EN DIRECT 2005 connexion / inscription
Connexion

Surnom/Pseudo
Mot de Passe :

[ Vous avez perdu votre mot de pass ? | Devenir membre ]

×

Clavier Corsair K68

Article
Rédigé par
Publié le 17 Mai 2018
Page: 4/5

La série des K est assez emblématique de la massification des claviers mécaniques, mais aussi et surtout du renouvellement du design de ces fameux claviers. Avec le K63, il est le deuxième à abandonner ce qui faisait le succès de cette série : la plaque d’aluminium. En effet, si le look est toujours plaisant, il n’en reste pas moins que cette plaque a disparu. C’est un peu dommage car elle donnait un vrai cachet au clavier. Ici, elle est remplacée par un plastique granuleux, de qualité, mais pas aussi classe que l’aluminium. Cela dit, Corsair conserve encore et toujours les switches MX Cherry. C’est indéniablement un excellent choix. Choix de la réputation, choix de la solidité et donc choix qui plaît aux acheteurs. Nous retrouvons ici les modèles rouges dont nous pensons le plus grand bien. En effet, de tous les switches MX Cherry, ce sont, à notre avis, les plus pertinents même s’ils n’en sont pas moins particulièrement exigeants. Ils sont si souples qu’ils transmettront fidèlement toutes les frappes, y compris les imprécisions et les effleurements non contrôlés. De fait, s’ils permettent de taper dans un grand confort, avec une souplesse très appréciable, ils demandent de la précision. 45 cN ne représentent pas un effort surhumain loin de là. En outre, l’effet ressort à la remontée est sensible et aide un peu les doigts, limitant la fatigue. Bref, Corsair a bien fait de ne réserver le K68 aux rouges. Mais certains pourraient ne pas y trouver leur compte du fait de l’aspect linéaire des rouges. Cet aspect entraîne une absence d’information sur la prise en compte de la frappe qui peut déplaire, les marrons et les bleus de par le clic sensible ou audible contrecarrent cette absence.Cela dit, nous restons de fervents défenseurs des rouges.

Au niveau du confort, le clavier est un K. Du coup, il est assez confortable, l’inclinaison est de bon aloi. Toutefois, avec le repose-poignet, il gagne à être utilisé avec les pattes de surélévation en place. Le repose-poignet est, comme souvent, une vraie plus-value, même si le fait de taper mains posées sur le repose-poignet est un non-sens ergonomique. Rappelons cependant qu’à l’utilisation, il faut si possible avoir les mains en suspension au-dessus du clavier, les mains le plus à plat possible avec les avant-bras. En tous les cas, le repose-poignet a toujours le même défaut : il est un peu court pour que les paumes reposent parfaitement dessus. Cela dit, en jeu, il est clair qu’il apporte une petite touche de confort en plus. Nous regrettons toujours la fragilité des pattes de fixation, elles ne supporteront pas un nombre important de montage/démontage. En ce qui concerne la réactivité du clavier, nous passerons rapidement car les switches Cherry proposent toujours un fonctionnement optimal. La réactivité ne sera limitée que par la rapidité d’exécution des doigts de l’utilisateur. En outre, le fait que Corsair prévoit la possibilité de placer des macros là où on le souhaite apporte de la facilité pour les jeux. En effet, que le joueur soit EDFS ou flèches, il trouvera toujours le moyen de tout avoir à portée de main.

Sur le plan des nuisances sonores le K68 se place dans la bonne moyenne…à la condition de ne pas trop bottom-out. En effet, avec un peu d’entraînement, en évitant de claquer les keycaps, on obtient quelque chose d’assez silencieux. De plus, la protection silicone joue légèrement le rôle de tampon, elle permet de claquer un peu moins fort à la descente, mais n’empêche le claquement de la remontée. Nous avons quelques bruits de ressort toutefois. En ce qui concerne l’aspect de protection, la « certification » IP32 permet au clavier d’être presque insensible aux projections de liquide et à la poussière. Précisons que les normes IP font l’objet d’une classification, le premier chiffre concerne la protection contre les solides et le deuxième la protection donc contre les liquides. Ainsi 32 signifie-t-il que le clavier ne craint pas les corps solides supérieurs à 2.5 mm et qu’il est protégé contre les chutes de liquides jusqu’à 15° de la verticale. Il n’a donc aucune vocation à être 100% étanche. Il subira toutefois sans crainte les affres de la vie quotidienne : miettes et autres joyeusetés alimentaires et qu’une chute légère de café ou autre n’entamera pas son espérance de vie. Mais en cas d’inondations majeures, attention car la plaque de protection est évidemment percée au niveau du plongeur du switch. Et là, quel que soit le liquide, il risque fort de se retrouver directement dans le switch…En tous les cas, il est appréciable d’avoir un clavier mécanique un peu plus résistant pour le quotidien.

Le rétroéclairage est RGB et plutôt homogène. Cela dit, comme tous, les touches doubles marquage marquent un peu le pas en partie basse. La plaque d’habillage blanche génère un halo inférieur à ce que nous avons l’habitude de voir, le silicone de protection casse le brillant, le matifie. Dernier point, au prix de vente de clavier, nous formulons toujours le même regret du fait de la présence de keycaps ABS. Si le marquage en double shot tiendra, les touches se lustreront irrémédiablement. Mais, comme à l’accoutumée, il n’est clairement pas le seul à en être équipé.