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Casque Corsair HS50

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Publié le 21 Février 2018
Page: 3/4

Avant de parler qualité de la restitution, nous allons évoquer la question du confort. Point important s’il en est, il n’est effectivement pas rare de le porter pendant quelques heures. Le premier point notable est la légèreté du casque. Il ne pèse pas sur la tête, les quelques 270 grammes ne posent pas souci. Le deuxième point est une relative fermeté d’ensemble que nous allons détailler. C’est sensible notamment sur l’arceau, ce dernier ne dispose pas d’une mousse très épaisse et les surpiqures semblent tendre le skaï, rajoutant une petite once de fermeté. Toutefois les mousses d’écouteurs en viscoélastique, autrement dit mousse à mémoire de forme, apportent un peu plus de mollesse. Seul le skaï est un peu raide au toucher. Le diamètre de l’ouverture des écouteurs est généreux, de fait, les oreilles trouvent une place confortable. Le clamping est plutôt satisfaisant, même s’il aurait certainement mérité un peu de…fermeté. C’est donc un casque quelque peu ambivalent alliant à la fois fermeté et souplesse. De fait, il est dans une bonne moyenne sur ce plan, il pourra être porté sur de longues séances. Ajoutons à cela la polyvalence dont il peut faire preuve avec sa perche de micro détachable. Et même si le clamping pourrait être un peu plus resserré, il n’en reste pas moins qu’il tient bien en tête et qu’il pourra donc accompagner son propriétaire quotidiennement. Enfin, mais cela n’engagera que nous, le HS50 met en avant un look un peu trop noir mais plaisant. Ce ne sera donc une sinécure que de l’arborer à l’extérieur.

Au niveau de la qualité de son, nous l’avons branché dans un premier temps sur notre Essence One d’Asus, DAC chaud, vivant et qui peut donc parfois déborder certains casques. De fait, ce qui apparaît immédiatement est une belle tendance à jouer la carte des basses profondes. En effet, les HP tendent à proposer une grosse ligne, très harmonique. Elle ne manque pour autant pas d’une bonne dynamique, l’attaque est franche. En revanche, la profondeur tend à traîner un peu. Rien de bien méchant, mais en fonction de la ligne, elle peut couler sur le reste du spectre. Cela ne remet globalement pas en cause la précision. Celle-ci reste de bon aloi, mais en comparaison d’un DT 990, il paraît un peu moins franc dans la découpe, tend à masquer une partie du spectre, avec une teinte médium bas plus marqué. Par conséquent, les aigus passent assez nettement en arrière. Ils parviennent à conserver une présence, mais il est sensible que le pic est un peu émoussé. C’est un casque qui sera particulièrement à l’aise sur un son moderne, bien lourd en basse. La contrainte est plus marquée lorsque l’on passe sur un style musical plus équilibré, la teinte médiums bas/basses ressort avec plus de force. Les solos de flûte traversière ou de guitare sont un peu plus à la peine. Dans ce cas, il fait le boulot correctement sans plus. Notons toutefois une bonne tenue dans la montée de volume.

Dans un deuxième temps, et de manière classique, nous confrontons le HS50 au Matrix Mini-I. Ce DAC est froid, précis et chirurgical, il peut mettre à mal un casque un peu imprécis. Sur nos morceaux en FLAC, honnêtement, le rendu est particulièrement contrasté. Il peut ainsi être à la fois sensible à un peu d’imprécision tout en proposant sur un autre type de morceau plus d’équilibre. En effet, si la ligne basse est profonde et puissante, le casque tend laisser les basses envahir de manière notable le reste du spectre. Si la ligne basse est dynamique, il est plus à l’aise et moins encombré. Il sera donc sensible au style musicale, finalement de la même manière que précédemment. En effet, d’un côté, il peut souffrir de cet « excès » car ce dernier tend à écraser le reste du spectre. De l’autre, il n’en souffre pas et reste assez équilibré. Pour clarifier encore, il ne faut pas que les infra basses soient généreuses, sinon il y a débordement. Et celui-ci masque une précision pourtant relativement dans les clous avec d’autres morceaux. Pour faire simple, Massive Attack n’est pas la panacée avec ce casque. Pourtant, avec le Matrix, force est de constater que la profondeur est mieux maîtrisée qu’avec l’Essence. Il conserve cependant encore une teinte médiums bas/basses. Ce n’est pas pour déplaire, mais cela implique moins de polyvalence musicale. Ajoutons enfin que sur le plan des aigus, c’est un peu plus net qu’avec l’Essence. De manière générale, malgré la teinte évoquée, il se rééquilibre légèrement. Par conséquent, l’équilibre bas-aigu est plus pertinent avec une source froide. Aucune sibilance, ni de sécheresse ne sont à déplorer, juste, encore une fois, un aspect moins fin que ce que nous pourrions trouver sur des casques au tarif plus…conséquent. Au final, s’il est cantonné dans un domaine, l’écoute reste agréable.

En utilisation vidéoludique, nous conservons bien évidemment cet aspect fort en basse. Ainsi l’environnement passe-t-il un peu sur l’arrière de la bande-son. En effet, sur notre scène test, les tintements de douille sont assez loin quoique propres, mais il compense largement par une spatialisation plutôt performante, en simple stéréo il s’entend. En fait, c’est surtout la bande son musicale qui pêche, elle parvient à reprendre le dessus à partir du moment où il n’y a pas de basses ou d’infrabasses. Les voix restent précises et supplantent facilement l’environnement. Malgré tout, encore une fois, l’écoute reste agréable et il sera possible de visualiser un film facilement. Prudence toutefois sur le niveau d’écoute, car il est puissant sur les basses. Il n’est pas rare de se laisser emporter et de ne pas être raisonnable, et pourtant, la dynamique est là, la pression aussi. En jeu, c’est identique, belle propension à rendre les explosions et les tirs grâce à une percussion franche qui s’accompagne d’une bonne capacité à informer. Du côté du micro, c’est franchement bien. En effet, excepté un certain souffle audible en retour dans TS mais non remonté dans Discord, les collègues confirment une proche fidélité de la voix. Il n’y a pas d’aspect rocailleux ou métallique, un bon point.



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