Le constructeur GameSir continue d’étoffer son catalogue de périphériques gaming avec la GameSir Super Nova, une manette multiplateforme qui mise sur un argument simple : proposer des technologies habituellement réservées à des modèles bien plus coûteux, tout en restant accessible avec un tarif annoncé de 59 €. Sur le papier, la fiche technique est particulièrement complète et met clairement l’accent sur la précision ainsi que sur la polyvalence.
La GameSir Super Nova adopte une connectivité trimode qui lui permet de fonctionner en Bluetooth, en connexion filaire USB ou via un dongle sans fil 2,4 GHz. Cette configuration assure une compatibilité avec plusieurs plateformes, dont le PC, la Switch, iOS et Android. En filaire ou via le dongle, la manette peut également atteindre une fréquence d’interrogation de 1000 Hz, un paramètre important puisqu’il détermine la vitesse à laquelle les entrées sont envoyées au système, réduisant ainsi la latence entre l’action du joueur et la réaction à l’écran.
Côté mécanique, la manette s’appuie sur des joysticks et des gâchettes à effet Hall développés par GameSir. Contrairement aux mécanismes analogiques classiques basés sur des potentiomètres, cette technologie utilise des capteurs magnétiques afin de limiter l’usure et d’éviter les problèmes de drift des sticks. Les gâchettes profitent également de cette technologie et intègrent des butées de déclenchement permettant d’ajuster leur course selon les préférences d’utilisation.
L’équipement se complète avec deux moteurs de vibration asymétriques, un gyroscope à six axes, deux boutons arrière programmables ainsi qu’un logiciel de personnalisation via les applications GameSir et GameSir Connect. La manette dispose également d’une station de recharge fournie, capable de lancer ou d’arrêter automatiquement la charge lorsque la manette est posée dessus. Une proposition donc particulièrement riche sur le papier, que nous allons maintenant examiner plus en détail.
Côté bundle, la GameSir Super Nova arrive avec un ensemble plutôt complet. Dans la boîte, on retrouve bien sûr la manette, accompagnée d’un dock de recharge, d’un câble USB et du dongle sans fil 2,4 GHz destiné à la connexion PC. Le dock, entièrement blanc, se veut à la fois simple et pratique. Il permet de poser directement la manette afin de lancer la recharge, celle-ci s’effectuant via de petits contacts métalliques situés sur la base du contrôleur. Une bande RGB vient également habiller l’avant de la station et prolonge visuellement l’éclairage présent sur la manette, avec différents effets lumineux indiquant notamment l’état de la charge. À l’arrière, le dock intègre la connectique avec une prise USB Type-C pour l’alimentation ainsi qu’un port USB Type-A permettant d’y brancher directement le dongle sans fil, ce qui a l’avantage de le garder proche de l’utilisateur pour une connexion plus stable. Enfin, la base repose sur un large patin antidérapant placé sous la station afin d’assurer une bonne stabilité une fois posée sur le bureau.
En complément, GameSir nous a également fourni des plaques interchangeables permettant de modifier la couleur de la manette. Ces plaques sont vendues séparément et offrent ainsi une personnalisation supplémentaire pour adapter l’apparence du contrôleur aux goûts de chacun. Pour ce test, nous avons pu essayer une plaque rose, une verte et une orange, mais le constructeur propose également d’autres modèles aux designs beaucoup plus audacieux, permettant de véritablement donner à sa Super Nova un style unique.
