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Clavier G.Skill KM570

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Publié le 20 Novembre 2017
Page: 4/5

Le KM 570 est un clavier assez massif, notamment au regard de ceux qui traînent en ce moment sur notre bureau : le Novatouch, TKL, le Masterkeys L PBT ou encore le BlackWidow TE TKL lui aussi. De fait, il en impose un peu, à la fois, par des bords assez larges, mais aussi et surtout par une belle hauteur sur l’arrière. Ce qui est sûr, c’est qu’il conserve des switches MC Cherry. Le KM 570 est disponible dans les couleurs de switches les plus pertinentes, à notre sens : rouges, marrons, bleus et nos argentés ou gris, c’est selon. De fait, avec les gris qui ne sont donc plus réservés à un seul et unique constructeur, nous retrouvons d’excellentes sensations au niveau de la frappe. En effet, ce sont des switches tout à fait appréciables tant sur le plan du confort que du fonctionnement. En effet, ils sont très souples, autant que les rouges, 45 cN nécessaires à l’activation, et dotés d’une course courte. La longueur de la course est nettement diminuée par rapport aux classiques. Cela dit, encore une fois, nous laisserons de côté l’aspect gain de temps grâce à cette courte course. En effet, nous l’avons déjà dit et soulevé, la course aussi courte soit-elle sera toujours conditionnée par la rapidité d’exécution des doigts du propriétaire. Certes, si la courte est raccourci, fondamentalement, il y a, à un moment, un gain de temps, mais il doit être infinitésimal. Il faut toutefois préciser que la frappe reste relativement exigeante. La facilité et la souplesse du ressort impliquent une forte propension des touches à descendre au moindre contact. De fait, si l’utilisateur n’est pas précis, il y a de fortes chances pour que l’ensemble soit un peu du type bouilli de lettres. En revanche, si le confort est présent à la frappe, il y a bien un manque. Le clavier est haut, du coup l’inclinaison importante, y compris en l’absence des pattes de surélévation. Par conséquent, l’axe avant-bras/poignet n’est pas des plus plats. Le repose-poignet est une option quasi-obligatoire. Certes, en terme de frappe, rappelons que l’ergonomie idéale réside en une position où les avant-bras et les poignets sont dans un axe plat, avec les mains en suspension au-dessus du clavier. Le réglage des accoudoirs du fauteuil sont donc extrêmement importants. Cela dit, nous n’en sommes pas là et faisons partie des irréductibles gaulois appréciant la présence du repose-poignet. Et c’est d’autant plus nécessaire en jeu où les mains sont posées devant le clavier. De fait, le manque est, à ce moment, encore plus criant.

Nous passerons rapidement sur la réactivité du clavier, bonne à tous les niveaux. En effet, au niveau des APM, il est dans son élément. On se sent à l’aise, ce qui était prévisible, vu le confort de frappe. Ajoutons que l’enregistrement des macros à la volée pourra être bien pratique pour les aficionados. En outre, les touches multimédias reparties sur le haut du clavier apportent un petit plus. Toutefois, étant donné le souhait de G-Skill de placer un peu différemment les emplacements, cela demandera un peu plus de temps d’adaptation que de coutume. Cela dit, tout est présent et même un peu plus. Il sera donc facile à termes de piloter le lecteur audio sans remettre les mains sur la souris.

Il nous reste à aborder la question du rétroéclairage. Ce dernier est très homogène, il profite bien de la plaque d’habillage blanche placée sous les keycaps. Comme toujours, la rangée basse est un peu plus faible. Elle reste tout à fait acceptable du fait de la transparence du corps des switches. L’intensité réglable permettra d’éviter aisément l’écueil de l’éblouissement. Il n’y a rien à critiquer sur ce point. Peut-être excepté LE point particulier du rétroéclairage, c’est esthétique – c’est selon – mais en tous les cas au niveau de l’intérêt, cela reste discutable. Il est un point sur lequel le KM 570 est plutôt sympathique : les nuisances sonores. Bien évidemment, elles sont forcément présentes, nous sommes face à un clavier mécanique, il n’en aurait pu être autrement. C’est d’autant plus le cas, y compris pour nous, pourtant habitués – nous ne tapons qu’avec du mécanique depuis quelques années maintenant – que la course un peu plus courte nous amène à claquer la keycap, la fameux bottom-out. Toutefois, le son produit est assez mat et plutôt séduisant, et surtout, il évite complétement le bruit de ressort que nous retrouvons parfois chez certains…puissamment même. De fait, il entre dans les mécaniques aux nuisances plus qu’acceptables. Dernier, mais en cela, il suit la grande majorité, les keycaps sont encore et toujours en ABS. C’est toujours regrettable pour un clavier censé durer dans le temps de se retrouver desservi par un lustrage pas des plus esthétiques. Cela dit, il reste un bon compagnon d’autant que le tarif pour un RGB est plutôt dans la moyenne basse : 119 euros en RGB avec switches Silver, 99,90 euros en Silver sans RGB et franchement 89.90 euros en rétroéclairage rouge et switches « classiques » rouges/marrons/bleus. Bref, un tarif plutôt bien placé.

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