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Casque ROCCAT Cross

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Publié le 09 Février 2017
Page: 3/4



D’un point de vue du confort, il faut reconnaître que le Cross est un casque léger. De fait, son arceau moussé et recouvert de skaï n’a pas grand travail à faire. L’appui est donc assez léger. Pour autant sur le plan du confort, tout n’est pas au top. En effet, si Roccat nous annonce un casque circum-aural, les ouvertures d’oreillette ne sont indéniablement pas suffisantes pour qu’il le soit. Nous avons donc affaire à un classique supra-aural. Certes, un supra n’est pas inconfortable au sens propre du terme, mais il n’en reste pas moins que le niveau de confort n’est pas celui d’un circum-aural. Le Cross appuie donc automatiquement sur les oreilles. C’est une sensation à laquelle on s’habitue, mais il y a mieux. Le clamping est correct, il enserre la tête sans trop serrer. Toutefois, en termes de maintien en tête, pour un casque polyvalent, il s’en sort bien et il pourra participer aux sorties sportives, sans exagération non plus.

Après avoir évoqué le confort de ce Cross, il nous reste à attaquer la question du son. Notons que ce casque joue une grosse carte de polyvalence avec la présence de deux câbles, l’un accueillant un micro et le deuxième sans, de façon à pouvoir être utilisé sur source nomade. De fait, nous le passerons à la fois sur nos DAC et sur un smartphone, de façon à voir ce qu’il propose sur ce type de source.

Le Cross passe dans un premier temps sur l’Essence One d’Asus, qui, comme vous devez le savoir maintenant, est un DAC à la restitution chaude, vivante et enjouée. Si le casque n’est pas maîtrisé, le résultat peut être brouillon. Dès la première écoute, ce qui saute aux oreilles immédiatement, c’est que le Cross a une tonalité globale sourde et qu’il mise énormément sur les basses. Sa restitution est teintée bas du spectre, et cela conditionne beaucoup le rendu. D’une part, les aigus sont particulièrement en retrait. Ils sont eux-mêmes teintés bas du spectre, ils n’ont pas d’expression. Il n’est pas possible de parler d’ampleur, ils sont plats et presque mono-teinte. La précision est tout juste au rendez-vous et ils semblent être toujours identiques. De fait, c’est sur le plan des basses que le Cross mise, un peu trop pour être honnêtes. En fait, les basses sont assez caverneuses, descendent bas, mais peinent à remonter. Elles sont donc un peu traînantes, ce qui leur donne une certaine fainéantise. L’attaque manque de franchise. L’aspect profond est tellement présent qu’il faudra surveiller le niveau de volume, car la fatigue auditive ne sera jamais bien loin. Sur les médiums, les voix sur nos morceaux de prédilection sont un peu à la peine. En effet, la tonalité sourde les écrase et elles peinent donc à prendre de l’ampleur, il n’y pas de découpage franc entre les médiums bas et les médiums hauts. Ces derniers, comme pour les aigus, sont un peu à la peine. Une fois arrivé sur le Mini-I de Matrix, le Cross ne se départit pas de sa tonalité sourde. Toutefois, la précision est plus intéressante, c’est évidemment à mettre au crédit du DAC. Il est bien plus chirurgical que l’Essence One, sa teinte froide permet au Cross de ne pas proposer une restitution aussi grondante que précédemment. Mais force est de constater que, malgré tout, les aigus restent ternes et plats. Ils ne parviennent finalement, avec l’un ou l’autre des DAC, à s’extraire de l’ensemble basseux du casque. Les médiums restent assez semblables, ils sont trop contraints et manquent d’espace. De fait, les voix ne sont pas pleinement rendues. Elles sont parfois même couvertes par la basse. Tous ces aspects lui confèrent un fonctionnement finalement juste correct sur l’écoute musicale. La largeur de scène est dans la moyenne, mais elle pâtit un peu quand même de la tonalité. Du côté de la saturation, aucun risque…Le Cross est si basseux que ce sont vos tympans qui céderont avant que le niveau de volume ne vienne à le faire saturer. Afin de confronter le Cross à toutes les situations auxquelles il est censé répondre, nous l’avons passé sur notre smartphone. Dans ce type d’utilisation, il s’avère qu’il conserve, et de manière très marquée, l’aspect puissant sur les basses. C’est même simplement trop, les basses sont trop profondes et surtout elles tendent à écraser le reste du spectre. Heureusement, sur notre smartphone du moment ainsi que notre lecteur, il y a un égaliseur bienvenu qui va permettre de modérer et heureusement ce rendu. Etonnamment, en restant sur un égaliseur neutre, les aigus bas ressortent de bonne manière, mais les médiums sont clairement à la peine. Pour autant, encore une fois, malgré une restitution énormément marquée, il n’en reste pas moins que l’écoute est globalement agréable à volume restreint. Il est dans la tendance moderne qui consiste à forcer sur les basses, mais, pour la neutralité, il faudra repasser. Et en poussant le volume, toujours sur égaliseur neutre, les basses sont présentes.

En utilisation nomade, nous retrouvons encore et toujours ce côté trop puissant en basses. L’incidence est simple : les conversations sont assez sourdes, mais elles restent parfaitement audibles. Du côté des micros, excepté le fait que nos interlocuteurs constatent un certain éloignement de la voix. C’est un peu plus sensible sur le micro nomade mais là encore, pas de souci, l’utilisateur restera tout à fait intelligible. Au final, ce n’est pas très fidèle mais tout à fait convaincant à l’utilisation.

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