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Casque CORSAIR Virtuoso RGB Wireless SE

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Publié le 26 Septembre 2019
Page: 4/5

Une chose est sûre : ce casque est magnifique et il est confortable. En effet, malgré un poids plutôt conséquent, il profite de ses larges mousses et de son revêtement skaï de qualité pour être tout à fait agréable à porter. D’une part, l’arceau dont la largeur est bonne dissipe par là-même assez facilement le poids. D’autre part, le clamping assez resserré permet d’apporter encore un peu plus de maintien, tout en disposant, là-aussi, d’une belle épaisseur de mousse. Du coup, il tient bien en tête et pourra donc se prêter à toutes les utilisations – toutefois, nous y reviendrons un peu plus tard en lisant les connexions. De petit défaut, il pourrait en avoir un, très relatif puisque nombreux sont les casques en souffrant : il fait assez chaud en dessous. En tous les cas, les ouvertures sont suffisamment grandes pour que les oreilles y trouvent l’espace suffisant. Indéniablement, un excellent casque sur le plan du confort et qui en jette au niveau de la finition.

Après avoir évoqué rapidement le confort, nous allons pouvoir passer à la question du son car c’est bien celle qui va nous occuper. Une fois n’est pas coutume, nous allons commencer par le Mini-I de Matrix. De suite, la caractéristique immédiate et intéressante du Virtuoso est une neutralité de traitement nette. Le casque ne propose pas de signature marquée. Par conséquent, l’équilibre est très bon. Il n’a pas de basses puissantes, mais elles sont dynamiques et fines. La profondeur est très raisonnable et n’intervient pas sur l’attaque. Les médiums bénéficient d’une superbe présence, peut-être un peu plus que ce qu’il faudrait pour que la neutralité puisse être qualifié de parfaite. Du coup, les voix sont excellentes quoique très légèrement surreprésentées, rien d’excessif cependant. Les aigus sont amples et précis. Ils annoncent même une teinte de vivacité vraiment sympathique. LE casque se comporte donc parfaitement sur le Mini-I. Voyons donc voir comment il gère l’Essence One d’Asus et son aspect chaleureux, voire très chaud. Le Virtuoso perd de sa neutralité, il ne la perd que de manière très relative. Concrètement, il renforce la ligne basse, ce qui était particulièrement prévisible. Elle prend un peu de corps et la profondeur est notablement supérieure. Pour autant, encore peu d’excès, le Virtuoso n’est toujours pas atteint du phénomène du casque moderne ; la ligne de basse reste dans les clous. Nous constatons toujours une très bonne précision sur les médiums mais avec un petit aplati. Les voix sont très légèrement moins fines. Les aigus teintent toujours de bonne manière, mais ont un peu moins d’emphase. Afin de faire un tour complet de ce casque, nous l’avons utilisé aussi sur notre P10. La qualité n’appelle pas, non plus, ici la critique. En effet, la restitution est de très bonne qualité, elle reste là encore assez neutre. Nous ne disposons pas de l’égalisation du soft. Il est possible de renforcer certaines parties du spectre en passant par l’égalisation de la source les basses, mais cela n’a pas un grand intérêt puisque la neutralité est de bon aloi. La signature plutôt plate laisse s’exprimer de manière assez équivalente les différentes parties du spectre. Aucune d’entre elles, basses, médiums ou aigus, ne souffre d’imprécision, petite mention spéciale pour des aigus très propres, nets et dans le même temps doux. De manière concrète sur l’ensemble des sources filaires, le Virtuoso dispose d’une qualité de restitution très proche, tout en étant un poil plus neutre, de notre BT 880.

L’un des aspects importants du Virtuoso est la présence d’une connexion sans fil. Pour être honnêtes, nous serons un peu plus critiques sur celle-ci, non pas sur la qualité de son, toujours d’excellente qualité quoique différente, mais plutôt sur le fait que le Virtuoso n’est pas complet à notre sens. En effet, la connexion sans fil est une 2,4 Ghz et donc captive d’un PC. Le Virtuoso aurait pu – dû, à notre avis – l’accompagner de Bluetooth. Il se coupe d’une vraie polyvalence, notamment sur source nomade. Bien évidemment, le fil 3,5 mm permet de l’utiliser avec beaucoup de plaisir sur un téléphone ou sur une tablette, mais Corsair n’est pas allé jusqu’au bout de la démarche. Et c’est dommage, car, comme nous le disions, il dispose là aussi d’une belle qualité de son. Nous concernant, en sans-fil, nous sommes restés sur le mode d’égalisation Pure Direct, toujours plutôt neutre. Dans la réalité, la neutralité n’est pas parfaite car la tonalité descend très légèrement et apporte une sensation de contrainte dans le spectre que nous n’avions pas en filaire. Celle-ci reste cependant très limitée et le spectre est là aussi très agréable. Tout au plus, pouvons nous constater un peu moins de vivacité et de hauteur que ce que nous avions sur les deux DAC. Les autres réglages proposés n’ont pas d’intérêt majeur, dénaturant plus le spectre d’un casque qui se déguste au naturel. Nous n’avons évoqué à aucun moment la question de la saturation car elle n’a pas d’intérêt. En effet, le Virtuoso est un casque qui tient bien sûr la montée en volume, mais elle est inutile. La précision étant excellente, il s’apprécie à niveau de volume raisonnable. En outre, l’isolation générée par le casque est, elle-aussi, excellente. Il coupe réellement bien de l’environnement extérieur. De fait, nous n’avons jamais été dérangé dans nos écoutes musicales par l’environnement, extérieur ou intérieur. Enfin, la largeur de scène est très satisfaisante, c’est particulièrement notable sur certaines parties du spectre haut très aériennes.

En utilisation vidéo-ludique, la précision du casque n’est pas remise en question et la restitution est encore de qualité. Toutefois, l’activation du 7.1 reste celle d’un 7.1 virtualisé. Globalement, sur notre scène test, les détails restent très perceptibles et bien mis en avant, avec beaucoup de dynamisme sur les séquences de tirs. Mais une partie de l’environnement semble un peu forcé, notamment les explosions un peu trop profondes. En revanche, au niveau spatialisation, sans atteindre les capacités d’un 7.1 physique, nous sommes face à un rendu pertinent, avec de belles alternances droite-gauche et des sons qui parviennent, grâce à ces alternances précises, à donner une sensation d’enfermement et d’immersion. Au final, au-delà de quelques aspects un peu too much, le Virtuoso est un excellent compagnon. En jeu, bien sûr, il n’y a pas de fondamentales différences. Tout au plus pouvons nous ajouter que les voix, excellentes en écoute musicale, le sont tout autant quand il s’agit de celles de ses coéquipiers, conditionnés par la qualité de leurs micros respectifs. Ce qui nous permet de conclure sur le micro du Virtuoso. En mode USB, c’est simple, il est excellentissime : aucun souffle, une fidélité que nous avons rarement vue et une précision quelle que soit sa position. Un régal à utiliser au quotidien.

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