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Test casque HyperX Cloud MIX

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Publié le 01 Avril 2019
Page: 3/4

Ce Cloud ne déroge pas à la règle et nous apporte un bon niveau de confort. En effet, comme nous l’expliquions dans la vidéo de présentation, il bénéficie de belles épaisseurs de mousse, recouvertes en sus d’un skaï réellement agréable au toucher. Ce skaï est d’ailleurs présenté comme un « cuir doux » sur le site de la marque. Il reste cependant bien du skaï, aussi qualitatif soit-il. Pour en revenir au confort, le Cloud profite donc de son poids très raisonnable et d’une mousse d’arceau épaisse pour ne pas réellement peser sur la tête. L’arceau dissipe donc bien l’appui et est aidé en cela par un excellent clamping. Ce dernier est parfait, suffisamment ferme pour amener une bonne isolation et suffisamment souple pour ne pas serrer trop fort. Il faut dire qu’encore une fois l’épaisseur de mousse et le skaï des oreillettes participent de cet état de fait. Ils offrent un contact doux et un amorti bienvenu. De fait, seule une ouverture plus large des oreillettes aurait apporté l’excellence. Il y a de la place, tout de même, mais nos oreilles viennent un peu au contact des mousses. Dernier point, il fait bon sous le casque, nous l’avons dit sur la vidéo, mais c’est bien le cas. Cela dit, nous ne lui reprochons pas car nombreux sont ceux qui optent pour le skaï. Cela reste aussi au final plus facilement lavable que des mousses en peau de pêche, comme notre DT 770 quotidien.

La grande question à laquelle nous devons répondre est celle de la qualité de la restitution où le Cloud Mix est attendu. Afin de se rendre compte de ce qu’il allait donner au niveau des basses, nous avons pris le parti de le passer de suite sur notre Essence One d’Asus. Comme vous le savez, c’est un DAC chaud, vivant et surtout ample sur les basses. Il peut donc déborder les casques dont la tenue ne serait pas parfaite. Le Cloud Mix propose de suite, dès les premières écoutes, une rondeur très nette. Il est évident que le Mix n’est pas totalement neutre, loin s’en faut. Il répond plus à la tendance actuelle avec un spectre marqué. C’est flagrant en passant de notre 770 au Mix et vice-versa. D’une part, les basses sont très présentes, il est difficile de dire si elles le sont trop, mais il est indéniable qu’elles teintent la restitution, sans pour autant interférer avec le reste du spectre. Elles proposent une bonne attaque et une corpulence non négligeable. Cependant, ni les médiums, ni les aigus n’en souffrent. Les premiers ont évidemment une teinte médium bas, mais les voix n’en pâtissent pas et restent parfaitement claires. Les aigus, quant à eux, sont précis, fins et finalement tout à fait bons. En étant un peu plus exigeants, nous pourrions regretter peut-être un léger manque de présence, tout du moins d’emphase. Cela dit, ils ne manquent pas de subtilité, y compris en ce qui concernent les médiums hauts. En revanche et c’est très net, aucune agressivité, ni sécheresse. Avec l’Essence One, indéniablement, le Mix est sensible au style musical, plus le morceau est puissant, plus il les reproduit et offre un spectre marqué. Ave un style moins fort en basse, il se met au pas. Il conserve toutefois une belle, quoiqu’un peu grosse, puissance sur les basses. Branché sur le Mini-I de Matrix, DAC froid et ultraprécis, le Mix opte pour un rendu à la tonalité plus claire, c’était bien évidemment prévisible. Cela dit, ceux qui rechercheront une restitution un peu plus neutre auront tout intérêt à se tourner vers une source plus fraîche. Dans ce cas, la restitution se recentre un peu le milieu du spectre et offre donc un peu de neutralité. Les basses restent dynamiques mais descendent un peu moins dans les profondeurs. Elles nous conviennent plus dans ce cas de figure. Les aigus parviennent à reprendre ce petit manque que nous constations, et là encore, c’est bienvenu. Du côté des médiums, nous l’avons dit, le Mix profite d’un centrage de bon aloi : clairement nous ne sommes plus face une signature en V très marqué sur l’un des biais du V, mais sur une ligne plus plate et donc plus proche de la réalité. Le Mix reste toutefois, quel que soit le DAC, un excellent compagnon d’écoute. Notons enfin sur nos DAC, une excellente spatialisation stéréo, non pas axée uniquement sur les médiums mais aussi très nette et précise sur les aigus. Le Mix tient aussi sans souci, autre que ceux pour vos tympans, la montée en volume. La largeur de scène est elle aussi très convaincante. De manière générale, nous avons retrouvé avec ce Cloud Mix les qualités des Cloud précédents.

