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Test clavier gaming ASUS ROG Strix Flare

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Publié le 22 Juillet 2019
Page: 4/5

A bien des égards, le Strix Flare est un clavier mécanique classique, presque old-school. Même s’il présente quelques molette et boutons de ci et de là, il n’en reste pas moins que le look d’ensemble reste dans les standards. Cependant, il ne devrait donc pas souffrir des effets de mode. Ce qui, en soi, est un bon point. Il est indéniable que le choix de conserver les switches MX Cherry est à la fois un gage de qualité, même si les autres marques de switches ne déméritent plus, et un gage de sécurité. En effet, l’utilisateur et acheteur, de manière générale, apprécie la présence de cette marque de switches. En outre, Asus opte ici pour les MX Cherry rouges qui sont, à notre sens, les plus agréables au niveau de l’utilisation. En revanche, défaut de leur qualité de souplesse : l’exigence. En effet, à la frappe, l’imprécision est source d’erreur puisque toute touche effleuré – ou presque – est immédiatement prise en compte. Pour autant, l’aspect linéaire à la descente et l’effet ressort sensible à la remontée participent réellement du confort de frappe. Finalement, la seule chose que nous pourrions peut-être regretter se place justement au niveau des switches : les MX rouges sont excellents mais les MX Silent sont parfaits. A priori, ils sont disponibles à l’international mais pas pour nous, c’est dommage. Cela dit, clairement, excepté un mieux sur le bruit généré et un petit amorti en fin de course, les MX Silent proposent un fonctionnement équivalent. Le clavier reste donc agréable en toutes circonstances, y compris en jeu où il est réactif comme il se doit. Aucun joueur n’ira plus vite que le clavier et il permettra de s’adonner sans aucun problème à tous types de jeu. La seule limitation proviendra, comme souvent, de la vitesse des doigts.

Nous l’avons utilisé plutôt pattes de surélévation en place. En effet, sans, il est un peu trop à plat pour être tout à fait confortable. Une fois les pattes mises en place, l’axe avant-bras/poignet est plus à plat, même si pour cela il faut abaisser un peu les bras du fauteuil. Rappelons comme toujours que la position ergonomiquement pertinente reste celle de la suspension des mains au-dessus du clavier, les avant-bras à plat sur les bras du fauteuil. En revanche, il est un défaut qu’il nous faut aborder : le repose-poignet. Ce qui est bien dommage d’ailleurs, car il met en avant deux points bien conçus. Le système de fixation est judicieux : une sorte d’encoche avec des ergots au sein de laquelle le clavier vient se reposer. Pas de risque de pattes qui cassent donc. Le deuxième point est celui de la fabrication, rigide et stable. Mais, car il y a un gros mais : il est trop court. Du coup, malheureusement, les paumes ne parviennent à reposer dessus. Au mieux, peuvent-elles atteindre la bordure. Au final, il ne rend pas réellement le service pour lequel nous l’attendions. La molette de réglage de son, quant à elle est une excellente idée. Elle l’était déjà chez Corsair, elle le reste aussi chez Asus. Et ce, d’autant plus qu’elle est du côté le plus adapté du clavier. Cela permet de régler le son sans lâcher la souris. Elle est en outre très précise avec un défilement freiné juste comme il faut. Les boutons placés à côté sur la droite sont aussi intéressants, une fois l’habitude prise. Finissons avec les macros et les profils, à partir du moment où il est possible d’attribuer une macro sur la touche de son choix, de suite, les possibilités en jeu sont nombreuses. Les joueurs ne sont donc pas cantonnés sur les flèches comme c’est parfois le cas ou sur un pavé de macros dédié. Les EDSF ou ZSQD peuvent se faire plaisir.

Il nous reste à aborder trois points : l’un qui fâche toujours sur un clavier à 179 euros. Les keycaps sont en simple ABS, certes double shot. Mais, irrémédiablement, elles se lustreront avec le temps, perdant par là même l’aspect mat des débuts. A quand des sets complets en PBT sur nos onéreux claviers ? Cela dit, le Strix Flare ne pêche pas plus que les autres à ce niveau. Deuxième point concernant la question des nuisances sonores, il est assez bruyant, c’est évident, mais il ne génère pas de bruit de ressort comme c’est parfois le cas. De plus, les keycaps doubles ne claquent pas à la remontée avec un maintien quasi-parfait. Les touches simples produisent un bruit un peu plus aigu que les doubles dont la sonorité mat (notamment sur la barre Espace) inspire confiance…moins la tranquillité pour nos voisins. Enfin le dernier point concerne le rétroéclairage. Celui-ci est mis en valeur par une plaque d’habillage blanche, les marquages latéraux des touches et les barrettes de plexi latérales. De fait, même si le RGB reste toujours une problématique éminemment épineuse (les pour, les contre), l’effet esthétique est assez réussi…Et l’on pourra choisir sa couleur : rose pour notre part.

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