Le week-end du 18 et 19 avril 2026,
AOC et
MMD ont remis le couvert avec leur Press Event annuel, un de ces rendez-vous où les constructeurs viennent montrer que leurs écrans ne sont plus juste des fenêtres sur du contenu, mais presque des machines à provoquer des réflexes conditionnés chez les joueurs. Cette année, direction Dubrovnik en Croatie, une ville qui a déjà une carrière dans le cinéma sans avoir besoin de bouger un caillou. Et pour cause :
Game of Thrones est passé par là, transformant les remparts en Port-Réal, avec ses intrigues, ses trahisons et ses jeux de pouvoir silencieux où un simple regard peut valoir une tête de moins. On se retrouve dans une ville où chaque escalier semble avoir déjà servi à une scène politique tendue ou à une exécution publique un peu trop dramatique, comme si les pierres elles-mêmes avaient encore de la mémoire. Résultat : entre les murs historiques et la lumière méditerranéenne, on a l’impression permanente d’être dans un décor qui attend juste qu’une cinématique se lance.

L’arrivée, elle, a eu un petit twist qu’on pourrait qualifier de réalisme aéronautique avancé. L’approche de Dubrovnik s’est faite correctement, suffisamment pour voir la piste, distinguer les installations, et déjà imaginer la fin du trajet après plusieurs heures de voyage dans les pattes. Ce moment précis où le cerveau commence à se détendre, persuadé que la mission est terminée. Sauf que la Bura, ce vent local aussi spectaculaire qu’un boss de
Dark Souls mal luné, est venu réécrire le scénario. Pas une simple bourrasque, mais une présence presque théâtrale, qui transforme le ciel en terrain instable et l’approche en lutte contre un élément invisible mais bien réel. Résultat : remise des gaz, nette, propre, mais terriblement frustrante. Voir l’aéroport de Dubrovnik s’éloigner par le hublot après tout ce trajet, c’est un mélange étrange entre admiration pour la maîtrise du pilote et frustration très humaine de ne pas pouvoir en finir. Direction Split en plan B, puis quatre heures de bus supplémentaires pour rejoindre Dubrovnik.
Au final, le trajet s’est étiré bien au-delà du raisonnable, avec une fatigue bien installée à l’arrivée. Entre le voyage rallongé, les heures passées en transit et le cerveau encore en train de digérer les événements, la première journée et les présentations n’ont clairement pas été les plus simples à suivre. Le mode Press Event a démarré directement en version endurance mentale avant même d’avoir vu un écran allumé.
Une fois sur place, le contraste est violent. Dubrovnik remet instantanément dans un état plus civilisé : mer Adriatique d’un côté, pierre claire de l’autre, et cette lumière qui donne même aux parkings un air de carte postale. Et c’est dans ce décor qu’
AOC et
Philips, sous la bannière MMD, déroulent leur vision 2026. Et la différence entre les deux marques reste assez nette, presque complémentaire.

AOC continue d’enfoncer le clou côté gaming pur. On est dans l’optimisation, la vitesse, la réactivité. Des écrans pensés pour réduire chaque milliseconde inutile, pousser les fréquences de rafraîchissement, améliorer la fluidité, et globalement donner l’impression que si on perds une partie, ce n’est clairement pas la faute de la dalle. On sent toujours cette logique très directe : performance avant tout, lecture rapide de l’image, confort compétitif, et évolution continue des specs pour suivre un marché qui ne ralentit jamais.

Philips, de son côté, joue une autre partition. Moins brute, plus immersive, presque scénographique. Ici, l’écran n’est plus seulement une surface d’affichage, c’est un point d’émission d’ambiance. Ambiglow continue d’évoluer dans cette idée d’étendre l’image au mur, comme si le contenu refusait de rester enfermé dans un cadre. Ça transforme littéralement la perception d’une scène : un jeu sombre devient une atmosphère, un film devient une extension lumineuse de la pièce, et même une interface peut prendre un côté vivant qui dépasse le simple affichage.
Et au milieu de tout ça, ce Press Event 2026 qui se déroule dans un entre-deux assez savoureux : une ville historique qui a servi de décor à une fiction mondiale, une météo capable de détourner un avion au dernier moment, et des constructeurs qui, eux, essaient de repousser les limites de ce qu’un écran peut faire ressentir. C’est presque trop cohérent pour être honnête.
Bref, on est là pour parler de dalles, de technologies, d’
AOC, de
Philips, d’Ambiglow et de tout ce qui fait qu’un écran aujourd’hui ne se contente plus d’afficher une image, mais commence à imposer une présence. Place donc aux nouveautés.
Mais qui fait quoi ?
AOC
Après cette mise en jambe un peu mouvementée, retour au cœur du sujet avec la structure gaming d’
AOC, qui reste organisée en trois grandes familles. Une sorte de hiérarchie claire dans l’écosystème
AGON, pensée pour couvrir aussi bien le joueur du quotidien que le compétiteur pur jus qui vit littéralement à côté de son écran.

