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ASUS ROG Strix XG27JCG : un écran 5K 180 Hz qui se transforme en QHD 330 Hz, gadget ou génie ?, page 3

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Publié le 28 Avril 2026
Page: 3/4

Sur le papier, le ASUS ROG Strix XG27JCG arrive avec des arguments solides en matière de colorimétrie. La marque annonce une couverture de 97 % du gamut DCI-P3, un affichage 10 bits capable de gérer 1,073 milliard de couleurs ainsi qu’une précision annoncée à Delta E inférieur à 2. La dalle Fast IPS promet également des angles de vision larges de 178°/178°, un contraste typique de 1500:1 et une luminosité de 350 cd/m² en SDR pouvant grimper jusqu’à 600 cd/m² en HDR. Sur le papier, nous sommes donc face à un écran gaming qui cherche aussi à séduire les usages créatifs. Tous nos relevés ont été réalisés en sortie de carton, sans calibration préalable.

Glow et fuites de couleurs

Avant de passer à la sonde et aux mesures plus techniques, un détour par les tests visuels classiques s’impose. Concernant l’IPS Glow, le ASUS ROG Strix XG27JCG en montre lorsque la luminosité est poussée, principalement dans une pièce sombre. Rien d’anormal pour cette technologie, et surtout un phénomène qui diminue nettement, voire devient très discret, dès lors que l’on baisse la luminosité à des niveaux plus réalistes d’utilisation. En pratique, cela reste donc maîtrisé.

Bonne surprise en revanche du côté des fuites de lumière : nous n’avons pas relevé de backlight bleed notable sur notre exemplaire. Les bords restent propres, sans halo parasite marqué venant perturber les scènes sombres. Même constat pour les angles de vision. En se décalant latéralement, nous observons surtout une baisse progressive de luminosité, mais pas de fuite de couleurs ni de dérive marquée. La dalle conserve ainsi un comportement sain, fidèle à ce que l’on attend d’un bon IPS.

Enfin, concernant le ghosting, le moniteur s’en sort très correctement. Lors de notre traditionnel test poussé des extraterrestres, seules de légères traînées apparaissent. Les différents réglages d’overdrive disponibles dans l’OSD permettent d’ailleurs d’ajuster finement le rendu selon les préférences de chacun, en choisissant le meilleur compromis entre ghosting résiduel, reverse ghosting et blur. Une flexibilité bienvenue qui permet d’obtenir une image rapide et propre une fois le bon réglage trouvé.

A la sonde

Sortie de carton

À la sonde, les premiers résultats sont globalement bons. La couverture colorimétrique mesurée atteint 100 % du sRGB, 78 % de l’Adobe RGB et 79 % du DCI-P3. Le Delta E moyen s’établit à 1,15, une très bonne valeur pour un écran non calibré. Dans le détail, le meilleur échantillon descend à 0,22, signe qu’une partie des couleurs est reproduite avec une excellente justesse, tandis qu’un pic isolé à 7,01 vient perturber un ton précis. Le point blanc oscille entre 7100 et 7300 K selon la luminosité, ce qui traduit une image légèrement froide par défaut. Le gamma relevé à 2,5 est un peu plus élevé que la cible classique de 2,2, avec une tendance à assombrir légèrement certaines zones intermédiaires. Côté luminosité, nous avons mesuré jusqu’à 401 cd/m² en SDR à 100 %, au-dessus de l’annonce constructeur, tandis que la luminosité minimale descend à 37 cd/m², un excellent point pour jouer ou travailler dans le noir sans s’arracher les rétines. Le point noir varie de 0,02 cd/m² au minimum à 0,31 cd/m² à pleine puissance, des valeurs cohérentes pour de l’IPS et qui permettent de conserver un contraste compris entre 1260:1 et 1580:1 selon les réglages. En revanche, l’uniformité des couleurs constitue ici le point le plus faible de la dalle, avec des dérives pouvant grimper jusqu’à 4,4 de Delta E selon les zones, principalement sur les bords et angles. L’uniformité de luminance reste quant à elle plus contenue, avec jusqu’à 20 % d’écart.

Ce qu’il faut en conclure

En clair, ASUS livre un écran bien réglé dès la sortie du carton. Les couleurs sont justes, la luminosité généreuse, la plage de réglage très confortable et le contraste solide pour de l’IPS. On regrettera surtout une uniformité colorimétrique perfectible, ainsi qu’une température un peu froide et un gamma légèrement haut. Pour un joueur souhaitant aussi toucher à la photo, à la vidéo ou simplement profiter d’une belle image sans passer par une calibration immédiate, ce XG27JCG s’en sort franchement bien. Ce n’est pas un moniteur de studio, mais il joue déjà très proprement sans échauffement préalable.

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Marque : ASUS