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Clavier Gamdias Hermes P3

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Publié le 04 Mai 2018
Page: 4/5

Cet Hermès P3 renouvelle indéniablement le genre du clavier mécanique. C’est d’ailleurs avec plaisir que nous avons vu arriver ces touches plates dotées d’un switch mécanique. En effet, nous avons tous pris, plus ou moins, l’habitude de ces touches plates avec nos ordinateurs portables ou claviers de tablettes. Si elles apportent une course courte, elles manquent véritablement de ressort. Fonctionnement et sensation que nous retrouvons avec les switches mécaniques classiques, que nous pourrions maintenant qualifier de course longue. Par conséquent, proposer du ressort, de la réactivité et surtout de la souplesse sur une course courte, c’est une excellente idée. En termes de fonctionnement, c’est évident, l’Hermès se comporte comme un vrai clavier mécanique. Les switches du clavier ne font pas montre d’une activation type on-off comme les touches membranes ou certains chicklets à ciseau. Nous retrouvons cette souplesse à la descente, avec un moelleux appréciable. L’Hermès P3 fait le choix de se doter de switch marron, ce dernier intègre donc un clic sensible à la descente, celui-ci indique la prise en compte de la frappe. Honnêtement sur une course courte, il faut bien se focaliser sur la sensation pour la ressentir. En utilisation quotidienne, elle disparaît. Toutefois, à la remontée, le ressort effectue cet appréciable travail d’aide et, même si dans les faits, l’aide au niveau des doigts reste assez limitée, elle est bien présente. Pour être honnêtes, nous sommes plutôt sous le charme.

Le clavier, assez fin, est assez confortable. Le repose-poignet n’est pas un réel manque du fait de cette finesse. En effet, l’inclinaison qu’elle soit celle à plat ou celle avec les pattes de surélévation en place est bonne. L’axe poignets/avant-bras est relativement à plat. Rappelons tout de même que la bonne position, recommandée par les ergothérapeutes, est la suivante : mains en suspension au-dessus du clavier, les avant-bras si possible reposés sur les accoudoirs du fauteuil (s’il y en a). Evidemment, en jeu, la main gauche repose devant les flèches ou les ZSQD de manière quelque peu statique. Dans ce cas de figure, le repose-poignet, une nouvelle fois, ne manque pas réellement, merci la finesse. Au final, le niveau de confort est plutôt bon.

Du côté des touches de raccourcis, le constat est moins bon, mais fondamentalement, il rejoint celui de l’Hermès P1. La dissémination est assez peu logique et pose la question de l’habitude. En effet, la plupart des claviers concurrents ont opté pour une disposition relativement commune. Etonnamment, l’Hermès P3 mélange un peu les commandes et il faut un peu de temps pour prendre le coup. En outre, malgré une disposition AZERTY, la touche Entrée n’est pas d’un format classique. C’est elle qui demandera le plus d’adaptation. Dans les premiers temps, il n’est pas rare de la rater. Enfin, le placement des touches de macros interpelle. Nous l’avions déjà indiqué avec l’Hermès P1. Nous persistons et signons avec le P3. La barre Espace a une fonction relativement prévisible en jeu. Elle sert à sauter, bien souvent, pour ne pas dire de manière systématique. De fait, y intégrer une macro limite un peu son utilisation. La lettre B et sa macro sont un peu plus pertinentes, mais fondamentalement cela n’en amène qu’une. Il aurait été plus judicieux de jouer la carte moderne des macros placées à sa convenance. Du point de vue de la réactivité en jeu, il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Le clavier se pliera à toutes les parties, et seuls les doigts seront le frein ralentisseur.

Enfin, il reste deux points à aborder : celle des nuisances sonores et celle du rétroéclairage. Sur le premier point, ces switches low-profil apportent une bonne plus-value dans le sens attendu. Le clavier est silencieux, il ne claque pas comme un clavier classique. Les keycaps plates ne font pas caisse de résonnance comme le font les hautes. Elles restent toutefois en ABS, qualité de plastique moyenne mais classiquement présente sur la quasi-totalité des touches de clavier. Elles se lustreront relativement rapidement…en cas d’utilisation intensive. Il n’y a pas plus de bruit de ressorts sur les touches doubles. Carton plein sur le côté silencieux de cet Hermès. Côté rétroéclairage, comme toujours, les touches au double marquage manquent d’homogénéité sur la partie basse. Le switch lui-même coupe un peu la lumière. En tous les cas, avec les différents comportements et possibilités de paramétrage, il est fort probable que chacun y trouve son compte esthétiquement parlant. Cela n’apporte cependant toujours pas plus d’intérêt pratique à la chose. C’est un point qui se cantonne à l’esthétique uniquement, excepté quelques programmations particulières (recharge d’un sort par exemple). Mais pour l’essentiel, cela ne génère pas d’avantage…sauf en bleu où les touches seront plus fraiches en été, bien sûr.



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