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Test souris Gaming Gear Dragon Slayer DS01

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Publié le 03 Avril 2020
Page: 4/5


La Dragon Slayer est une souris qui est plutôt massive… Une fois placée sur le tapis à côté de notre Kone Pure de tous les jours. Dans l’absolu, elle ne l’est pas tant que cela et sa prise en main est, somme toute, plutôt consensuelle. D’une part, l’aspect ambidextre de la souris lui permet de se tourner aussi bien vers les droitiers que vers les gauchers. Certes, les boutons placés à droite limitent peut-être un peu son champ d’action pour les gauchers « radicaux », mais pour les autres, elle passera. D’autre part, avec une coque finalement assez plate et une taille resserrée, elle autorise aisément tous les types de prise en main. Elle accepte ainsi facilement un palm grip. Sa longueur est suffisante pour que la main trouve l’espace nécessaire. La taille fine permet de placer judicieusement la pince réalisée avec les doigts. Cela permet donc de passer aussi facilement un claw grip qu’un finger grip. En claw, l’arrière de la coque vient se caler dans la paume et les doigts se placent un peu plus bas sur les clics, mais l’ensemble est cohérent et confortable. Malgré des dimensions généreuses, le finger est indéniablement possible si ce n’est que, cette fois-ci, les doigts sont un peu plus haut sur les clics. Elle ne demande pas de temps d’adaptation et n’exige rien en retour. Elle est donc à classer dans les souris consensuelles et annonce donc une prise en main facile et polyvalente.

Du côté des boutons, nous sommes face à des clics dont les switches appelés Blue par la marque. Ces derniers sont donc annoncés pour 20 millions de clics. Ils sont assez fermes puisqu’ils disposent d’une force d’activation de 75 g. A l’utilisation, cette fermeté est assez sensible, ils n’en sont pas durs pour autant. La course, annoncée pour 0,45 mm, est dans les faits légèrement plus longues que notre Kone. Elle ne donne cependant pas la sensation d’être longue, ni trop longue. Les boutons latéraux, quant à eux, sont plus souples, nettement plus souples. La course est ici plus longue et très facile, mais elle n’est pas caoutchouteuse pour autant. Du côté de la molette, c’est à la fois extrêmement satisfaisant et un peu frustrant. Dans les faits, l’alliage qui la compose apporte une superbe touche de qualité. Le toucher est particulièrement agréable, tout en restant parfaitement préhensible. En revanche, si le défilement est très doux et souple, les crans manquent un peu de pêche. Ils ne souffrent pas d’imprécision mais un peu plus de fermeté aurait clairement apporté l’ultime touche de qualité idéale. Enfin, le bouton aileron de requin est un peu haut placé, comme souvent. Cependant, l’idée du basculeur apporte un petit plus de facilité à l’utilisation. Nous passerons très rapidement sur le capteur qui est un classique. Il s’agit d’un Pixart série 33XX. C’’est celui que nous avons eu sur 100% de nos dernières séries. Il fonctionne donc très bien et donne aussi toute satisfaction quelle que soit l’utilisation. Certes, il propose toujours un peu trop de résolution puisque pour utiliser 12000 DPI, il faut se lever de bonne heure, mais autour de 2000 ou 3000 DPI, c’est parfait. En tous les cas, il est fluide, réactif et précis. En ce qui concerne la glisse, la Dragon Slayer offre une belle prestation, malgré un poids quelque peu conséquent. En effet, la Dragon Slayer ne suit indéniablement pas la tendance ultra-light. Elle n’est cependant pas un poids lourd non plus et se cantonne à 120 grammes. Posée sur notre Func 1030 XL, elle se déplace avec facilité, avec peu de bruit. Il y a bien une once de résistance, mais rien de bien méchant, il n’y a pas d’effort à faire pour réaliser un mouvement. L’inertie est évidemment un peu plus sensible qu’avec notre Kone de 40 grammes de moins. C’est avec le Steelseries que la souris propose le moins de résistance dans le mouvement. En effet, elle s’accorde bien au gros grain de la surface. La contrepartie est, cependant, l’apparition d’une petite répercussion et donc de rugosité. La douceur réapparaît avec le Saitek Cyborg. Il y a un peu plus de frottements qu’avec le Steelseries mais moins qu’avec le Func. C’est un excellent entre-deux à conseiller. Elle se sort parfaitement de notre vieux Nova Winner III puisqu’elle ne subit pas l’aspect collant de début de mouvement. La résistance s’accroît mais reste toujours la catégorie « faible ». Sur notre série tapis tissus, si elle est assez commune avec le Noppoo, elle s’allie plutôt très bien au MM350 à la maille serrée et satinée. Au final, la Dragon Slayer glisse bien et s’accorde bien de la plupart des surfaces.

Dernier point à aborder : la Dragon Slayer est une souris réparable. En effet, l’entreprise française tente l’approche durable avec un produit qui peut ne pas l’être. Ainsi, Gaming Gear fournit et fournira les pièces suivantes : carte mère (et donc switches), coque, câble et patins. Il est donc possible de conserver la souris un peu plus qu’un autre modèle qui, pour l’essentiel de la production, est plutôt jetable en cas de souci. Même si la démarche ne résout pas tout, elle reste tout à fait louable, d’autant que le prix ne s’en ressent pas.

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Marque : Gaming Gear