Avec son LUMA100, Epomaker propose un clavier franchement simplement d’utilisation et accessible. On apprécie franchement la grande quantité d’accessoires fournis avec le clavier et le design hyper épuré. Il bénéficie d’une bonne qualité de construction, avec un boitier sleek aux bonnes finitions, qui bénéficie par ailleurs d’un petit travail d’insonorisation qui se montre efficace. On ne trouve qu’un seul type de switchs, qui auraient pu bénéficier d’une meilleure lubrification, mais c’est très correct en l’état. Les touches spéciales sont épaulées par des stabilisateurs qualitatifs : des Gateron pré-lubrifiés d’usine. La frappe est au global vraiment bonne, mais nous restons un peu sur notre fin quant aux keycaps. Faits en ABS, ils ne proposent pas un toucher spécialement agréable et surtout, ils auront tendance à s’user un peu vite. Heureusement, comme les touches sont blanches, ça ne se verra pas trop. Mais pour un clavier à ce prix-là, nous trouvons cela étonnant de voir des keycaps en ABS, alors que tant de constructeurs sont passés au PBT.
Le LUMA100 est exclusivement et entièrement configurable à travers la web app VIA. Un plus pour les utilisateurs Mac et Linux, et pour tous les utilisateurs tout court puisqu’il n’y a pas besoin d’installer de logiciel (et donc encore moins d’avoir les droits admin pour le faire, ce qui peut être assez courant dans les milieux professionnels). À mesure que nous découvrons les solutions en ligne maison de différents constructeurs, nous voyons de plus en plus d’aspects négatifs à VIA avec son interface assez austère et peu pédagogique, mais peut-être que cela changera un jour. En tout cas, l’outil reste quand-même stable et puissant : il permet de remapper absolument chaque touche du clavier, mais aussi de personnaliser leur fonction secondaire avec énormément de possibilité : édition, multimédia, bureautique, etc. Enfin, on pourra aussi personnaliser le rétroéclairage RGB du clavier à travers plusieurs presets fixes ou dynamiques. Par contre, pas possible d’y aller touche par touche.
Niveau autonomie, le clavier embarque une batterie de 3000 mAh, ce qui est assez conséquent pour un clavier de ce format. Pour rappel, le Lofree Flow Lite en version 75% (donc plus petite, donc avec moins de switchs, donc moins énergivore aussi) intègre une batterie de 2000 mAh et l’autonomie y était déjà plutôt robuste. L’autonomie va strictement dépendre de si l’utilisateur veut un rétroéclairage actif et sur quelle intensité lumineuse. Dans notre cas, utiliser le clavier à environ 50% de luminosité nous aura permis de l’utiliser une petite dizaine de jours, mais nous n’avons pas pu déterminer combien d’heures réelles cela représentait. Sans éclairage, là nous sommes montés à trois semaines environ, ce qui est suffisamment confortable pour un clavier mécanique !