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Test clavier mécanique HHKB Professional 2

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Publié le 14 Janvier 2020
Page: 3/4


Pour être honnêtes, nous attendions avec une réelle impatience un test pour ce clavier. Quand la proposition nous a été faite de nous en confier un, nous étions emballés. En effet, nous l’avons dit en introduction ce clavier est un peu une sorte de Graal. D’une part, il y a quelques années pour en obtenir un, il fallait mettre conséquemment la main au porte-monnaie, on ne peut pas dire que les choses aient réellement changé. Il reste cher, très cher : 210 euros tout de même. Force est de constater que nous avons un peu relativisé, ce qui va indéniablement demander quelques explications.

Le clavier opte donc pour des switches Topre que nous utilisons au quotidien avec notre Novatouch, nous ne sommes donc pas en terrain inconnu, loin de là. Ils sont d’excellents switches puisqu’ils concilient les avantages des membranes sans les inconvénients et les avantages du ressort (switch mécanique), là aussi, sans les inconvénients. En effet, le Topre est en fait une membrane au sein de laquelle est placé un ressort ainsi qu’un plongeur. Cela permet d’obtenir l’amorti du ressort et dans le même temps le silence de la membrane. Ainsi à la frappe, le confort est parfaitement au rendez-vous. La descente est linéaire après avoir eu légèrement le côté on-off de la membrane. Le ressort remplit parfaitement son office en facilitant la remontée. Une chose est sûre, c’est indéniablement l’un des switches les plus agréables à utiliser. Aussi souple qu’un Cherry rouge mais bien plus silencieux, car même en cas de bottom-out, il n’y a pas de claquement notable. En revanche, il est un point que nous devons aborder. Si la frappe est particulièrement agréable, il n’en reste pas moins que PFU ne propose qu’un layout : ANSI. Ce qui implique deux choses : pas de compatibilité avec notre layout ISO fr. Ce qui peut être surmonté lorsque l’on sait taper sans regarder les touches. Le marquage gris sur gris des touches du HHKB l’impose aussi dans une certaine mesure. Deuxième chose : le layout 60% demande un vrai temps d’apprentissage. En clair, il ne faut pas espérer ne pas faire d’erreur dans les premières semaines. Pour illustrer cela, il suffit d’évoquer la barre Retour. Elle est située sous la première touche de la ligne supérieur à droite. Il n’est pas rare dans les premiers temps de taper ² plutôt que d’effacer ce que l’on souhaitait effacer. C’est globalement valable pour la plupart des fonctions. Tant qu’il est question de texte du kilomètre, il n’y a pas de difficultés notables. Lorsqu’il s’agit d’utiliser des fonctions annexes, l’apprentissage est une évidence. Ctrl en est un autre cas concret, naturellement nous sommes allés le chercher sur la touche double de gauche, en bas. Dans les faits, elle est juste au-dessus. Du coup, les copier/coller doivent être réappris. Malgré tout, le format est pertinent et les choses s’arrangent à l’utilisation. Au final, c’est un clavier qui se mérite et qui s’apprivoise.

Du point de vue ergonomique, nous avons utilisé le HHKB dans aucune patte de surélévation en place. En effet, mécanique et touches au profil haut impliquent aussi dans le même temps un clavier…haut. Du coup, sans repose-poignet, afin de conserver un angle acceptable sur l’axe avant-bras/poignet, il est nécessaire de ne pas surélever l’arrière du clavier. Le repose-poignet est un manque relatif mais un manque quand même. En lui adjoignant les services de nos repose-poignets, nous avons obtenu un bon niveau de confort.

Il n’est pas nécessaire de passer longuement par le chapitre du bruit, nous l’avons déjà évoqué. Avec les switches Topre, le niveau de bruit est tout à fait acceptable. Et force est de constater que la construction du HHKB apporte en outre un plus bienvenu. En effet, le bruit est un peu plus mat qu’avec notre Novatouch. Il est tout à fait utilisable en open-space, contrairement à certains mécaniques qui pourraient bien générer quelques crispations. L’un des points très sympathiques du HHKB est la présence d’un set de touches en PBT, bien plus utile que n’importe quel rétroéclairage. Nous sommes là face à des touches qui supporteront les affres du temps sans coup férir.

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Marque : SSI