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Clavier mécanique ROCCAT Vulcan

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Publié le 05 Juin 2018
Page: 4/5

Le Vulcan est un clavier qui apporte un petit vent de fraîcheur sur le plan du design et c’est d’un bon œil que nous le voyons posé sur le bureau. La présence de l’aluminium est toujours une touche moderne sympathique. En outre, nous le reprendrons un peu plus loin, au niveau rétroéclairage, l’intensité est réellement changée. Par conséquent, le Vulcan attire irrémédiablement l’œil. Ajoutons à cela qu’il passe haut la main le test WAF. La nouveauté se situe, cependant, du côté des switches. Ces derniers ne sont effectivement pas des Cherry, mais il semble fort que Cherry n’en ait pas encore à son catalogue. En outre, Roccat a rompu avec Cherry depuis le Suora. Il est donc légitime de penser qu’il s’agit de TTC, mais rien ne nous permet de l’affirmer d’autant qu’ils sont tous badgés du nom de la marque : Roccat. En tous les cas, le constat à l’utilisation est qu’ils sont tout à fait agréables. D’une part, le ressort est vigoureux, nous sommes face à des switches de couleur marron. Ils apportent un fonctionnement assez proche de ceux de Cherry. Nous retrouvons donc le clic sensible, mais il est placé nettement plus haut. Nous ne le ressentons pas durant la course mais simplement au déclenchement. Cependant, si haut soit-il, il permet d’entrevoir la prise en compte de la frappe. Cela dit, il implique aussi de réapprendre à taper sans bottom-out. Les switches ont le bon goût d’avoir un ressort plutôt vigoureux ; à notre avis, un peu au-dessus d’un MX Cherry marron. La remontée accompagne le doigt avec facilité et participe donc d’une bonne sensation, un petit peu moins de fatigue donc. La frappe est donc rapide, confortable et nous ne sommes pas en terrain inconnu. Tout juste devra-t-on intégrer que la course est plus courte. Ce qui, en soi, même si c’est factuel, ne saute pas particulièrement aux yeux à l’utilisation. Nous sommes assez proches d’un MX Speed. Quand Roccat affirme que l’utilisateur gagnera 20% de rapidité en plus, cela restera très relatif. En effet, sur des actions proches du tiers ou de la moitié d’une seconde, le gain ne sera pas phénoménal. Les doigts resteront toujours et éternellement le facteur ralentisseur. Le plus important à retenir est que le confort est bien présent, que la sensation est bien celle d’un clavier mécanique. Par conséquent, sur le plan du fonctionnement, c’est un excellent clavier.

Sur le plan de l’ergonomie, l’adjonction d’un repose poignet est très pertinente. De plus, il a le bon goût de ne pas faire appel aux classiques pattes de plastique fragiles pour la fixation. C’est un système d’aimants et d’encoche qui le tient en place. Il est suffisamment large pour que les paumes reposent réellement dessus. Il opte pour un plastique doux quoique légèrement granuleux. Du côté du clavier, nous l’avons utilisé avec les pattes de surélévation en place. Dans le cas contraire, il est franchement à plat. Habitués que nous sommes à l’inclinaison classique, nous nous sommes donc sentis plus à l’aise dans ce cas de figure. Rappelons comme toujours, qu’à la frappe, il est recommandé d’avoir les mains en suspension au-dessus du clavier, l’axe avant-bras/poignet le plus à plat possible. Evidemment en jeu, cette recommandation n’a pas de sens, d’où la plus-value du repose-poignet sur lequel la main pourra se poser pendant la partie.

Les touches de fonction doublées ont déjà été croisées sur le Suora, entre autres, mais aussi chez la concurrence. Elles servent globalement bien au quotidien, si ce n’est qu’elles demanderont un léger temps d’adaptation puisque Roccat a décidé de placer les profils sur la série F1 à F4. Ce n’est pas le choix le plus commun. Cela dit, une fois ce temps d’apprentissage, il est assez facile de s’en sortir. Ajoutons à cela le fait que les macros se placent là où l’utilisateur le souhaite et nous avons là un clavier facile à vivre et qui rendra de bons services, quelle qu’en soit l’utilisation. De plus, il nous faut saluer le fait que Roccat a intégré un réglage de volume (mais pas que…) bien pratique. D’une part, force est de constater que lorsque le clavier est sous les doigts, on règle le volume sur la machine suffisamment haut pour n’avoir à jouer qu’avec le bouton du clavier. D’autre part, nous l’avons évoqué précédemment, la molette permet de jouer, facilement, avec le rétroéclairage. Pas besoin de passer donc par le soft pour en changer l’esthétique si bon nous/vous/lui semble. Facile et sans prise de tête, un bon point.

Au niveau des nuisances sonores, le Vulcan se pose dans les bons élèves…à condition d’en prendre vite le pli. En effet, sans bourriner, indéniablement il entre dans la catégorie des claviers silencieux. En revanche, si l’utilisateur est un peu brusque, il claquera irrémédiablement. Cela dit, il n’est pas sujet le moins du monde aux bruits de ressorts. C’est effectivement un excellent point, car avec le temps et l’habitude, il ne sera pas un clavier mécanique bruyant. Par contre, mais encore une fois, il n’est pas le seul, il embarque des keycaps en ABS double shot. Si le marquage perdurera sans souci puisqu’il est en quelque sorte en double couche, ce n’est pas le cas de la qualité de plastique employé qui finira par se lustrer avec le temps. Il faut toutefois reconnaître que le lustrage est un peu moins rapide que par le passé, mais il arrivera irrémédiablement. Enfin pour terminer, nous abordons la question du rétroéclairage. Le fait d’avoir ici des touches quasiment plates permet d’obtenir un éclairage plus complet. En effet, sur des keycaps classiques, il s’avère que la cage est relativement masquée, ce n’est pas le cas ici. Par conséquent, la répartition de l’éclairage est plus large. L’intensité reste bien évidemment réglable. Mais au final, même si l’intérêt reste toujours aussi…subtil, cela reste esthétiquement sympathique. Bref, au final, honnêtement, nous sommes franchement sous le charme de ce Vulcan.

MAJ : Nous le précisions dans la vidéo, le 120 du Vulcan indiquait une volonté de décliner le clavier en d'autres versions. Le 120 est donc dédié à la version haut de gamme, avec un tarif de 159,99 dollars. Suivront rapidement un 80 à 129,99 dollars en aluminium noir, rétroéclairage bleu, sans réglage de volume et sans repose-poignet, ainsi qu'un 100 à 149,99 dollars, en aluminium gris (comme le 120) , RGB mais sans repose-poignet. Ils conservent tous les switches Titan Roccat et devraient donc proposer le même fonctionnement et donc le niveau de confort.

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