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Clavier ROCCAT Horde AIMO

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Publié le 27 Août 2018
Page: 4/5

Il devient rare de n’avoir sous les doigts autre chose que des claviers mécaniques. Les propositions équipées d’autres switches que ceux mécaniques sont assez réduites. Pourtant, il en reste encore, le Horde AIMO en est un des exemples. Nous sommes donc face à un clavier type chicklet. Les sensations de frappe seront forcément différentes, pourtant elles gagnent aussi à être connues. Ainsi, à la frappe, honnêtement, ce Horde AIMO est très sympathique. D’une part, l’enfoncement des touches est assez souple, d’autre part, la course est plutôt courte tout en restant proche d’un clavier mécanique. Elle est dans les faits presque dans la moyenne. Là où un swich mécanique moderne annonce une course à 1.2 mm, après mesure au mètre, nous atteignons environ 0.6 mm. De fait, pour quelques moitiés de millimètres, ce n’est pas réellement sensible sous les doigts. Ce qui l’est, en revanche, c’est le fonctionnement particulièrement marqué on/off des membranes. En effet, même si elles sont membranical, l’enfoncement de la touche exige un léger effort pour « se casser » avant de descendre avec souplesse. Mais il faut lui reconnaître cet aspect souple et facile à la descente. L’utilisateur sera, cependant, un peu aidé à la remontée. L’aide reste limité et n’a pas la souplesse d’un ressort, mais globalement, encore une fois, c’est sensible.

Le pavé de macros est à la fois bien placé et mal placé. Dans les premiers temps de l’utilisation, le pavé perturbe un peu. Pour faire une majuscule, on se retrouve à appuyer sur l’un des macros. Passé ce temps d’adaptation, lié essentiellement à la frappe, les choses rentrent dans l’ordre. En jeu, force est de constater qu’il est bien positionné et qu’il renforce le ESDF ou ZSQD en apportant quelques touches supplémentaires. Sachant que, dans les faits, cet aspect du nombre de touches à disposition est un faux problème. En effet, l’assignation des macros est possible sur l’ensemble des touches…

La présence du repose-poignet apporte, encore une fois, une bonne plus-value lors de l’utilisation du clavier. Même avec ses pans biais et découpés à la serpe, il est de bonne taille et permet donc de placer assez facilement les paumes dessus. Rappelons, comme toujours, qu’il ne s’agit pas de la meilleure position qui soit. Ergonomiquement parlant, l’idéal reste de positionner les mains en suspension au-dessus du clavier, les avant-bras et les poignets le plus à plat possible posés sur les accoudoirs du fauteuil. Cela dit, en jeu, la présence du repose-poignet apporte beaucoup. Du côté des touches spécifiques placées sur le bandeau supérieur, l’aspect pratique est bien présent. Il faudra toutefois un peu de temps d’adaptation, comme souvent, avant d’en tirer toute la quintessence. Précisons, en outre, que la « deuxième » partie du bandeau permettra à l’utilisateur de gérer une partie du rétroéclairage sans passer par le soft. La molette est, quant à elle, véritablement la bienvenue. Elle autorise à la fois une gestion rapide du rétroéclairage mais aussi et surtout, nous concernant, une deuxième gestion fine du volume. Rapidement, elle devient indispensable.

Le Horde apporte un élément que nous avions perdu l’habitude d’entendre : un relatif silence. En effet, l’un des avantages nets des claviers type membrane est cet aspect très silencieux. Avec un peu de douceur, il est possible de n’avoir quasiment aucun bruit. C’est plaisant et beaucoup plus vivable au quotidien dans une maisonnée. De plus, le Horde propose un rétroéclairage RGB. Ce dernier diffère grandement en termes de rendu de celui que l’on pourrait croiser sur un clavier mécanique classique. Par conséquent, il est beaucoup moins « illuminant » puisqu’il ne s’échappe que par les marquages des touches. Petit côté insatisfaisant : l’éclairage des marquages n’est pas totalement homogène et laisse entrevoir les cages. Les touches chicklet intègrent la plaque châssis et ne laissent pas passer de halo. Autre aspect intéressant du clavier chicklet : les saletés ne passent pas, en tous les cas beaucoup moins, que sur un clavier traditionnel. En revanche, encore une fois, nous sommes face à des keycaps en ABS. Le Horde sera donc sensible à l’usure, à la fois sur les touches mais aussi sur le repose-poignet. C’est toujours dommage sur un clavier dont le tarif avoisine les 100 euros. Cela dit, dans la réalité, il est facilement trouvable moins cher. Ce qui permet de lui pardonner un peu son positionnement tarifaire. En outre, il est disponible en trois couleurs : noir, gris ou blanc.