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Test casque Gaming ROCCAT Noz

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Publié le 09 Août 2019
Page: 3/4

Puisqu’il ne dispose pas de Swarm, nous passons directement à la question du confort et de la qualité de la restitution. Sur le premier point, le confort, le Noz met en avant dès les premières utilisations son poids particulièrement contenu. Il ne pèse pas sur le haut de la tête, toutefois, la mousse n’est pas très épaisse. De fait, sur le haut, il est légèrement sensible, le tissu à la maille un peu grosse n’a pas un contact très doux. Il y a une solution toute trouvée, c’est de remonter un peu les réglages. Cela permet de soulager un peu l’arceau, pour autant, le clamping n’en souffre pas à condition d’avoir bien réglé la hauteur arceau/oreillettes. Dans ce cas, ce dernier est particulièrement bon. Du coup, le port sur la tête est franchement bon. En revanche, si le réglage n’est pas parfait, il peut légèrement bouger. Il pourra donc se la jouer un peu polyvalent, si ce n’est que le câble dédoublé exigera la présence de l’adaptateur. Ce qui est, reconnaissons-le, un peu moins pratique. L’ouverture des oreillettes vient finaliser cet aspect du confort : il y a de la place. L’espace est très suffisant. Le Noz est donc un casque plutôt à l’aise sur le confort. Un poil ferme sur l’arceau, mais tout le reste est bon, voire très bon.

Dès les premières écoutes, le Noz annonce la couleur. Il n’y a pas à tergiverser : il est énormément porté sur la ligne basse. En fait, ce n’est pas d’ailleurs ce qui nous a sauté aux oreilles sur notre première écoute sérieuse, il a fallu le temps que la ligne de basse se mette en route. Ce qui nous a laissé penser qu’il était très porté sur les aigus…Ce qui est en soi est assez vrai mais lorsque les basses se lancent, cette impression disparaît au profit d’un rendu basseux. C’est ce qui va être l’aspect le plus notable du casque : une tonalité basse qui, malheureusement, marque l’ensemble du spectre. Pour être plus concret, présentons la restitution en s’appuyant sur nos DAC. Dans un premier temps, nous l’avons placé sur l’Essence One d’Asus. Le risque le plus évident est le débordement par ce DAC très chaud et vivant. Sur un casque tout aussi exubérant, le résultat peut être simplement trop. De fait, les basses sont effectivement particulièrement présentes. Elles présentent une profondeur…un peu trop profonde. Elles tendent à opter pour un rendu sans grand relief. Les médiums sont plutôt présents, mais la partie haute sonne un peu creux. Et la partie basse un peu plate. Sur ce DAC vivant, c’est dommage. Les aigus ne prennent pas l’ampleur attendu, et souffrent d’une ligne basse qui les écrase. Bref, le casque ne se marie pas au mieux avec l’Essence One. Dans la suite logique, nous l’avons connecté à notre Mini-I qui est assez frais et précis. Pour autant, la restitution reste marquée par la tonalité sourde que nous évoquions, mais dans une mesure légèrement moindre. Les basses sont présentes mais manquent toujours de finesse. Elles laissent l’impression que, contraintes, elles contraignent un peu le reste du spectre. En effet, les médiums dont la présence est correcte manquent là aussi de précision sur la partie basse. La teinte du casque colore, en outre, leur travail avec un réel manque en partie haute. Les aigus, quant à eux, sont plus vifs qu’avec l’Essence One et ils se tiennent bien mais l’ensemble donne toujours ce rendu quelque peu sourd, pas des plus agréables. Ils sont assez secs et claquent un peu sur certains morceaux.

Au niveau vidéo-ludique, le Noz paie un peu le prix de son aspect fort en basse. C’est assez sensible lorsqu’on passe de notre BT 770 au Noz. Les dialogues apparaissent comme un peu sourds, la tonalité d’ensemble est toujours un peu trop basse pour être parfaitement équilibré. Pour autant, l’environnement n’est pas effacé et les détails restent assez audibles. Toutefois, le trait est un peu forcé. Ainsi sur notre scène test, si les tirs sont particulièrement dynamiques et que l’environnement est bien présent, c’est clairement au détriment de la bande-son musicale. Cette dernière passe effectivement nettement en arrière des explosions et autres douilles teintantes. Malgré tout, l’exercice n’est pas totalement rédhibitoire, mais indéniablement, nous avons déjà eu sur les oreilles des rendus bien plus équilibrés. Même si, nous l’avons dit, les dialogues semblent un peu too much, il n’en reste pas moins qu’ils restent bien sur l’avant de la restitution, l’utilisation vidéo-ludique reste donc dans l’acceptable. Il faudra toutefois accepter un grondement légèrement permanent – en fonction de la bande-son. Les explosions et autres infrabasses ont une fâcheuse tendance à passer juste derrière les dialogues, écrasant au final le reste. En jeu, le rendu est le même : grosse présence des bases et équilibre finalement un peu moyen. Au global, nous avons eu plus équilibré et nous conservons cette tonalité un peu basse qui teinte clairement le casque. Au niveau du micro, le Noz propose, comme souvent, un fonctionnement correct, même si la restitution est assez fidèle sans être un exemple. Au niveau de la voix, notre utilisation n’aura amené aucune critique, même si dans l’ensemble un petit souffle est notable. La voix paraît légèrement plus enrouée qu’elle ne l’est, mais globalement, c’est assez clair.

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