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Casque ROCCAT Khan AIMO

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Publié le 15 Mai 2018
Page: 4/5

Avant d’aborder à proprement parler de la question du son, nous parlerons un peu du confort. En effet, un casque se porte bien souvent sur de longues séances. Cette question du confort est donc essentiel. Le Khan est un casque acceptable sur ce point. L’arceau dispose d’une mousse suffisamment souple pour que l’appui ne soit pas sensible, d’autant que le casque n’est pas particulièrement lourd. Il aurait pu donc être parfait, mais il pêche légèrement sur deux points. Malgré un contact du skaï agréable, les ouvertures des écouteurs ne sont pas suffisamment larges pour y placer des oreilles de taille normale. En tous les cas, sans qu’il ne passe sur un modèle dit supra, il n’en reste pas moins qu’il n’est pas totalement circum non plus. De fait, ça frotte. Et du coup, ça gâche un peu le confort, heureusement donc que le skaï est doux. Enfin, pour finir sur le plan du confort, le clamping manque un tout petit peu de fermeté. Sur les mouvements de tête un peu rapide, il bouge. C’est loin d’être une catastrophe, mais du coup, le casque ne se place pas dans les meilleurs, sans pour autant être inconfortable. Il est donc…acceptable.

Pour être tout à fait francs, à l’ouverture de la boîte, quand nous avons vu la connexion USB du Khan, nous n’étions pas emballés. Nous nous sommes dits : « Encore un casque en USB, encore du souffle…et une qualité de son bof ! ». En effet, force est de constater que la plupart des casques USB ne nous laissent pas un souvenir impérissables et que, dans l’essentiel des tests, ils impliquent un lissage du spectre pour obtenir une restitution digne de ce nom. Pour faire court : Roccat redéfinit la qualité de son en USB. Dès la première écoute, c’est la séduction. Nous avons de suite, sans toucher à rien, une qualité de restitution équilibrée, un rendu très agréable. Bref, c’est bon, tout simplement. Dans le détail, nous sommes face à une belle précision et surtout une découpe du spectre nette, sans bavure. Pourtant, la ligne des basses est assez imposante, elle ne coule cependant pas sur le reste. En outre, elle a le bon goût de ne pas être trop ronde. La dynamique est bonne, la rondeur sans excès, même si nous sommes face à un casque que nous qualifierons de moderne : les basses sont puissantes. Elles descendent bien, avec une jolie rondeur, en conservant une attaque franche, sèche et nette. Elles ne restent parfaitement maîtrisées. Pour être honnêtes, c’est même très plaisant. Et l’ensemble est d’autant plus plaisant que le reste du spectre est très bien rendu. D’un côté, nous avions les médiums qui trouvent une excellente place. Même avec une belle rondeur, ils vivent bien. Ils sont précis et pleins, il n’y a pas de trou. Mention spéciale pour le traitement de la voix : tout en nuance et finesse. De l’autre côté, nous avons les aigus dont le rendu est tout aussi appréciable. Peut-être auraient-ils mérités une présence un peu plus importante ? Mais c’est finalement être tatillons, car ils sont vifs, n’ont pas une once d’agressivité. Même en montant le son, vous n’aurez pas de sibilance. Le point le plus intéressant de ce Khan, c’est que cette restitution est celle sortie de boîte. Nous n’avons pas modifié quoique ce soit sur l’égaliseur. Il sera donc possible d’affiner la restitution, mais honnêtement le besoin ne s’en fait pas franchement sentir. Le Khan est le casque « pas de prise de tête » par excellence. C’est en cherchant à jouer avec l’égaliseur qu’on commet plus de dégâts. Il est bien comme cela. Il tient aussi la montée en charge du volume. La largeur de scène est suffisante, quoiqu’un peu courte malgré tout. Encore une fois, c’est être exigent car de manière générale, le casque se comporte très bien. En outre, il fait montre d’une belle polyvalence.

En utilisation vidéoludique, il faudra passer un peu par le soft de façon à adapter un peu le rendu, d’autant qu’il sera question encore une fois de choix pour trouver l’équilibre qui convient à son habitude d’écoute. En effet, s’il propose un rendu sympathique en stéréo, il écrase un peu les voix mais les basses sont plus présentes, plus caverneuses. Pour autant, le reste de l’environnement est bien traité, précision et finesse sont bien là. Il n’y a pas de chevauchement, malgré cette ligne de basse toujours bien ronde. L’activation du 7.1 est intéressante notamment sur le plan des voix, mais les basses seront un peu plus plates. Attention, cela reste tout à fait appréciable. Certes, elle les dénature un peu en leur apportant un traitement un peu plus aigu. Cela dit, elles passent nettement au-devant de l’environnement. Cependant, ce dernier conserve toujours une excellente précision. C’est d’ailleurs, encore une fois, bien cette précision qui mérite d’être louée. Notons aussi que deux réglages sont disponibles en plus de l’activation 7.1 : le Clarity et Balanced. Balanced n’est peut-être pas le plus adapté. En tous les cas, il ne nous aura pas convaincu, plus terne, plus plat. Le Clarity remporte, à notre sens, la palme, avec plus de vivacité, plus d’emphase. Une fois validés les différents choix, nous passons sur notre scène test, la précision est de mise, pas d’inquiétude. Nous constatons même que le Khan apporte des basses rondes, mais véritablement sans excès. Elles ne seront pas fatigantes. Pour le reste, l’environnement est bon : les douilles tintent, les tirs sont dynamiques, les voix propres et la bande son musicale reste nette. Elle profite de cette découpe plus que satisfaisante et ne subit pas d’écrasement. Au final, simplement, c’est le meilleur casque USB que nous ayons eu sur les oreilles, il bénéficie à plein de l’intégration de la puce DAC 24 bits. Apportons une précision d’importance toutefois : le 7.1 n’apporte pas franchement de spatialisation dont l’utilisateur pourrait profiter. Nous le répétons si son activation apporte une plus-value. Elle ne se place pas sur une spatialisation remarquable ; le Khan propose dans ce cas un environnement plus dynamique uniquement. Nous passerons rapidement sur le jeu puisque l’utilisateur retrouvera toutes les qualités citées précédemment. Il sera suffisamment informatif pour que le jeu soit plaisant et l’immersion bonne…sans réelle spatialisation. Au final, ce n’est pas un réel problème car le rendu, finalement proche du stéréo, est de bonne qualité.

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