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Test souris Logitech MX Vertical : Une prise en main différente

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Publié le 19 Septembre 2019
Page: 4/5

La MX Vertical annonce dès la boîte la couleur : elle sera verticale ou ne sera pas. C’est pourquoi n’entrent pas en ligne de compte les questions relatives à la prise en main. Puisqu’elle est ergonomique, c’est imposé, point à la ligne. Force est de constater que cet aspect ergonomique est particulièrement pertinent pour soulager la prise en main. En effet, en ce qui nous concerne, la réalité de notre utilisation se traduit par la présence de douleurs persistantes. Avec quelques jours d’utilisation, indéniablement, les choses s’améliorent et il est sensible que la torsion quelque peu non naturelle qui consiste à saisir une souris classique s’apaise. Il est en outre aisé de la saisir. En ce qui concerne la précision, c’est une autre question sur laquelle nous allons revenir. Toutefois, si la torsion se réduit quelque peu, il n’en est rien de la pression qui ne fait que changer de place. C’est un peu le défaut des souris ergonomiques : elles soulagent la torsion mais ne peuvent pas grand-chose concernant la pression qui touche le poignet. Ici, elle change juste d’emplacement, plutôt au niveau de l’intérieur du bras traditionnellement, elle passe ici sur l’ulna (cubitus). Ce qui signifie moins de surface de contact avec le bureau. A voir donc avec le temps. Ce qui reste sûr, c’est que le soulagement de notre douleur résiduelle est perceptible.

S’il est un point intéressant avec la MX Vertical, c’est bien la facilité avec laquelle les boutons et les clics tombent sous les doigts. Il n’y a pas réellement de temps d’adaptation, au bout de quelques minutes, les boutons sont mémorisés et sont utilisés avec beaucoup de naturel. En fait, la transition entre souris classique et souris ergonomique est transparente sur ce point spécifique. Au niveau de l’utilisation et des sensations, nous sommes face à du matériel et des switches de qualité. Les clics sont fermes avec un déclenchement presque sec et appréciable. La course des clics est assez courte. Les boutons prévus pour une utilisation par le pouce sont tout aussi pertinents. Très léger bémol toutefois sur les boutons latéraux qui auraient pu bénéficier d’une vraie séparation physique. Un tout petit plus d’écart entre les deux – impossible ici puisqu’ils sont en réalité un seul et même bouton – aurait aidé à l’identification. Là aussi, le déclenchement est assez ferme et la course courte. C’est appréciable à l’utilisation. Le bouton placé sur la plateforme supérieur est parfaitement préhensible. En outre, le fait de pouvoir l’affecter à une fonctionnalité avec bouton de geste au choix de l’utilisateur permet de se rendre encore plus efficace en cas de multi-tâche, notamment en facilitant le passage d’une fenêtre à l’autre. Etant donné que c’est avec plaisir que nous retrouvons une molette en matériau noble, vous pourriez penser que nous allons être dithyrambiques, ce n’est pas totalement faux. Dans les faits, nous sommes séduits : c’est une excellente molette. Les crans, très précis et parfaitement marqués, sont proches de ce que nous devrions toujours rencontrer. En revanche, il est un bouton dont le placement n’est pas particulièrement optimal : celui du passage d’un canal à l’autre. Situé sous la souris, si vous l’utilisez sur deux PC, il faudra retourner la souris à tous les coups. Dommage, d’autant qu’il y avait la place sur la souris.

Du côté de la précision, le capteur réalise un excellent travail. Le niveau de DPI n’est pas quantifiable, en raison du curseur sans indication. Tout au plus, saurons-nous qu’à fond, nous bénéficions de 4000 DPI. En tous les cas, Logitech indique que les valeurs par défaut se situent à 1000 et 1600 DPI. En fait, d’ailleurs, ce n’est pas tant le capteur que la souris en elle-même qui est source d’imprécision. En effet, nous retrouvons ce que nous avions déjà rencontré avec la Trexx. Il manque, du fait de la saisie, d’un dernier mouvement de finesse qui est effectué justement par rotation longitudinale du poignet. De fait, il n’est pas rare de s’y reprendre pour cliquer au bon endroit. Tant qu’il s’agit de travail au gros, globalement, la MX Vertical répond présente. Mais s’il est question de mouvements fins : jeu ou détourage par exemple dans notre quotidien, elle n’est pas la plus adaptée. Elle se cantonne donc réellement à une utilisation bureautique classique. Ajoutons un point qui nous aura un peu mis en difficulté : la hauteur de la souris. En effet, lorsque nous avons déplacé la main de la souris au clavier et vice-versa, sa hauteur bien supérieure aux souris traditionnelles nous a quelque peu gênée. Nous l’avons régulièrement renversée…Cela dit, cela permet d’accéder facilement au bouton de passage des canaux. Enfin dernier mot sur l’autonomie, elle est simplement excellente, un peu plus d’une semaine d’utilisation et pas de barre perdue dans le soft. Du coup, avec un peu de rigueur, un rechargement en fin de semaine et elle fera largement, très largement la semaine, même si celle-ci est intensive. Cela dit, au regard du prix de vente, nous n’en attendions pas moins. Elle s’échange contre quelques 109 euros, ce qui en fait tout de même presque un objet d’exception…bureautique.

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