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Test clavier CORSAIR K83 : Pour le salon exactement

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Publié le 09 Mai 2019
Page: 4/5

Force est de constater que les claviers dit multimédias ne courent pas les rues. En effet, excepté Logitech et Microsoft, il n’y a pas grand monde au balcon sur ce secteur. De fait, le K83 apporte de suite un aspect assez peu courant : un design plaisant et une qualité de fabrication rarement vu. Heureux possesseurs d’un K400 Plus et d’un K400r plus ancien, ils prennent une grosse claque niveau présentation. De Logitech, le seul rival sur la présentation est l’Illuminated Living-Room qui tend à atteindre le même tarif. Il rend indéniablement bien, posé sur le bureau ou sur la table basse du salon. Il est équipé de switches ciseaux annoncés comme étant des Corsair. Ils se rapprochent globalement des SX de Cherry. Cela dit, si la course est courte et identique, le déclenchement est plus souple que celui des SX. Ils sont donc plus faciles tout en esquivant l’écueil de trop de souplesse. Ils conservent toutefois cet aspect légèrement on-off au moment où le switch « casse ». En revanche, ils sont aussi un plus bruyants que ne le sont les SX. Il y a une petite tendance à claquer. Elle reste très raisonnable, nous sommes bien éloignés des nuisances sonores que génèrent les claviers mécaniques. Le fait que les touches soient bien espacées puisqu’il est chicklet apporte de la facilité à la frappe. En outre, les touches bien concaves facilitent le placement des doigts sur la touche. C’est un clavier réellement sympathique à la frappe. L’utilisation des différentes combinaisons de touches demandent un peu d’adaptation. Corsair a centralisé le maximum sur un clavier compact. La touche Suppr, utilisé très quotidiennement, est implanté en fonctionnalité sur Retour. Idem pour la capture d’écran que Corsair n’a évidemment pas enlevé vu le positionnement multimédia du clavier, mais qui émigre sur Alt Gr. Au final, l’essentiel des commandes est présente de manière classique (lecture, pause…) mais certaines nécessiteront de passer par le manuel. Le trackpad est très pratique, les boutons placés dessous tout autant. Ce sont finalement les boutons situés sous le clavier et la tranche qui sont le moins intuitifs dans les premiers temps. En effet, le clic gauche sur la tranche appelle naturellement l’index qui est, paradoxalement, aussi celui du clic droit naturel de la souris. Nous avons pas mal confondu les deux dans les premiers. La qualité des switches des différents boutons est assez homogène et n’appelle pas de remarques particulières. Comme toujours avec Corsair depuis la série K, nous adressons une mention spéciale pour l’excellente molette de réglage de volume. Elle trouve ici toute sa dimension pour régler finement le volume du HCPC lors du visionnage du film.

L’inclinaison du clavier n’est pas modifiable, il ne dispose effectivement pas de pattes de surélévation. Elle est cependant plutôt pertinente et quand le clavier est posé sur le bureau, les paumes sont bien à plat. L’axe poignets/avant-bras est, par conséquent, bien à plat. La frappe est donc assez confortable. C’est moins facile lorsqu’il est posé sur les genoux. C’est effectivement l’une des positions indiquées par Corsair, dans ce cas, la frappe sera moins aisée et moins rapide. Elle n’est pas impossible toutefois. L’utilisation dans ce cas est avant tout axé vidéo-ludique. La combinaison des touches et du trackpad/joystick permet de jouer allongé dans le canapé. Certes, nous ne sommes pas aussi rapides et précis qu’avec une combinaison classique clavier/souris, mais nous ne nous adressons pas complétement au même type de jeu. Afin d’en avoir le cœur net, nous avons lancé un BFV, et le constat qui s’impose est le suivant. Il est tout à fait possible de jouer de relatives bonnes conditions, mais le joystick impose un style de jeu typé console. L’utilisation du joystick n’est pas aussi fluide que la souris, mais en dépannage ça peut le faire. Il est toutefois un aspect un peu dommage, dont Corsair n’est pas responsable. La plupart des jeux casual sur tablette qu’elle soit Ios ou Android optent pour des commandes tactiles à l’écran. Par conséquent avec un Asphalt 9 ou Breakneck, le clavier n’a pas d’utilité particulière et il n’est pas possible de tirer bénéfice de sa présence sauf si vous passez par un émulateur. Là, les choses sont différentes. Dans ces conditions, dans le canapé, le K83 s’impose comme un allié de choix. Il faudra cependant aller bidouiller un peu pour pouvoir tout piloter au clavier. Afin d’illustrer la situation, prenons exemple sur Bluestacks, la plupart des jeux reconnaissent le joystick du clavier, le trackpad et les boutons souris, mais certaines commandes dans Breakneck telles que le boost ne sont pas nativement reconnues.

Du côté des nuisances sonores que nous ne devrions d’ailleurs pas appeler ainsi. Nous sommes, nous l’avons dit, bien loin du bruit d’un clavier mécanique. En effet, le clavier est très silencieux notamment sur les touches simples. C’est un peu moins le cas des touches doubles qui ont tendance à claquer à la descente. Elles génèrent un bruit plus mat que les autres. Elles ont aussi le défaut d’être une fois encore en ABS, elles marqueront rapidement. Corsair a heureusement la bonne idée de mettre du gris sur ZSQD, l’aspect lustré se remarquera moins que sur le noir. L’autonomie du clavier est celle promise. Elle est bien plus importante sans rétroéclairage puisque de 18h nous passons à 40h. Au niveau de l’utilisation, nous avons tenu une semaine en utilisation vidéo-ludique alternant frappe de texte et jeu. Un petit regret : la jauge ne s’exprime pas en pourcentage, mais par une indication un peu laconique : élevée, moyenne… Heureusement, il est possible de vérifier directement sur le clavier l’état de la batterie : Fn+Entrée. La diode placée entre Echap et F1 clignote en vert ou en rouge selon le résultat. Une recharge tous les trois à quatre jours suffira. En éteignant le clavier et en l’utilisant comme télécommande HCPC, il sera possible d’espacer encore. Cela nous permet d’aborder le dernier point : le rétroéclairage. Il est simple et mono-teinte et ce n’est pas plus mal dans l’optique de son utilisation. Regarder un film avec un clavier qui arc-en-cielise sur la table basse, ce n’est certainement pas l’idéal. Il a le bon ton de ne pas être éblouissant en plus d’être homogène.

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