Sur le dessus, la GameSir Super Nova affiche une plaque rose avec un dégradé tirant vers le blanc, apportant une touche visuelle élégante. Les parties les plus longues de la manette, destinées à la prise en main, sont recouvertes d’un gros revêtement gris clair, offrant confort et stabilité lors des sessions prolongées. La disposition des commandes est asymétrique, avec le joystick gauche placé au-dessus de la croix directionnelle, tandis que le joystick droit se situe sous les boutons XYAB. Les sticks sont recouverts d’un grip gris pour une meilleure accroche, tandis que les boutons XYAB sont blancs avec des inscriptions gris clair. Les autres boutons sont gravés afin de pouvoir les différencier facilement au toucher. Entre les sticks se trouvent plusieurs boutons supplémentaires : tout en bas, le bouton Menu permet de régler la manette sans passer par le logiciel. Juste au-dessus, quatre LED d’état s’allument en blanc, et encore plus haut se situent le bouton Home, un bouton rond ainsi que les boutons + et -, typiques de la Switch, tous disposés de manière ergonomique pour un accès rapide.
Sous la manette, le design est entièrement blanc, contrasté par la continuité des grips gris qui prolongent la prise en main. On y retrouve deux larges palettes servant de boutons supplémentaires, très pratiques pour des actions rapides ou personnalisées. Entre ces palettes se situent la connexion pour le support de recharge, ainsi qu’un bouton glissière permettant de choisir entre Bluetooth, dongle ou extinction de la manette. Encore au-dessus, deux autres boutons glissières permettent de verrouiller les triggers, réduisant leur course pour obtenir une activation plus courte et réactive, idéale pour certains types de jeux.
Sur la face avant, on retrouve les triggers ainsi que les boutons RB et LB, tous recouverts de blanc avec des gravures permettant de les différencier facilement au toucher. Entre les triggers se situe une prise USB Type-C, utilisée pour connecter la manette en filaire. Cette zone conserve le look rose et blanc de la manette, un design assumé et harmonieux qui renforce l’identité visuelle de la GameSir Super Nova tout en restant propre et lisible.
À l’arrière, peu de choses à signaler : on retrouve les grips gris qui prolongent la prise en main, posés sur un carénage blanc sobre et propre. En revanche, contrairement à beaucoup d’autres manettes, la GameSir Super Nova ne dispose pas de prise jack pour casque ou micro. C’est un petit manque pour ceux qui aiment brancher un headset directement sur la manette, mais à ce tarif de 59 €, il ne faut pas non plus trop en demander.
Le layout de la GameSir Super Nova s’inspire clairement de celui des manettes Xbox, ce qui est idéal pour jouer sur PC : les boutons sont disposés de manière familière, avec le Y en haut, X à gauche, A en bas et B à droite. Cependant, pour rester pleinement compatible avec la Switch, GameSir a prévu un système permettant d’inverser facilement ces boutons afin de correspondre au layout de la console de Nintendo, où les Y et X sont inversés, tout comme les A et B. Pour effectuer l’échange, il suffit de retirer la plaque rose, maintenue par de simples aimants, et de permuter les boutons. Un système de détrompeurs empêche toute erreur : seuls les boutons AB et XY peuvent être échangés, ce qui rend l’opération simple et sûre.
Côté commandes, la GameSir Super Nova mise sur un compromis intéressant. Les joysticks et triggers utilisent la technologie Hall Effect, tandis que le reste des boutons ABXY, la croix directionnelle et les boutons supplémentaires reposent sur des membranes classiques. Les sticks et triggers Hall Effect offrent plusieurs avantages : ils sont extrêmement précis, résistent à la dérive et s’usent beaucoup moins vite qu’un potentiomètre classique, garantissant une excellente longévité ainsi qu’une constance dans le ressenti au fil du temps.
Les boutons à membrane sont en revanche un peu plus mous et moins nets à l’activation. Cette sensation est surtout perceptible lorsqu’on les compare à des boutons utilisant des micro-switchs, qui offrent généralement un clic plus franc et plus précis. Cela dit, pour des membranes, ceux de la GameSir ne sont clairement pas à plaindre. La réponse reste correcte et homogène, et on a déjà vu bien pire dans cette gamme de prix. Il s’agit donc d’un compromis logique pour maintenir un tarif contenu à 59 €, tout en intégrant des sticks et triggers Hall Effect souvent réservés à des modèles bien plus onéreux.