Afin d’être complet, il nous faut évoquer la connexion sans-fil car c’est bien la grosse nouveauté de ce Cloud. L’appairage avec le téléphone ne pose pas de souci particulier. Toutefois, HyperX détonne un peu dans le choix de la voix donnant les informations de connexion et sur la batterie. En effet, elle semble tout droit sortie d’une radio à lampe des années 40. Sur l’instant, ça surprend. Mais elle n’a aucune incidence sur la qualité de son. La norme Bluetooth employée est la plus récente, 4.2. Il faut vraiment tendre l’oreille pour percevoir une différence audio entre l’analogique et le sans-fil. De manière général, nos morceaux profitent là d’un bon moyen d’expression. Le Mix propose toujours une ligne basse charpentée, puissante, mais là aussi, en optant pour des morceaux moins forts en basses, il s’adapte. Il fait au final preuve d’une bonne polyvalence musicale en restant précision, suffisamment fin. Il parvient même à la jouer finement avec du 320 kbps sur un service connu et légal avec abonnement. Bref, un casque adaptable à toutes les situations. C’est bien là le coup intéressant joué par HyperX : le Mix devient le casque de tous les moments. Il se plie aussi facilement au vidéo-ludique. C’était d’ailleurs sa raison d’être à la base…et pour autant elle devient secondaire au regard de la très bonne prestation musicale. Par conséquent, vous imaginez bien que nos scènes tests passent facilement et avec précision. La ligne basse reste puissante, cet aspect est très notable notamment sur les bruits de pas qui grondent. C’est aussi le cas des explosions et des tirs dont l’importance est particulièrement mise au-devant. C’est même un peu trop, car il faut finalement réduire le volume. Pour autant, la bande-son musicale et les voix ne pêchent pas et ne la subissent pas. L’environnement profite donc d’un bon rendu, mais il faut un peu tendre l’oreille occupée tout de même par les basses. De manière générale, il est plaisant mais en fait peut-être un tout petit trop en restant sur l’Essence dans ce cas. Le Mini-I aura apporté encore une fois un peu plus de neutralité dans tout cela. C’est bien là que le Cloud Mix est le plus performant, il est donc réellement plus conseillé de le laisser sur source froide. En jeu, c’est la même chose : belle rondeur et bonne précision. Il se pliera facilement à l’utilisation tout en étant très informatif du fait de cette présence médiums bas. Enfin du côté de la voix, il n’y a pas de réelles critiques à faire. En effet, il n’est pas plus sensible que cela au souffle, un peu toutefois mais rien de rédhibitoire. La voix n’est pas des plus fidèles, un peu plus enrouée que de coutume, mais elle est bien claire. En téléphonie, à part un petit manque de puissance, nos correspondants ont indiqué avoir une voix, là aussi, claire et net. Bref, la polyvalence est au top avec ce Cloud Mix. Dernier point, l’autonomie annoncée est présente, à la condition d’opter pour une écoute à volume raisonnable. Sinon, elle risque d’être moins importante que promise. Mais les 20 heures sont présentes…à quelques minutes : 19h47 pour nous. C’est aussi un plaisir que de l’allumer après 2 ou 3 heures d’écoute et d’entendre la voix annoncer « One hundred percent »…certes, avec la radio à lampe. Au final, il ne sera tout simplement pas nécessaire de le recharger tous les jours. Une simple recharge tous les 4 à 5 jour suffira largement, à moins d’avoir de nombreuses heures de transport, mais là, le casque n’y sera pour rien. Ajoutons tout de même qu’en plus, l’isolation est bonne. Son utilisation dans ce cadre est donc extrêmement plaisante.

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