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Clavier Cooler Master MasterKeys L PBT

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Publié le 23 October 2017
Page: 3/4

Si vous nous suivez régulièrement, vous savez certainement que le plus reproche que nous faisons de manière très régulière aux claviers mécaniques est la présence de touches, de keycaps indignes. En effet, nous ne pouvons pas nous mentir, un clavier mécanique est un objet onéreux, qui demande un investissement certain. D’autant que, normalement, c’est un investissement que tout à chacun réaliser pour durer. Quelle ne doit pas être la déception de constater que les keycaps sur notre clavier à 120-130 euros – quand ce n’est pas plus – se lustrent, deviennent lisses et brillantes, quand elles ne perdent pas franchement leur marquage. De fait, placer ce type de touches dites ABS sur des claviers à plus de cent euros est un peu un non-sens. C’est pourquoi, en deuxième monte, nombreux sont ceux à dépenser une bonne trentaine d’euros pour avoir un set de touches digne de ce nom. Dans ce cas, nous avons de jolies touches en PBT, qualité de plastique bien supérieur et surtout quasi-insensible à l’utilisation. Ce qui lui permet, en général, de ne pas se lustrer, de ne pas perdre le marquage. Votre serviteur a ainsi acheté plusieurs sets : white blanked – touches blanches sans aucun marquage – ou orange – touches oranges avec marquages. Force est de constater que malgré une utilisation relativement intensive, ces sets ne portent aujourd’hui aucune trace d’utilisation. Au final, il s’agit d’un investissement intéressant et pertinent. Cooler Master en a, tout simplement, été conscient et c’est l’un des raisons pour laquelle il propose un Masterkeys avec touches en PBT.

De fait, la première des différences réside dans la qualité du plastique, nous l’avons dit. La deuxième réside dans l’épaisseur très supérieure de plastique utilisé dans le touche : elle est ici de 1,5 mm, là où, classiquement, l’ABS opte pour 0,8 mm. Cet aspect aura un impact sur le bruit généré par le clavier. De manière générale, les férus préfèrent le bruit, plus mat, d’une PBT que celui d’une ABS. En termes d’utilisation, nous sommes face à un Masterkeys, clavier sobre mais efficace. Nous avons, en effet, déjà testé le Masterkey dans toutes ses versions ou presque. Le ressenti est donc globalement très proche. Les switches MX Cherry rouge restent et resteront à notre sens parmi les plus agréables à l’utilisation. Certes, ils sont exigeants car leur souplesse ne pardonne jamais l’erreur. Si vous effleurez une touche, la frappe est immédiatement prise en compte. Cela dit, ils sont aussi parmi les plus polyvalents. Avec 45 cN, ils sont souples, faciles et finalement moins « costauds » que les noirs. Pour autant, l’effet ressort est bien là, la frappe est donc bien aidée, notamment à la remontée. L’aspect linéaire dans la descente/remontée est l’une des caractéristiques de ces switches, certains apprécient, d’autres moins. En tous les cas, nous conservons notre classement : rouges, marrons, noirs et bleus pour fermer la marche. Il existe aussi quelques autres couleurs, moins communes sur notre marché. Par conséquent, taper avec le Masterkeys est un régal. Nous l’aurons donc utilisé sans pattes de surélévation car l’angle proposé est bon. Il n’en reste pas moins qu’un repose-poignet reste une adjonction pertinente. Rappelons toutefois, comme toujours, que taper avec les mains posées sur le bureau n’est pas optimal. En effet, l’idéal reste d’avoir l’axe avant-bras/poignet le plus à plat possible, avec les mains en suspension au-dessus du clavier. En jeu, c’est plus compliqué d’où le petit manque concernant le repose-poignet.

La combinaison des touches pour gérer les macros et, d’ailleurs, les autres fonctionnalités demande un peu d’adaptation. Cela dit, Cooler Master n’est pas le seul constructeur à gérer cela de cette manière. Une fois mémorisé les combinaisons, c’est assez facile. Et il reste donc possible de commander l’essentiel au clavier.

Ce Masterkeys est aussi un clavier qui se place à la limite du monde professionnel. En témoigne l’implémentation des layouts DVORAK et WORKMAN. Faisons une rapide parenthèse pour ceux qui ne connaissent pas. Le layout que nous avons sous les mains est à 99,9 % un layout AZERTY. Il s’avère toutefois qu’il n’est pas obligatoirement le plus adapté à notre langue et notre façon, donc, de la taper au clavier. En effet, AZERTY nous provient directement du temps lointain des machines à écrire. Par conséquent, il est possible de trouver des layouts plus adaptés, DVORAK en fait partie, au même titre que BéPO. Cooler Master propose de passer le Masterkeys soit sur DVORAK, soit sur WORKMAN. Il faudra peut-être acheter le set correspondant…Mais pour ceux qui en auraient le courage et la volonté, c’est une excellente idée – votre serviteur y pense depuis longtemps sans pour autant trouver l’énergie et le temps de le faire. Cela demande effectivement un temps certain de réadaptation, mais l’efficience du procédé est clairement démontrée. C’est, par conséquent, un des aspects judicieux de ce clavier. Sur le plan des nuisances sonores, nous sommes face à un clavier mécanique, somme toute, classique. Il est donc automatiquement sonore. Cela dit, si l’on parvient à ne pas claquer les touches en butée, le bruit généré par le PBT est plus mat, finalement moins dérangeant qu’avec l’ABS. Ajoutons à cela que sur les double-shot touches, nous n’avons pas de bruit de ressort. Nous tenons donc au final un clavier mécanique aux nuisances sonores notables…mais plaisantes. L’un des derniers points à aborder est celle du tarif du Masterkeys. Sur le papier, il est vendu entre 95 et 109 euros sur les sites marchands. Ce qui en fait l’un des claviers mécaniques les moins chers du moment. Il ne faut surtout pas oublier qu’un set PBT complet est vendu autour de la trentaine d’euros (voire plus pour certains, en fonction de la couleur ou de la présence de touches spéciales). De fait, il faut pratiquement défalquer le prix du set PBT, ce qui nous laisse un Masterkeys à peu ou prou à 75-80 euros. Ce n’est pas excessif, loin de là. Certes, pour cela, il faudra accepter de se passer de jolies couleurs chatoyantes et de fonctionnalités nombreuses et finalement visibles. Mais il restera un clavier fait pour ce qu’il doit faire : rendre service avec efficacité et tenue dans le temps.