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Test clavier mécanique HyperX Alloy Origins, des switches maison convaincants !

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Publié le 21 Décembre 2020
Page: 3/5


Même s’il n’y a rien de neuf du côté du profil des keycaps, ici en OEM comme la très grande majorité du temps, HyperX a souhaité proposer trois angles d’inclinaison possible pour le clavier. De base, lorsque les patins sont rétractés, l’angle est de 3°. La position intermédiaire donnerait une inclinaison de 7° et lorsque les patins sont entièrement déployés l’inclinaison monte à 11°. Des mesures en somme pertinentes quant aux différentes approches qu’elles apportent et balayent, à notre avis, un panel d’inclinaison commun mais efficace.

La première peur que nous avions avant de commencer à pianoter sur le clavier était un effet indésirable de « ping » dû à la structure métallique de la plaque supérieure, à l’absence de couche insonorisant dans le clavier et aux switches exposés. Il n’en est finalement rien, pour notre plus grand bonheur, en tout cas avec les switches en version Red (linéaire). Un bon point puisque la plupart des constructeurs ne tiennent pas compte de cet effet indésirable.

Les finitions sont, d’un point de vue au moins esthétique, plutôt bonne. Les angles arrondis du clavier sont très bien usinés, les vis qui maintiennent les deux parties de la structure du clavier sont peu visibles et peu nombreuses, les patins sont solides et très stables. On apprécie pas mal, plutôt d’un point de vue esthétique que durabilité, que les témoins lumineux soient remplacés par un discret écran LCD. Le rendu est plutôt agréable à l’œil.

Niveau nuisances sonores, pas de miracle possible. Non, le clavier n’est pas du tout plus bruyant qu’un concurrent « gaming », il est même nettement dans la moyenne haute, mais encore une fois avec une structure sans isolant, des switches exposés et surtout, la critique régulière que l’on fait aux constructeurs dits « gaming », c’est l’absence systématique de matériaux qualitatifs pour les keycaps et les stabilisateurs. Pour 129€ (et encore, c’est loin d’être le tarif le plus haut qu’il soit possible de voir sur le marché), le constructeur ne proposera qu’un set de touches en ABS fin, facilitant la résonnance et le bruit clinquant des touches. Les stabilisateurs ne s’en sortent pas mieux, avec un travail minimum mais sans réel amorti appréciable. On sera donc confronté, une énième fois, à un bruit bien plus audible sur les touches au format spécial, notamment la barre espace. Et pourtant, HyperX connait très bien les limites des touches en ABS, puisque le constructeur propose un keyset en PBT (bien plus épais, plus insonorisant et plus résistant), mais vendu à part et (pour l’instant ?) pas disponible pour le layout ISO-FR. De même, par sa collaboration avec Ducky, le One 2 Mini est lui aussi pourvu de touches en PBT épais. On aurait franchement aimé que HyperX ait eu l’intention de proposer ses claviers avec des touches en PBT d’office, ne serait-ce que pour la durabilité, mais aussi pour se démarquer facilement de ses concurrents.


Les switches HyerX (Red)

Bonne surprise du côté des Switches HyperX, le constructeur propose selon nous un travail qualitatif sur ses switches maison. Tout d’abord, la durée de vie annoncée supérieure à celles des Cherry MX, passant de 50 millions de frappes à 80 millions. Certes, il faut y aller pour atteindre ces chiffres et non, nous n’avons pas pu en attester sur une seule période de test, mais nous faisons confiance au constructeur sur ces données. La plongée du switch, on le rappelle est ici en version Red, est très douce et précise. Cela est dû à sa construction interne, plus simple qu’un Cherry MX avec moins de contacts. Pour ce qui est de la longueur de course, légèrement moindre qu’un Cherry, nous n’avons pas noté de différence réellement perceptible à mains nues et il nous apparait qu’une réelle modification serait de toute façon plus pertinente uniquement s’il s’agit d’un switch low-profile, ce qui n’est pas le cas ici. Enfin, petit bonus, même si la diode de rétroéclairage est déportée vers le haut du switch, ne permettant pas ainsi un rétroéclairage centré au niveau de la touche, on apprécie le fait qu’il s’agisse d’ampoule semi-opaque, donnant un rétroéclairage plus feutré, plus doux et plus diffus que lorsqu’il s’agit d’une ampoule transparente. Le souci du détail qui marque un point.

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Marque : HyperX