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Casque 1MORE Spearhead VR BT

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Publié le 11 Mars 2019
Page: 3/4

La question du confort est, à la fois, une fausse et une vraie question. En effet, le confort d’un intra est par essence limité au fait d’insérer un embout silicone dans le conduit, ce n’est pas toujours agréable. Mais reconnaissons aujourd’hui que les embouts ont nettement progressé puisqu’entre le silicone et la mousse à mémoire de forme, il est bien loin le temps de l’intra en plastique dur qui vous arrache le conduit. A cette époque, heureusemen, révolue - encore que…pas totalement, il persiste encore une gamme de casque de ce type- , c’était le conduit qui épousait l’écouteur. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Notons toutefois que ce 1More ne remportera pas de suite le prix du meilleur intra en confort, cette version VR BT ne dispose effectivement pas du choix assez conséquent d’embouts que proposent à la fois le Triple Driver BT et le Quad driver. Ici, nous n’avons que les embout silicones, c’est en soi déjà pas mal. A l’utilisation, le deuxième point, c’est la présence du tour de cou et des fils d’alimentation qui en partent en direction des écouteurs. Sorti d’une situation particulière, au quotidien, le tour de cou n’est jamais gênant. Toutefois, en allant courir il restera préférable de le glisser le tour de cou dans le col, sinon il a tendance à gigoter et à sautiller.

L’appairage n’est pas complexe et il se fait facilement du premier coup. Une fois le casque mis en route, on profite d’un son 1More. Dans l’absolu, à la première écoute, il n’impressionne pas autant que le 1More Triple Driver BT. En effet, si la précision est bien présente, elle marque un peu le pas, avec un découpage moins chirurgical. Il n’y a pas pour autant de chevauchement ou d’imprécision, mais un peu moins de finesse dans le spectre. Du côté de la restitution, nous obtenons un son qui laisse la part belle aux basses mais qui, indubitablement, impressionne moins que la série Triple Driver et Quad Driver. Elle est effectivement un peu moins riche, moins coloré et donc un peu moins précise. En effet, pour rendre l’ensemble du spectre, le VR ne dispose que d’un seul HP, avec certes, deux membranes. Nous sommes aussi et surtout sur une conception plus classique : pas de balanced armatures ici. Par conséquent, la découpe du spectre est un peu moins marquée. Pour autant, l’écoute est plaisante et agréable. Cela dit, nous retrouvons la tendance 1More et finalement tendance actuelle : pas mal de basses. Elles occupent indéniablement une place importante avec une bonne dynamique. Elles n’ont toutefois pas la subtilité et la justesse de ton que nous avons eu précédemment, elles peuvent ainsi sensiblement gronder en manquant un peu de maîtrise sur certains morceaux. Il faut préciser à ce niveau que le prix n’est pas le même : le VR est tarifé deux fois moins cher que le BT, 99 euros et 199 euros respectivement. Les médiums sont de bonne qualité et bien présents. De manière générale, ils trouvent l’espace nécessaire pour être suffisamment vivants pour être suffisamment vivants. Les voix n’appellent d’ailleurs pas réellement la critique. C’est peut-être finalement du côté des aigus que nous avons le moins bons. En effet, s’ils ne sont aux abonnés absents, il y a une très légère sibilance, une attaque un peu sèche. Pas grand-chose, mais légèrement sensible pour que cela mérite d’être dit.

Nous devons aborder un autre aspect important concernant ce VR. Il est fourni avec un support logiciel pour votre source nomade, Ios ou Android. Sur ce point, il est important de préciser que, si ce support propose un égaliseur, ce dernier ne fonctionne que si l’utilisateur passe par le lecteur 1More fourni dans le même temps…à condition qu’il reconnaisse les morceaux stockés sur le téléphone. Sur notre P10, il n’est parvenu à lire qu’un morceau sur deux ou trois, donc pas une franche réussite. C’est dommage. En outre, si l’égaliseur amène effectivement une modification du spectre notable, il n’en reste pas moins que la fonctionnalité Virtual Environnement Sound n’est pas si efficace que cela. Dans les faits, elle ne parvient, ce qui en soi n’est déjà pas mal, à proposer un peu de vivacité et d’ampleur dans le spectre. Dans l’absolu, en écoute musicale, c’est à conseiller, le casque est plus vif, plus vivant…mais pour autant, proposée à la base pour un rendu quelque peu 3D, elle passe totalement à côté, à moins que nous ne soyons totalement sourds. En effet, dans les quelques jeux que nous avons testés sur ce P10, il s’avère qu’il n’y a pas de différences notables dans le rendu que cette dernière soit activée ou pas. Concrètement, en écoute musicale, c’est plutôt judicieux mais pour ce pourquoi elle est prévue à l’origine, elle n’apporte rien. En outre, cette application offre un rodage du casque avec un Samrt-Buring qui permet normalement de roder le casque…Pourquoi trois points de suspension ? Tout simplement parce que nous sommes sur un sujet litigieux. En effet, dans l’audiophilie voire parfois l’idiophilie, la question du bruit blanc, rose, neutre etc. ne fait, à ce jour, toujours pas consensus. A titre personnel, nous pensons qu’il est tout aussi pertinent d’écouter un casque avec une sélection de style musicale varié à volume raisonnable pendant une vingtaine d’heures – reconnaissons que parfois, nous laissons simplement tourner le casque sans oreille dessous. Cela dit, cette façon de faire n’est, par certains, pas toujours considéré comme LA méthode. De fait, 1More propose donc dans l’application un rodage d’une quinzaine d’heures à l’aide d’un bruit. Ce n’est ni très pratique, ni même adapté à l’autonomie du casque.

Il ne nous reste qu’à aborder la question de la voix et de l’autonomie. Sur le premier point, avec l’ENC, nous avons globalement une voix fidèle et le casque parvient à offrir une bonne isolation de l’environnement extérieur. En revanche, ce VR aura été plus sensible au placement du micro. Certains correspondants auront pu nous dire que la voix était lointaine. Il faut donc rapprocher le micro de la bouche, ce qui n’est pas des plus pratiques. L’autonomie est promise à 6 heures par 1More, elle est globalement là. En effet, à l’utilisation, nous avons tenu 5h34. Certes, il en manque un peu, mais nous n’en sommes pas loin. En revanche, c’est un peu moins que le Triple Driver BT. La faute en incombe évidemment au rétroéclairage. Ce qui explique aussi dans le même temps les minutes manquantes. Etant donné qu’il peut se désactiver, l’utilisateur en retrouvera quelques-unes mais certainement pas toutes.

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