résistance mais les petits patins répercutent le grain, pourtant fin, du tapis. Les mouvements sont ainsi légèrement rugueux, ils grattent un peu. Avec un tapis sans grain, notre Func 1030 XL, la RAT4 se comporte mieux. C’est d’ailleurs un couple de bonne qualité. En effet, ici, elle offre plus de douceur dans le déplacement. La résistance est faible. Sur le Steelseries 9HD, là aussi, les frottements sont présents mais de faible niveau. Toutefois, là encore, le grain du tapis est largement répercuté. La RAT4 s’accorde bien de notre Saitek Cyborg. D’un côté, le déplacement est assez facile, avec un niveau de résistance, somme toute, assez faible. De l’autre, nous avons une excellente douceur. C’est indéniablement le couple à privilégier. Etonnamment sur notre vieux Nova Winner III, la RAT4 met en avant une belle performance. Elle semble être une souris plus à l’aise avec les tapis souples. De fait, sur notre Nova, elle parvient à ne pas être particulièrement atteinte de l’effet « glue » de début de mouvement. La fluidité est au rendez-vous, de même qu’un faible niveau de résistance dans les mouvements. Enfin, terminons par notre tapis tissu Noppoo, là encore, la RAT4 fournit une bonne prestation. Les frottements sont plus sensibles, évidemment, mais la souplesse est bien présente. Au final, la RAT4 nous laissait craindre une performance moyenne, aidée par un poids contenu, elle s’en sort plutôt bien. Un dernier mot sur l’aspect du rétroéclairage de la souris. Nous l’avons précisé, il est mono-teinte, rouge uniquement. Toutefois, il est assez sympathique pour une simple raison : la diode inférieure passe au travers de la plaque châssis en plastique rouge translucide. L’effet de halo est assez réussi. Effet que nous ne retrouverons pas sur les RAT 6/8.