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Casque Corsair Void Pro RGB Wireless

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Publié le 14 Mai 2018
Page: 4/5

Nous avons déjà eu le VOID Pro, nous l’avons dit, et cette version récente apporte peu d’évolutions. Et certaines sont clairement bienvenues. Mais avant d’aborder la qualité de la restitution, évoquons celle du confort car si vous vous souvenez le VOID Pro précédent n’avait pas totalement performé sur ce point. Pour autant, nous avons, certes, un casque lourd mais dont le port n’est pas inconfortable. En revanche, malgré un arceau plutôt bien conçu, nous avons, à la longue, un appui quelque peu sensible du fait de son poids non négligeable. Pour le reste, cette nouvelle version ne résout pas le problématique du clamping. Nous l’avons déjà remarqué, il ne tient pas suffisamment en tête. Son poids apporte une certaine inertie. Par conséquent, le casque bouge en tête et n’isole pas vraiment des bruits extérieurs. Le tissu des écouteurs et de l’arceau, même s’il est maillé, est assez agréable au contact. L’ouverture des oreillettes est suffisante, les oreilles y trouvent l’espace adéquate. S’il est un point positif, c’est l’absence de fil. La plupart du temps, pour ne pas dire à 99%, nous avons des casques filaires. Quel plaisir de ne pas être encombré du fil, on se lève, on se déplace chercher un café. Pas de fil, pas besoin de retirer le casque, bref, cela reste tout de même un vrai confort…à la maison. Il reste captif du fait de sa connexion par USB : nous l’avons déjà dit, il est destiné exclusivement à un usage sédentaire.

Premier point important qu’il nous faut préciser dès la première écoute : si le VOID Pro n’est toujours pas plus sensible au souffle que sa version précédente, il n’en reste pas moins que Corsair n’a pas réussi à effacer le bourdonnement/sifflement de fonctionnement. Certes, il reste minime, mais cela impacte un peu le confort d’écoute, notamment dans les passages blancs entre les morceaux. Cela dit, comme avec la version testée précédemment, nous retrouvons une restitution sortie de boîte beaucoup plus équilibré que le ne proposaient les séries Vengeance. Il ne sera pas nécessaire de précipiter immédiatement sur l’égaliseur pour lisser tout cela. Toutefois, un petit passage pourra s’imposer pour améliorer encore un peu les choses. Nous sommes donc face à une qualité de restitution honorable. Toutefois, il est à noter que ce constat n’est valable que si le spectre est placé sur le préréglage Pure Direct. En effet, les autres réglages ne sont clairement pas adaptés à une écoute musicale, y compris le Bass Boost dont le défaut majeur est d’écraser le spectre sous un peu trop de basse et de lisser le rendu de manière trop sourde. De fait, en Pure Direct, nous obtenons une restitution plus fidèle et moins basseuse, ce qui n’est pas plus mal. Il est toutefois sensible que les médiums, malgré une précision juste dans la moyenne, manque un peu d’espace pour prendre l’ampleur. Par conséquent, si l’écoute reste plaisante, la finesse n’est pas totalement au rendez-vous. Pour apporter un peu plus de netteté, un réglage d’égalisation s’impose. Cela permet de jouer sur les voix, un léger paramétrage les fait ressortir avec plus de force. Comme quoi, il ne manque vraiment pas grand-chose. C’est toujours les aigus que notre VOID Pro marque le pas. Ces derniers sont suffisamment présents pour que, nous le disions, l’écoute se place dans la bonne moyenne. Toutefois, ils restent peu perchés et manquent donc de couleur. Le constat est finalement qu’ils sont assez plats et franchement timides. Cela dit, nous le répétons, l’écoute musicale est agréable. En revanche, lorsque l’on monte en volume, si le morceau est pêchu en basse, attention à la fatigue car la dynamique est là, l’attaque puissante. Ce qui, à terme, n’est pas des plus recommandés à l’oreille. Ajoutons que si la tenue est satisfaisante et que le casque ne sature pas, certains morceaux modernes peuvent laisser la restitution débordée et perdre en précision. Il s’apprécie à volume classique. Terminons sur l’écoute musicale, en précisant que le mode Surround n’a strictement aucun intérêt musicalement, il dénature bien trop le rendu : les voix deviennent si prépondérantes et plus nasillardes que l’accompagnement musical passe trop en arrière-plan. Inutile donc ici.

Sur le plan vidéoludique, le VOID est à son aise. L’activation du Dolby Surround est, ici, un peu plus pertinent. En effet, cette activation permet de replacer les voix bien au-devant, en les accompagnant de l’environnement et de tous ses bruits qui renforcent l’immersion. Le résultat est assez convaincant et l’immersion est bonne, mais c’est au prix d’un fonctionnement amenant beaucoup de réverbération. En outre, pour ce qui d’une réelle spatialisation 7.1, le compte n’y est pas, mais ce n’est pas un défaut du casque. Aucun casque n’y parvient réellement. Cela dit, le VOID parvient à restituer un gauche-droite de bonne qualité, de manière un peu moins performante sur l’avant-arrière mais c’est largement acceptable. Ainsi sur notre scène test, nous sommes bien au centre de l’action. Les douilles tintent parfaitement, les divers cliquetis sont très nets et audibles. En revanche, les explosions sont très puissantes et du coup, un peu fatigantes car bien trop sourdes et profondes. Elles masquent un peu le reste de la scène. La bande-son musicale est, elle, à la peine. C’est un casque d’action, il met en avant les dialogues, les détails de la scène mais laisse la musique de notre scène se dépatouiller un peu seule, cachée derrière. Par conséquent, en jeu, le casque est bon sur l’information. Il facilite le repérage (un peu, cela ne vous apportera pas le skill absolu) et il sera agréable de jouer avec. L’immersion, qui était bonne sur un film, l’est tout autant ici. Enfin, la voix est bien rendue, relativement fidèle et précise. En tous les cas, les coéquipiers ne se seront pas gaussés lors des échanges. En outre, la poire en mousse permettra d’absorber certains bruits de l’environnement et les chuintements de la voix. Un bon point donc. Enfin, dernier point sur l’autonomie : le casque aura tenu un peu plus de 15h. Nous ne sommes donc pas loin du compte. En gros, en utilisation fermière, une recharge s’impose tous les deux à trois jours. Quatre à cinq pour une utilisation moins intensive.