On retrouve d’abord
AOC Gaming, la base du système. Ici, on est sur le segment essentiel et mainstream, celui qui vise le volume. Des écrans pensés pour être accessibles tout en intégrant les fondamentaux du gaming moderne : bonnes fréquences, réactivité correcte, fonctionnalités utiles sans tomber dans l’excès. C’est aussi la gamme où l’on retrouve des solutions comme l'USB-C en option selon les modèles, et surtout une volonté claire de proposer des écrans capables de s’intégrer dans un setup sans prise de tête, que ce soit pour jouer ou pour travailler.
Juste au-dessus, on passe à
AGON, le palier intermédiaire. Là, on monte en gamme avec des performances plus solides, des fonctionnalités supplémentaires et une approche plus affirmée du gaming. L’objectif est simple : offrir un cran au-dessus en fluidité et en confort, avec un design plus travaillé et une vraie montée en puissance des specs. L'USB-C peut aller jusqu’à 98W, ce qui commence à rendre ces écrans intéressants aussi pour des setups hybrides où le bureau ne sert pas uniquement à lancer une partie le soir.
Et tout en haut, on retrouve
AGON PRO, le sommet de la pyramide. Ici, on est clairement sur du haut de gamme gaming sans compromis. Performances maximales, fonctionnalités poussées, design fonctionnel avec effets lumineux intégrés, et une logique orientée eSport pur. C’est aussi la gamme des partenariats forts, avec des acteurs majeurs du gaming compétitif et de l’écosystème
NVIDIA. L'USB-C grimpe jusqu’à 140W, ce qui confirme le positionnement très premium et polyvalent de ces écrans, capables de gérer des setups complets sans broncher.
Philips
Côté Philips, on retrouve une logique similaire avec la gamme Evnia, qui structure elle aussi son offre en plusieurs niveaux bien définis. L’idée reste la même : couvrir du grand public jusqu’au haut de gamme gaming, mais avec une signature visuelle et immersive plus marquée, notamment autour de l’esthétique et de l’éclairage Ambiglow.

On commence avec la
3000 series, positionnée sur l’essentiel et le mainstream. Ici,
Philips vise clairement les volumes avec des écrans gaming accessibles, intégrant les specs de base attendues aujourd’hui : fluidité correcte, réactivité adaptée au jeu, et une approche simple mais efficace. Mais ce qui distingue déjà cette gamme, c’est le choix d’un design blanc, associé à des matériaux plus durables, qui donne une identité visuelle immédiatement reconnaissable sur le bureau. On est dans une approche propre, minimaliste, mais déjà un peu différente de ce qu’on voit ailleurs.
On monte ensuite sur les
5000 et 6000 series, qui représentent le palier intermédiaire. Ici, on entre dans du mainstream et haut de gamme plus sérieux, avec des performances renforcées et des fonctionnalités supplémentaires. L’élément clé reste l’Ambiglow, déjà présent à ce niveau, qui commence à étendre l’expérience visuelle au-delà de la dalle. Le design blanc reste de la partie, toujours accompagné de matériaux durables, et on retrouve aussi de l'USB-C pouvant aller jusqu’à 98W, ce qui permet de commencer à envisager des setups plus complets et polyvalents.
Enfin, au sommet, les
7000 et 8000 series incarnent le haut de gamme
Evnia. Là,
Philips sort l’artillerie lourde avec les meilleures performances, toutes les options activées et une intégration Ambiglow poussée au maximum. L’expérience devient clairement plus immersive, avec un rendu global qui dépasse le simple affichage. Le design évolue aussi vers quelque chose de plus premium, avec un support en métal et une finition blanc et silver qui donne un vrai cachet à l’ensemble. L’USB-C monte lui aussi jusqu’à 98W, confirmant une orientation vers des écrans capables de s’intégrer dans des environnements complets, sans compromis sur la connectivité.
Des petites evolutions
AOC
Du côté de chez
AOC, les évolutions sont plus subtiles sur le papier, mais assez intéressantes une fois posées sur un bureau. On commence par le design global de la base, qui a été retravaillé pour réduire l’encombrement. Selon les modèles, on parle d’une optimisation allant de 9% à 22% par rapport à l’ancienne génération G2 vers la nouvelle G4. Concrètement, ça libère de la place sur le bureau, un point qui paraît secondaire mais qui devient vite précieux dès qu’on commence à empiler clavier, souris, casque et périphériques annexes.

