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Casque 1MORE Triple Driver Over-Ear

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Publié le 17 October 2018
Page: 3/4

A la Ferme, nous aimons bien les découvertes, c’est l’un des intérêts essentiels du job. C’est donc avec une curiosité intéressée que nous avons testé ce casque. Avant d’évoquer tout ce qui touche à la qualité de son de ce Triple Ear Over-Ear Headphones, de son nom complet, nous allons passer, comme de coutume, par la case confort. Ce qui est sûr, c’est qu’avant la question du port, il est indéniable qu’à l’œil, il présente plus que bien. En effet, la présence massive d’aluminium apporte réellement une touche classieuse. Cependant, il est indéniable que l’aluminium est aussi plus lourd que le plastique, par conséquent, le Triple Ear est plutôt dans la moyenne haute en ce qui concerne le poids. Cela dit, de manière générale, il présente un bon niveau de confort. L’arceau est assez fin, de fait, il génère un certain appui sur le haut de la tête. Ce dernier est un peu plus sensible que ce que nous croisons traditionnellement. Mais finalement, le plus notable est ce positionnement un peu à la croisée des chemins, un peu large pour un supra, il appuie donc sur le haut des oreilles. Et franchement pas assez d’ouverture pour qu’il soit un circum, nos oreilles n’ont pas assez d’espace. En ajoutant un clamping costaud, il exige d’être bien placé pour que l’appui en devienne pas gênant. Au final, ce casque n’est pas le meilleur en confort, mais il n’en est pas tout de même pas inconfortable non plus.

Pour ce qui est de la qualité audio, en raison de la présence de 3,5 mm, il pourra donc passer aisément sur nos DAC. Toutefois, dans un premier temps, étant donné qu’il se positionne aussi en casque nomade, nous avons procédé à quelques écoutes sur nos sources nomades : P10 et Ipad. Force est de constater que le Triple Ear met en avant une restitution particulière : il est dans le même temps extrêmement précis et extrêmement porté sur les basses. Sa précision en est même presque déroutante, jamais nous n’avons eu un spectre si détaillé sur du nomade. Bien évidemment, c’est encore plus notable avec des morceaux sans perte qu’avec du streaming ou du MP3. Par conséquent, qui dit précision diabolique dit aussi de la place pour tout le spectre ; aigus et médiums sont parfaitement nets. La ligne basse gronde, résonne, descend tout en restant maîtrisée, mais indéniablement, la signature est très marquée.

En ce qui concerne l’écoute sur nos DAC, nous commencerons par notre Mini-I. Il n’a pas changé depuis nos derniers tests : il reste froid et très précis. Le Triple Ear propose donc un rendu dont la découpe est tout à fait notable, y compris sur des morceaux portés sur les basses. C’est évidemment le type de morceaux auxquels nous avons souhaité le confronter, pensant que la ligne des basses passerait largement au-devant. Ce n’est pas le cas. Certes, les basses sont puissantes et marquées. Elles restent toutefois suffisamment fines pour que toutes les nuances soient bien perceptibles. Que ce soient les médiums ou les aigus, il n’y a pas grandes critiques à faire, voire aucunes. En effet, la ligne aigue bénéficie elle-aussi d’une belle présence, avec une ampleur très intéressante. Pour autant, sur notre Mini-I, nous nous attendions à une certaine dureté à ce niveau. Là aussi, ce n’est pas le cas, nous y avons même trouvé une certaine douceur, sans sibilance, ni agressivité. Les médiums sont vivants et ne souffrent pas de la présence des basses, comme nous pouvons parfois l’entendre. Il n’y a aucun chevauchement, aucune perturbation. Au final, malgré un aspect froid de notre DAC, nous sommes face à une restitution vivante, plutôt énergique et surtout marquée sur les basses. De fait, il devrait encore augmenter cet aspect enjoué sur notre Essence One. Et c’est effectivement le cas, c’est perceptible dès les premières secondes. La ligne basse descend encore et elle prend une grosse corpulence. Les infrabasses se remarquent encore plus et pourtant, la ligne ne s’écrase pas, elle parvient à rester parfaitement dynamique, avec une attaque assez franche. Il y a plus franc, mais l’équilibre entre les deux est sympathique. Indéniablement, le Triple Ear prendra toute sa place avec des sons plutôt électro-rap, tout en restant polyvalent malgré tout. En tous les cas, bien que l’Essence soit vif, parfois trop, le casque conserve toujours cette précision assez diabolique. Les aigus restent, là aussi, précis mais offrent un plus d’envolée. Toujours sans sécheresse. Les médiums disposent encore d’un bel espace et d’une excellente présence, très légèrement moins marqué cependant sur la partie bas-médium. La faute (légère) en incombe à la ligne basse. Cela dit, c’est perceptible uniquement dans certains morceaux moins modernes. Pour le coup, malgré une signature toujours aussi marquée, le Triple Ear est dans le haut du panier en termes de qualité audio. Nous n’avons pas encore abordé la question de la largeur de scène : elle est excellente, sans être digne des meilleurs. L’immersion est profonde, c’est clairement d’un bon niveau, indéniablement ! Pour finir, question saturation, aucune inquiétude, quelle que soit la source, il tient la montée en volume parfaitement. Cela dit, la pression des basses vous obligera à vous modérer naturellement à moins de vouloir réellement finir sourd.

En utilisation vidéoludique, le Triple Ear n’est pas aussi à l’aise qu’en écoute musicale, tout en offrant une très bonne prestation. Il profite bien de sa puissance sur les basses pour que les explosions grondent et résonnent conséquemment. Pour autant, encore une fois la bande-son musicale n’est jamais écrasée. Les divers cliquetis, tintements et autres douilles sont parfaitement restitués, bien évidemment en simple stéréo puisque le casque ne propose aucunement de virtualisation. Cela dit, la spatialisation, aussi classique soit-elle, est performante. L’immersion est, là aussi, très bonne et l’écoute agréable, c’est indéniable. Le seul « défaut » est lié à sa puissance sur les basses et sa dynamique énergique, il peut devenir un peu fatiguant à la longue et impose un régime modéré. En jeu, nous n’aborderons pas la question du micro : il n’y en pas. Et le constat sur un visionnage est tout aussi valable ici : belle prestation au final. L’isolation du casque est plutôt bonne. Une fois posé sur les oreilles, il coupe bien l’environnement extérieur. En fait de défaut, à notre sens, il n’en a que deux. Le premier est très relatif et lié à sa polyvalence : le câble tressé est un peu court, il ne pourra pas atteindre dans la plupart des cas l’arrière de la machine. Deuxième défaut assez relatif : son prix. Pour une marque nouvelle, le tarif est conséquent. Objectivement, il les vaut, surtout qu’il offre une belle polyvalence : DAC, smartphone, etc. Il est à l’aise partout, tout en proposant une réelle précision et une excellente qualité de son.

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