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Souris Corsair Ironclaw RGB et tapis MM350

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Publié le 30 Janvier 2019
Page: 4/5

Indéniablement, l’Ironclaw est une grosse souris. C’est de suite visible lorsqu’elle est posée à côté de notre Kone Pure. Par conséquent, quand l’Ironclaw est annoncée pour une prise en main type palm, c’est effectivement bien le cas. En effet, elle propose d’une part la longueur nécessaire à étaler la main, à la laisser se repose entièrement sur la souris, d’autre part, la coque qui plonge lentement vers l’arrière accompagne la paume et apporte le soutien attendu. Une fois qu’elle a posé les choses, il est vite compréhensible qu’elle n’accepte pas d’autres types de prise en main. Elle impose son style, point à la ligne. Donc, il est inutile d’espérer passer un claw facilement. La coque est trop imposante sur l’arrière. Elle bouche l’espace nécessaire à la griffe du pouce. Et ne parlons pas d’un finger tout bonnement impossible. C’est donc une souris qu’il faut acquérir en connaissance de cause, et qui ne sera pas, à notre sens, particulièrement destiné aux FPS. Certes, elle ne comporte pas une multitude de boutons, mais son format imposant est la vraie condition d’utilisation. Elle pourra aussi bien satisfaire un joueur de MMORPG ou, finalement, de tout autre type de jeu. Seule la prise en main est irrémédiablement imposée.

Les clics de l’Ironclaw sont donc des Omron haut de gammes. Ils proposent donc un fonctionnement souvent croisé : ils sont suffisamment fermes pour être bien secs sur le déclenchement, tout en n’exigeant qu’une pression assez faible. La course est quant à elle courte, 0,45 mm nécessaire pour l’activation. Ce sont des chiffres que nous retrouvons sur les nouveautés souris de Corsair qui suivront. Les boutons latéraux optent pour une proéminence importante. Ils sont par conséquent parfaitement préhensibles. De plus la séparation entre les deux est accentué par la présence d’un biais sur chacun d’entre eux. Il est donc aisé de savoir sur lequel le pouce est posé. Comme souvent, les boutons de DPI/profils sont placés haut. Celui situé à l’arrière est, en revanche, très haut et il demandera inéluctablement de lâcher la souris pour le saisir. Le bouton placé juste après la molette profite de l’espace important entre lui et la molette pour être plus facile d’accès. Enfin, et c’est là que le bât blesse, la molette n’est pas à la hauteur de la souris. En effet, les crans ne sont pas suffisamment marqués pour qu’elle soit précise, cela gâche un peu son utilisation. C’est d’autant plus dommage qu’elle est massive et de grand diamètre, elle est donc parfaitement accessible. C’est réellement le point négatif de l’Ironclaw.

Le capteur est donc un Pixart, le capteur que l’on croise à peu près partout maintenant. La concurrence est aujourd’hui très limitée, le 3310 et ses nombreuses évolutions se sont imposés pratiquement sur toutes les souris. Il suffit de reprendre les tests d’une grande partie des souris précédentes pour constater qu’il est largement répandu. Par conséquent, au niveau du fonctionnement, il établit en quelque sorte la norme aujourd’hui. La fluidité et la réactivité sont bien présentes, en outre, il ajoute à cela des niveaux de résolution larges. Il joue aussi bien qu’il travaille. Ce n’est pas pour rien qu’il est le plus commun aujourd’hui. Avec l’Ironclaw, il relance cependant la course au DPI : 18000. C’est énorme et très honnêtement bien plus qu’il n’est réellement nécessaire. 2000 nous suffisent au quotidien sur un tri-screen Full HD, les mieux lotis d’entre nous sur un 4K pourront aisément se contenter de 3500 DPI. Bien évidemment, il existera parmi la communauté quelques hyperactifs cyborgs pour exploiter les 18000 DPI…mais il est fort probable que cela ne constitue qu’une faible minorité.

Dernier point à présenter : la glisse. L’Ironclaw est équipé de quatre patins : massifs à l’arrière, de taille contenue à l’avant. Ainsi posée sur notre Func 1030 XL, l’Ironclaw glisse de manière souple et lisse, avec un bruit limité (au contraire de notre Kone). La résistance reste très faible et les déplacements se font donc très facilement. Avec le Steelseries 9HD, elle contrecarre d’excellente manière le gros grain du tapis. L’ensemble reste lisse avec un niveau de résistance au mouvement faible, au même niveau qu’avec la surface précédente. Elle s’accorde donc bien aux surfaces rigides. Si les frottements sont plus notables, tout en restant très relatifs, sur le Saitek Cyborg de silicone, le résultat n’en reste pas moins très doux. Un bon couple là aussi. Elle passe le Nova Winner III avec facilité. Elle n’est aucunement entachée par l’aspect collant que génère ce tapis au début du mouvement. Mêmes les frottements qui connaissent en général une augmentation sensible n’apparaissent pas. Par conséquent, il était presque prévisible qu’elle passerait aussi l’exercice du tapis tissu sans coup férir. Bien évidemment, la résistance est bien plus notable, c’est le lot commun avec notre Noppoo. Cela dit, la douceur est toujours au rendez-vous. Et nous pouvons ajouter à notre tour d’horizon, le MM350, tapis de grande taille que nous a livré Corsair avec les souris que nous présentons en photo dans le même temps que l’Ironclaw (et qui intègrera notre série de tapis, du fait de sa présence quotidienne sous le clavier) : l’aspect satiné que ne possède pas le Noppoo permet de réduire les frottements. De fait, les déplacements sont plus faciles, plus souples tout en restant très doux. De manière générale, l’Ironclaw est une souris qui glisse bien, donc rapide, et qui n’est pas exigeante en ce qui concerne la surface : toutes lui conviennent.

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