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Casque Plantronics RIG 500 PRO Esports Edition

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Publié le 14 Septembre 2018
Page: 3/4

Avant toute chose, il nous faut savoir si le RIG est un casque confortable à l’utilisation. Son poids relativement contenu et son système de suspension devraient pouvoir apporter un excellent confort. Et c’est globalement le cas. En effet, la suspension réalise un bon travail et dissipe l’appui sur le haut de la tête. Appui peu important vu le poids du casque. En outre, le fait de pouvoir disposer les écouteurs à des hauteurs différentes sur l’arceau permet de trouver un équilibre de tension dans la suspension. L’ouverture des oreillettes est juste assez grande pour nos oreilles, il n’y a pas beaucoup de marges. Les grandes seront un peu à l’étroit. Nous avons utilisé le terme globalement au regard de l’excellence du confort : les mousses recouvertes de skaï manquent globalement de souplesse, la faute en revient au skaï un poil rigide. Heureusement, il est doux au contact. Nous récupérons un peu plus de souplesse avec les ear pads recouverts de tissu.

En ce qui concerne l’écoute musicale, nous avons pu mettre le RIG sur nos DAC, en n’oubliant pas de désactiver le Dolby Atmos. Nous reprendrons ci-après cette affaire de Dolby Atmos qui est, donc, plus en rapport avec l’utilisation vidéoludique. Nous commençons les écoutes musicales sur notre Essence One d’Asus. Comme vous devez maintenant le savoir, il s’agit d’un DAC puissant mais surtout vivant, avec une teinte chaude. Le RIG 500 met en avant une restitution assez marquée par la ligne basse avec ce dernier. Les médiums sont particulièrement présents avec une vraie chaleur. C’est d’autant plus marqué sur les différentes voix : elles sont très précises et bien détachées. La puissance des basses est nette, elles profitent d’une bonne dynamique mais auraient pu être un peu plus précises. Elles restent de très bonnes qualités mais manquent légèrement de finesse. C’est un peu le constat avec les RIG : la teinte est marquée sur le bas du spectre. Attention, comme souvent, cela ne signifie pas que la qualité d’écoute n’est pas au rendez-vous, mais qu’il s’agit d’une teinte à intégrer à l’achat de ce casque. C’est directement corrélé au brevet Bose embarqué à bord de ce RIG, c’est ce dernier qui est à l’origine de cette coloration. Elle implique aussi une ligne aigue un peu en retrait. Rien de bien méchant dans l’absolu, mais ils ne sont pas aussi présents, puissants qu’ils peuvent l’être avec notre DT 770 ou notre HE-500 par exemple…Ce n’est pas aussi le même prix pour le HE, identique en revanche pour le DT 770. Passons maintenant à la prestation avec notre Mini-I de Matrix. Pour être concret, c’est plutôt avec ce DAC que le RIG 500 est le plus appréciable. En effet, il profite pleinement du rendu de ce DAC : froid et extrêmement précis. Il faut reconnaître que l’équilibre tonal est simplement plus pertinent. C’est très sensible sur les aigus qui prennent nettement de la hauteur, avec une finesse de très bon aloi. Il faut aussi ajouter une présence plus importante. Peut-être pourrait-on reprocher une très légère attaque sèche. Les médiums restent très présents, ce qui permet aux voix de conserver le côté pertinent. En revanche, nous avons toujours une ligne de basse profonde, un peu moins profonde toutefois. Elle parvient toutefois à être un peu plus nuancé. La dynamique est toujours sur le devant de la scène. La restitution est encore, donc, marquée par une teinte médiums bas-basses, mais c’est un peu moins prégnant et donc plus équilibré. Et au final, plus appréciable. Afin d’être complet puisque le RIG avance sa polyvalence, notamment de par la présence de sa perche de micro détachable, nous l’avons aussi utilisé sur notre smartphone. Dans ce cas de figure, soyons clairs : la restitution est très, mais vraiment très basseuse. La ligne de basse est ultra-présente, avec une énorme profondeur. Elle n’en vient pas à couler sur le spectre, mais force est de constater que, quel que soit le morceau, ça tape conséquemment. Le reste du spectre n’appelle pas de critique, aigus et médiums s’en sortent très honorablement. Mais dans ce cadre d’utilisation, nous sommes face à un casque « moderne ». Terminons par l’absence de saturation en montée de volume, il vous trouera les oreilles sans coup férir. La largeur est dans une bonne moyenne. Avant de se lancer sur une partie ou sur le visionnage d’un film, il nous faut se rendre sur le Store afin d’y récupérer le Dolby Atmos for Headphones. Après un téléchargement, il arrive sur la machine. C’est une application comme les autres, si ce n’est qu’elle demande un peu de brouzoufs : 17,99 € à l’achat.

Heureusement, Plantronics nous l’offre avec le casque grâce à un code. A l’installation, il nous est demandé de choisir sur quelle sortie audio la norme doit s’appliquer. Ensuite, il faut configurer directement dans le panneau de son Windows, il suffit pour cela de se rendre dans Son spatial et de sélectionner le Dolby Atmos. Plus simple, il n’y a pas…Ensuite, il faudra l’activer ou non en fonction de l’utilisation qui est faite de la sortie audio : films-jeux ou écoute musicale. Dans les faits, ce Dolby Atmos fonctionne avec tous les casques. Lorsque cette option est activée, force est de constater qu’il a de petits changements. En effet, il n’est pas question d’une complète révolution. Cela dit, pour l’avoir testé avec notre DT 770, le RIG profite plutôt bien de cette option. En effet, les dialogues prennent un peu plus place sur l’avant de la scène et l’environnement profite d’une présence en arrière-plan intéressante. Il est à la fois plus présent, mieux découpé et légèrement remis sur l’arrière. La restitution prend donc bien plus de relief, avec des pics dans le rendu censés et relativement pertinent. En revanche, clairement si la spatialisation est intéressante, avec un effet immersif sympathique, nous sommes bien loin de la verticalité annoncée. Il y a, au milieu de ce constat positif, un léger écueil tout de même : lorsque l’environnement tend à être très présent, la bande son musicale peut passer franchement en arrière. C’est particulièrement notable sur notre scène de tirs et d’explosions qui ne lui laisse que très peu d’espace. Par contre, il nous faut absolument que la dynamique sur la ligne basse est réellement intéressante sur les tirs qui, justement, prennent une sacrée ampleur. En jeu, le constat est identique. Nous retrouvons un relief assez intéressant, avec une mention spéciale pour tout ce qui touche aux explosions. Il faut, pour cela, remercier l’aspect fort en basses. Le Dolby Atmos renforcera l’immersion…avec les mêmes limites que sur le visionnage d’un film. Du côté du micro, la prestation est correcte, avec une voix relativement fidèle mais avec la même tendance que le RIG précédente. Il tend à être soit trop lointain mais plutôt blanc quant à l’environnement, soit suffisamment proche mais à capter la ventilation par exemple et à apporter un petit bourdonnement. Rien de bien gênant en somme car il fait tout de même bien le travail.