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Kit 2.1 Wavemaster Stax

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Publié le 15 Février 2017
Page: 3/4



En termes de montage, c’est extrêmement facile. Un 3,5 mm à l’arrière du PC qui revient sur l’arrière du caisson puis une connexion rapide des deux RCA des satellites, le tour est joué. Il suffit de mettre en route, de chercher un équilibre plaisant à l’oreille du côté des réglages Bass et Trebble. Il faut bien préciser que le fait que ses deux réglages soient placés à l’arrière du sub est un peu ennuyeux. En effet, s’il est placé sous le bureau, il ne sera pas particulièrement pratique de se faufiler pour aller modifier éventuellement le rendu. Il faudra donc faire quelque concession ou accepter de le placer sur le bureau. Dans ce cas, le caisson fait valoir un encombrement relatif. Il faudra voir aussi si cela a une influence sur la qualité des basses, certains caissons sont sensibles au placement. En tous les cas, à la première écoute, il surprend agréablement par une précision de bon aloi. Ce constat s’accompagne immédiatement d’un deuxième qui nous accompagnera pendant toute la durée du test, et ce, quelle que soit la source : les aigus sont bien présents, très présents…sans pour autant devenir envahissants ou agressifs. De fait, cela déséquilibre un peu la restitution, l’excès de présence étant notable, mais au final, l’équilibre reste dans une bonne moyenne. Ainsi, en passant le Stax sur notre Essence One, avions-nous des craintes car ce DAC, vivant et chaud, tend parfois à déborder le matériel qui se charge de jouer la restitution. Etonnamment, ce n’est pas le cas. En effet, force est de constater d’un point de vue audition, que dans l’ensemble, la précision est toujours relativement au rendez-vous. Le Stax conserve une présence importante des aigus, du fait des satellites et de leur taille de membranes. Les aigus sont toujours mis en avant. Et même s’ils sont puissants, ils ne sont ni agressifs, ni sujets à la sibilance. En revanche, certains pourront leur trouver un peu de sécheresse. A notre avis, ce n’en est pas, mais c’est vrai qu’ils occupent une place importante dans la restitution, nous l’avons déjà dit. Du côté des médiums, c’est plutôt bon, même si encore une fois, les médiums hauts tendent à être légèrement plus présents que les médiums bas. C’est audible sur les voix, qui peuvent être un peu plus haut perché que de nature. Le caisson, quant à lui, réalise un bon travail, au regard de son encombrement. En effet, la ligne basse est assez ronde, assez puissante, avec une descente intéressante. L’Essence One lui permet d’être chaud, harmonique, mais le fait un peu pêcher au côté de la dynamique où il manque, un peu, d’attaque. De fait, l’ensemble est plaisant. En passant sur le Mini-I, il appert que le Stax est encore un peu plus à l’aise. Non pas qu’il ait été malmené ou brouillon avec l’Essence One, mais il s’adapte bien à la finesse du Mini-I. Du coup, la restitution, précise, l’est encore un peu plus. Elle est plus aiguisée et met en avant plus facilement les détails. Du côté de la ligne basse, le caisson propose une dynamique un peu plus percutante, tout en conservant de la rondeur. C’est au niveau de la finesse dans la basse que le Stax montre une meilleure qualité. En effet, les infra sont notablement plus présentes. Il gagne donc à être précédé d’une source précise. Du côté des aigus, comme nous le disions, ils restent très présents mais s’affinent encore un peu. Ils prennent aussi un peu de hauteur et d’ampleur. Ils restent cependant très mis en avant, c’est indéniable. Les médiums profitent du Mini-I à bon escient : présence plus détaillé, rééquilibrage entre les médiums hauts et les médiums bas, du fait du gain en finesse sur le bas du spectre. Bref au final, nous avons encore là une restitution de bonne qualité, notamment au regard du prix d’ensemble. Nous n’avons pas encore parlé de la largeur de scène. Si vous nous suivez depuis un moment et que vous avez parcouru les tests relatifs aux HP Wavemaster, vous savez normalement que sur ce plan, de manière générale, que Wavemaster s’en sort merveilleusement bien. Le Stax, sans atteindre la performance de ses consœurs, est plutôt bon sur ce point. En effet, l’immersion est bonne et l’on en vient à douter que les deux petits machins posés sur le bureau sont à l’origine du son qui flotte dans la pièce…à volume raisonnable. En effet, à volume moins raisonnable, le Stax est sensible à la saturation, sa puissance, somme toute relative, ne lui permettra pas de jouer les remplaçants sur une soirée de 200 personnes. Mais il y a clairement possibilité d’avoir un niveau de son plus qu’acceptable sans pour autant virer à l’imprécision.

Afin de couvrir tout le panel des possibilités du Stax, nous lui avons adjoint les services d’un smartphone afin de jauger de la qualité de la restitution sur ce type de source. De fait, le Stax est assez tolérant. Il conserve une précision intéressante qui marque cependant le pas. Même s’il reste facile de manière globale, il ne parvient pas à masquer tous les défauts de compression. Et c’est évidemment sur les aigus, toujours très présents, que c’est audible. En effet, il est audible qu’ils ne sont pas dessinés parfaitement, cependant, là encore, c’est acceptable. Pour le reste du spectre, il conserve de bonnes qualités : ligne de basse ronde et nuancée, médiums plutôt précis et disposant d’un espace suffisant, malgré une tendance à être placés haut

En vidéoludique, sur notre scène test, il n’y a pas grand-chose à reprocher au Stax. En effet, l’équilibre est toujours relatif car les aigus sont un peu trop là mais cela n’empêche pas d’obtenir un rendu dont l’immersion est bonne. De fait, la partie haute du spectre tend à mettre bien en avant les petits bruits de l’environnement, ainsi nos douilles tintent-elles puissamment, ce qui tend à rapprocher la scène. En outre, le caisson, sans proposer le fonctionnement d’une membrane de 38 cm sur les infra, fait-il de son mieux pour que les explosions et autres grondements soient ronds et descendant autant qu’il le peut. La bande-son musicale parvient à tirer, malgré tout, son épingle du jeu. Elle est cependant parfois un peu mise à la peine lorsque les choses s’emballent et que la scène exige plus de place. Les voix, quant à elles, survolent de manière pertinente l’environnement et, malgré la petite faiblesse sur les médiums bas, restent agréables. Nous ne nous étendrons pas sur la restitution en jeu puisque le Stax, sur ce point, fonctionne de la même manière qu’en visionnage DVD-HD. Il réalise toujours un travail relativement pertinent, d’autant qu’en fonction du jeu, la bande-son est moins complexe que sur un film. De fait, il participe d’une bonne immersion, avec une qualité tout à fait acceptable.

Dernier mot sur l’aspect pratique du Stax, la télécommande est précise, vu la taille du bouton, il aurait été bien dommage qu’elle ne le soit pas d’ailleurs. En revanche, le câble est gros et assez rigide, il est heureusement mis à l’opposé de la diode et de l’endroit où le bouton allume/éteint le kit, il faudra donc bien le placer vers le fond du bureau, sinon le câble n’hésitera pas à déplacer lui-même la télécommande. Enfin, la connexion Bluetooth est d’une stabilité exemplaire, aucun souci sur ce point et c’est à noter car, régulièrement, avec notre smartphone chinois, la stabilité et la continuité dans la connexion ne sont pas optimales. Bref, au final, au prix de vente du Stax, c’est une bonne affaire.

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