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Clavier ROCCAT Suora FX

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Publié le 21 Septembre 2017
Page: 4/5



Le clavier, nous l’avons déjà dit, nous le connaissons. Le Suora est effectivement déjà sorti en version moins colorisé. Cette version est relativement identique puisqu’elle n’apporte que cette touche supplémentaire de RGB. De fait, au-delà de l’esthétique plaisante de ce clavier, nous sommes face à un clavier mécanique. Roccat opte pour des switches TTC, et c’est d’ailleurs là que se situe la question. En effet, Roccat a rompu avec Cherry et nous ne trouvons plus à bord des claviers mécaniques Roccat les MX Cherry. Question de disponibilité, question de prix, question de choix, toutes les hypothèses sont bonnes. Toujours est-il que les switches TTC marrons sont des clones parfaits des MX Cherry marrons. En effet, le comportement est bien le même : 45 cN au niveau de la pression et clic sensible à la descente. A la Ferme, le comportement des marrons fait partie de nos préférés. Les premiers, dans notre ordre personnel, sont les rouges, 45 cN sans aucune indication, ni tactile, ni audible, puis suivent les marrons, ceux de ce Suora. Ferment la marche les noirs : 65 cN et les bleus 55 cN avec clic audible, trop audibles à notre sens. Si une dernière question peut se poser, celle de la légitimité de TCC sur le marché, force est de constater qu’en termes de fonctionnement, ils n’appellent aucune critique. En effet, ils sont tous homogènes dans le ressenti à la descente. Le clic sensible à la descente est, lui aussi, homogène. Bref, ils sont tout à fait agréables. A priori, ils réunissent aussi les conditions d’une utilisation intensive : 50 millions d’activation, cela laisse un peu de marge. De fait, sur le plan des switches, c’est tout bon. Cela signifie aussi que le cahier des charges a évolué puisque sur le Suora précédent, certains switches n’étaient pas tous aussi homogènes. Ce n’est plus le cas et c’est tant mieux. Sur le plan du confort, s’il n’y a pas de critique à faire sur les switches, il manque tout de même un peu de repose-poignet. Nous l’aurons utilisé le temps du test posé à plat sans pattes de surélévation. Pour autant, dans les deux positions, il reste agréable. Il est suffisamment compact pour qu’il n’exige pas particulièrement d’angle dans les poignets. On parvient à conserver un axe poignets-avant-bras globalement droit. Les paumes ne butent pas non plus contre le châssis. Si, donc, à la frappe, ce n’est pas un manque remarquable, en jeu, l’absence de repose-poignet se fait plus sentir.

Finalement, le défaut du Suora réside dans le positionnement restrictif des macros. Elles sont simplement limitées à celles du pavé Ins. C’est pratique pour les joueurs côté flèches qui trouveront donc un environnement complet. Pour les autres, comme nous, Fermiers, c’est donc automatiquement moins fourni. C’est dommage car il était certainement possible de les étendre à l’ensemble du clavier. Cela aurait peut-être demandé une puce mémoire plus grande et un proco plus puissant, mais c’était certainement possible sans augmenter pour autant un tarif coquet. En tous les cas, que ce soit à la frappe ou en jeu, le Suora FX est très réactif et suivra largement, sans difficulté, vos doigts. Il ne sera pas pris en défaut, le facteur limitant étant finalement la vitesse des doigts. Dans les derniers points à aborder concernant le Suora FX sont les suivants : la question des nuisances sonores où le Suora ne se démarque clairement pas du lot. En effet, le Suora FX intègre la catégorie des claviers relativement bruyants, non pas en raison des switches qui restent parmi les plus silencieux des mécaniques, mais en raison de la caisse de résonnance que crée la plaque châssis. Cette dernière répercute bien, vraiment très bien, les bruits de ressort, et dans un environnement silencieux, le doing des ressorts est tout à fait audible. C’est encore plus remarquable sur les touches doubles. En outre, lorsqu’on vient à claquer la keycap sur le châssis, là aussi, le bruit est très audible. Cela dit, c’est le cas de la plupart des autres claviers, sauf sur le bruit de ressort qui est nettement en avant. Le deuxième point est, mais il est certainement plausible que nous focalisions, la matière des keycaps. Elles sont certes double shot mais restent en simple ABS. C’est là aussi le cas de la concurrence (à 99%) mais à 140 euros le morceau, il aurait été agréable que le plastique soit de qualité et ne se lustre pas à la vitesse de l’éclair. Du simple PBT, comme notre clavier du quotidien, suffit, pas ou peu de lustrage en une année et plus d’utilisation. Enfin, reste l’aspect du prix de vente : 139,90 reste aujourd’hui une belle somme. Non pas que le Suora ne les vaille pas, c’est le prix de la concurrence, mais encore une fois, ça reste cher.

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