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Test casque CORSAIR VOID RGB ELITE WIRELESS

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Publié le 28 Février 2020
Page: 4/5


Indéniablement, le VOID RGB Elite Wireless est un casque lourd. Il suffit pour cela de jeter un œil au poids mesuré : 388 grammes. C’est simplement l’un des casques les plus lourds que nous ayons eu. Pour autant, il n’est pas inconfortable du tout. En effet, l’arceau dispose d’un pavé de mousse assez épais qui amortit plutôt bien, très bien même, l’appui sur le haut de la tête. Du coup, même après plusieurs heures de port, l’appui n’est pas particulièrement sensible, il n’est pas totalement transparent non plus. En outre, l’ouverture des oreillettes est large, l’espace est plus que suffisant. Certes, il y fait bon mais c’est un peu le défaut de tous les casques fermés. Même s’il est confortable, il y a bien un point où il n’a pas évolué : le clamping. Du fait de ce clamping faible et de son poids, il est sensible au mouvement de tête rapide. Au final, il n’est pas exemplaire sur le maintien en tête. Il faut ajouter que le VOID n’a aucune polyvalence du fait de sa connexion. C’est un modèle totalement sédentaire. Il ne vous accompagnera nulle part ailleurs que dans votre fauteuil face au PC.

De fait, c’est uniquement en sans-fil que nous l’aurons utilisé, il ne passera pas sur nos deux DAC : l’Essence One d’Asus et le Mini-I de Matrix. Honnêtement, nous l’attendions au tournant car, comme vous le savez, nous l’avons eu dans toutes ses versions et aucune n’a totalement effacé ce petit souffle perceptible en fonctionnement. Heureusement, ce n’est plus le cas et nous n’avons pas changé de plateforme depuis le VOID Pro. C’est, par conséquent, un excellent point car la restitution n’est donc plus impactée. A la première écoute, l’ensemble est plutôt honnête, assez équilibré même si la part belle est, comme souvent, faite à la ligne basse. Ce constat est évidemment valable avec le Pure Direct sélectionné dans iCUE. En effet, Corsair propose quelques spectres préprogrammés, mais ils sont un peu trop artificiels parfois et tendent donc à dénaturer le son. Dans les faits, le seul qui est clairement valable pour une écoute musicale est bien le Pure Direct. Dans ce cas, l’égalisation est réduite à néant et l’on fait face à une restitution précise, avec des basses présentes et assez profondes, des médiums vivants et des aigus tout à fait corrects. Si l’on vient à jouer avec les autres propositions de Corsair, on peut se retrouver avec des basses surpuissantes et écrasantes ou des voix trop présentes. Bref, ils n’apportent rien. En revanche, avec l’égalisation manuelle, il est toujours possible d’affiner le rendu à ce que l’on recherche et apprécie. Nous conseillons d’ailleurs de passer par cette étape afin d’apporter un peu plus de finesse et de légèreté. En effet, si le Pure Direct est tout à fait correct, il manque tout de même d’un peu de vivacité. En augmentant un peu les gains, il est un peu plus vif, gagne en précision et en aération. En tous les cas, il ne fait jamais preuve de sibilance, ni d’agressivité sur la partie supérieure du spectre. En revanche, un peu plus de couleurs n’aurait pas été de refus. Sur le plan vidéo-ludique, le VOID est sympathique. Sa bonne précision lui permet d’être assez à l’aise. En activant le 7.1 virtuel, il est possible de gagner encore un peu plus de présence du côté des vois et de l’environnement. Les deux s’en trouvent assez nettement renforcés, mais c’est, comme souvent, au prix d’une réverbération que nous avions déjà constatée avec le VOID Pro. Cela apporte un peu d’effet tunnel, heureusement il n’est pas trop prononcé. Au niveau de la spatialisation, il est toujours difficile de reproduire ce que peut générer un 7.1 physique, dont le placement distant permet de réellement jouer avec l’environnement. Ici, c’est évidemment plus compliqué mais, comme avec le VOID Pro, c’est tout à fait dans les clous, avec un gauche-droite-avant-arrière notable. En revanche, là aussi, la dynamique et la profondeur des différents tirs et explosions de notre scène test sont assez puissantes. Elles tendent d’ailleurs clairement à couvrir la bande-son musicale. Cette dernière est reléguée assez loin derrière. En jeu, il est assez informatif et les voix des coéquipiers bénéficient bien du surplus de présence.

Indéniablement, le fonctionnement du micro n’appelle aucune critique, la voix est reproduite plutôt fidèlement et sans souffle. Peut-être pourrions-nous lui reprocher un petit aspect un peu lointain du fait d’une perche un peu moins modelable que prévue. Rien qui ne puisse se corriger avec un peu plus de gain. C’est un casque à l’aise et vraiment dans son élément en jeu. Enfin, du côté de l’autonomie, la promesse Corsair des 15h est largement tenue. En effet, à raison de 2h30/3H00 par jour d’utilisation, il ne demande à être rechargé que tous les 5/6 jours. A noter que l’on gagne un peu en autonomie en coupant le rétroéclairage qui, en soi, n’apporte rien excepté un petit plus esthétique…qui ne séduira pas tout le monde.

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Marque : Corsair