Autre changement notable, la refonte complète des OSD. On quitte enfin les menus au look pixelisé un peu daté pour quelque chose de beaucoup plus moderne et lisible. L’interface évolue même visuellement en fonction de la gamme de l’écran, avec des variations de couleur qui permettent de distinguer rapidement où l’on se situe dans la hiérarchie produit. Une évolution esthétique, mais aussi pratique pour rendre la navigation plus intuitive.
Dans le même esprit d’optimisation du quotidien, on retrouve toujours le support casque rétractable intégré sur le côté de l’écran, un classique chez
AOC, mais il est désormais accompagné d’un passe-câble latéral. L’idée est simple : éviter que les câbles de souris ou de clavier traînent librement sur le bureau et viennent perturber un setup propre. À cela s’ajoute toujours le passe-câble intégré dans la colonne centrale, déjà connu, qui permet de garder un minimum d’ordre dans le routing général.

Autre ajout intéressant, deux nouveaux boutons physiques viennent enrichir l’accès à l’OSD. Ceux-ci sont entièrement paramétrables et permettent de créer des raccourcis personnalisés. Une petite évolution, mais clairement pensée pour ceux qui aiment ajuster leur écran sans passer par toute la navigation classique dans les menus.
Enfin, détail plus marquant sur le haut de gamme
AGON Pro équipé uniquement de dalles WOLED, on retrouve désormais un design borderless sur les quatre côtés. Une finition plus poussée qui renforce l’impression d’image flottante, avec une disparition quasi totale des bordures visibles, ce qui colle parfaitement au positionnement premium de cette gamme.
Philips
Côté
Philips, les nouveautés ne se limitent plus à l’écran lui-même, mais commencent clairement à sortir du cadre pour envahir la pièce entière. Et c’est probablement là que la marque pousse son idée la plus ambitieuse avec l’évolution de son système d’immersion lumineuse.

On repart de la base : après le lancement de
EVNIA et de l’Ambiglow assisté par IA en 2022, puis l’arrivée de Windows Dynamic Lighting en 2024,
Philips passe désormais à une nouvelle étape en 2026 avec
Ambiscape. L’idée est simple sur le papier, mais beaucoup plus radicale dans l’usage : synchroniser l’éclairage de toute une pièce avec ce qui se passe à l’écran.
Grâce à l’intégration du protocole
Matter, le système ne se limite plus à quelques périphériques propriétaires. Il peut désormais piloter des ampoules connectées, des lampes, des rubans RGB ou tout autre source lumineuse compatible. Le tout directement depuis le logiciel
EVNIA. Concrètement, cela transforme n’importe quelle source lumineuse de la pièce en extension d’Ambiglow, comme si l’écran débordait littéralement dans l’environnement.
Le principe est assez simple : le moniteur devient le centre de contrôle de la lumière. Plus besoin de bridge externe, tout passe par lui, ce qui simplifie la configuration tout en élargissant énormément les possibilités. Et avec une prise en charge allant jusqu’à 10 dispositifs simultanés, on commence à pouvoir transformer une pièce entière en environnement synchronisé.
Résultat, on ne parle plus seulement d’un écran immersif, mais d’une véritable orchestration lumineuse. Le bureau devient une scène, la pièce un prolongement visuel du contenu affiché, et selon les réglages, on peut facilement basculer entre ambiance cinéma, setup gaming agressif ou… version boîte de nuit improvisée sans quitter son siège.
Et surtout, point important, cette évolution est logicielle. Cela signifie que les écrans
Philips EVNIA déjà compatibles avec le logiciel peuvent en bénéficier, ce qui prolonge la durée de vie de l’écosystème et évite de rendre obsolètes les générations précédentes.