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Clavier Razer Huntsman Elite

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Publié le 25 Février 2019
Page: 4/5

Razer nous propose là un clavier mécanique qui sort un peu des sentiers battus. En effet, le fabricant a décidé de se dispenser des switches mécaniques classiques et a donc travaillé la question. Après avoir donc largement opté pour les Khail rebadgés, voici les opto-mécaniques dont la provenance n’est pas connue. L’idée est finalement la même que le switch mécanique classique si ce n’est que le contacteur métallique est remplacé par un faisceau optique. A la descente du plongeur, ce dernier vient placer un perçage en face du dit faisceau qui n’est donc, dans ce cas, plus coupé. L’information est donc prise en compte. Pour autant, en optant pour l’opto, Razer conserve le ressort. De fait, à la frappe, les sensations sont celles d’un switch mécanique type Cherry. La descente n’est pas totalement linéaire puisque, et c’est bien ce que nous regrettons ici, Razer a choisi la carte clicky, aussi bien sensible qu’audible. La force nécessaire à l’activation est de 45 cN, à l’image des switches rouges de Cherry. La descente est donc souple, après le point passé, et le ressort participe à la remontée. Nous sommes donc sur un fonctionnement éminemment confortable à l’utilisation. La frappe est donc facile, aussi rapide qu’elle peut l’être… A la condition d’être bon sur cet exercice, bien sûr. Sur le plan de la plus-value de l’optique, elle n’est pas simple à évaluer et à quantifier.

En effet, il est évident que la rapidité et la réactivité sont des réalités concernant le comportement des fasceaux lumineux. Cela dit, encore une fois, la question reste conditionnée par la vitesse de déplacement des doigts. En APM intense, évidemment cela peut représenter un gain de l’ordre de la nano ou milliseconde. Ce qui est toujours bon à prendre au final.

En ce qui concerne l’ergonomie, nous avons utilisé le clavier avec pattes de surélévation « niveau 2 » en place de façon à obtenir la bonne inclinaison. Elles sont effectivement doubles et proposent donc un niveau 1, à notre sens insuffisamment incliné. Il faut, de suite, préciser que le repose-poignet est un plus non négligeable. Pour autant, deux aspects à évoquer. Le premier concerne le fait qu’une fois le repose-poignet en place et les pattes de surélévation, l’inclinaison est excellente. L’axe poignets/avant-bras est assez à plat pour que l’utilisateur dispose d’un excellent confort. Ce à quoi, il faut ajouter une mousse souple et un skaï tout particulièrement agréable au toucher. Le deuxième point concerne la présence de l’entourage en aluminium : même si les bords sont coupés au laser, il n’en reste pas moins que cet entourage se ressent assez nettement sous les avant-bras, au niveau de l’intérieur du poignet. Ce n’est pas inconfortable mais sensible tout de même. C’est un peu dommage car cela entache très légèrement le niveau de confort qui aurait pu friser l’excellence. Enfin dernier point le concernant, l’utilisateur s’apercevra assez rapidement qu’il n’est pas parfaitement connecté : le clavier ne répond plus très bien dans ce cas de figure.

Les touches, nous l’avons dit, disposent d’un excellent switch, source d’un excellent confort de frappe. Cela dit, celles qui attirent indéniablement l’attention et qui sont tout à fait pratiques sont celles dédiées à la partie multimédia. Elles deviennent rapidement une habitude bien intéressante, notamment la molette de réglage de volume. Elle tombe bien sous la main et apporte un réglage précis. C’est le même constat pour les trois autres boutons, pratiques certes, mais ils pêchent un peu sur la matière.

Au niveau du rétroéclairage, il faut reconnaître que le liseré apporte une touche esthétique des plus sympathiques. Etant donné que le repose-poignet y participe aussi, c’est plutôt plaisant. L’effet de halo sur la plaque d’aluminium est réussi. De plus, le rétroéclairage est homogène au niveau des keycaps. Razer a fait un choix astucieux pour ne pas souffrir sur la partie basse des marquages. Ceux-ci ne sont tout simplement pas translucides. Cela règle le problème et permet d’avoir un rendu judicieux. Ce qui ne résoud, à ce jour, toujours pas la question de l’utilité du rétroéclairage. Les deux derniers points que nous aborderons sont assez classiques : les keycaps et le niveau des nuisances sonores. Sur ce premier aspect, l’Huntsman ne fait pas mieux que la concurrence, il est équipé de simples keycaps en ABS. Sur un clavier aussi haut de gamme, à 209 euros, c’est un peu regrettable. D’autant que classiquement, elles se marqueront avec le temps et d’autant plus vite encore si l’utilisateur a un toucher un peu « acide ». Reste à finir par l’épineuse question des nuisances sonores : l’Huntsman ne se positionne clairement pas du côté des bons élèves. En effet, entre les bruits de ressort, le claquement des keycaps et le clicky des switches, il est parmi les plus bruyants que nous avons eu dernièrement. Quand la tendance est à amoindrir le bruit, l’Huntsman ne la suit pas.

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