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Test kit enceintes 2.1 Edifier S330D

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Pour 100 €
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Publié le 09 Novembre 2011
Page: 3/4



Pour ce qui est du montage et de l’installation du kit, c’est simple et rapide. Il ne fait pas avoir un master II d’informatique pour réussir. D’autant que c’est tout bête, mais bien pensé, Edifier a mis des fils à la gaine colorée pour repérer le noir du rouge. En général, la gaine porte un liséré ou un trait noir pour identifier le branchement, c’est pratique mais pas toujours très visible. Là, Edifier a tout simplement gaine de bleu et de rouge son fil de connexion aux satellites, il faut un peu mettre le nez dessus mais une fois que la chose est repérée, cela fonctionne tout seul. De plus, les connecteurs à basculeur se manient bien, et le bout des fils étant étamés, c’est vraiment très simple. Ensuite il ne reste qu’à connecter la télécommande au sub et le tour est joué. A parti de ce moment, il faut juste choisir le mode de connexion de la source : optique, RCA, Coaxiale. Pour le coup, comme le câble optique est fourni, nous avons opté pour ce type de branchement. Il ne reste donc plus qu’à faire péter la sauce et voir ce que ce S330D a dans le ventre.

Au premier abord, nous sommes agréablement surpris. D’une part, à volume normale, c’est assez détaillé, précis et d’autre part, le sub est assez puissant. Le S330D répond bien. Ensuite, en tendant une oreille un peu plus circonspecte, on s’aperçoit que la ligne médiane haute est la plus présente et de loin. Ce n’est pas désagréable pour autant, mais c’est une vraie caractéristique. Les aigus sont assez précis mais manquent de corps, ils sonnent un peu léger et peinent un peu à monter. Cela dit, la restitution de la ligne aigue reste appréciable. Les médiums nous le disions percutent avec force sur le haut de leur spectre, en effet, les médiums bas n’ont pas la même force. La faute au petit trou dont nous vous avons parlé dans la description. L’absence de profondeur provient aussi du faible litrage des colonnes, il faut dire qu’elles restent fines et peu profondes. La membrane ne peut prendre d’ampleur, et de résonnance. Ce trou se traduit un peu par cette absence de consistance, de profondeur sur les médiums. Cela dit, si l’on s’en aperçoit un peu, cela reste relativement peu perceptible à l’écoute. Il faut ajouter que ce kit est assez sensible au placement des enceintes. En effet, afin de vérifier l’écoute, nous avons tout simplement placé les colonnes à hauteur d’oreilles, elles n’étaient plus posées sur le bureau. Dans cette situation plus directionnelle, l’augmentation de qualité est perceptible. La ligne grave est assez profonde, mais manque un peu de tenue sur la montée en volume. D’où l’intérêt du bouton de réglage de gain du sub, il est pertinent d’en limiter de façon assez traditionnelle au trois quart de puissance. Sur des niveaux de volume moyen à moyen fort, le sub rétorque avec une belle puissance, plus en harmonique qu’en dynamique d’ailleurs, aidé en cela par l’évent. En revanche, en cas de forte montée, il se disperse et vient à saturer, au même titre d’ailleurs que les enceintes. Comme celles-ci, le sub est sensible au positionnement, mais globalement, il donne entière satisfaction. La spatialisation est bonne, voie droite et voie gauche ne subissent pas de perte, ni d’aplatissement. Bref, en écoute musicale, le S330D s’en tire avec les honneurs au regard de son prix de vente.

En utilisation jeu-vidéo, le S330D propose aussi quelque chose d’assez sympathique. Toutefois, le manque de corps des médiums bas est un peu préjudiciable à la force des dialogues et de l’environnement. Sur les explosions et les sons graves bas, le sub réalise une jolie prestation. En effet, autant en musique, il paraît un peu fade sur la dynamique, autant sur un film, avec plus de rareté de cette ligne, il « tape » bien sur notre scène type. Une fois encore, les aigus et les médiums hauts sont bien présents, au bénéfice des balles qui fusent de droite et de gauche. Cela permet de mettre en avant, à nouveau, une belle spatialisation. Elle ne reste que stéréo mais est particulièrement précise. En jeu, c’est le même constat, la grosse présence de la ligne médiane haute s’accompagne d’un sub qui travaille bien mais qui, sur COD7, manque un peu de subtilité dans les explosions. La spatialisation est aussi bien rendu, et l’on sait d’où proviennent les tirs. Globalement, une nouvelle fois, la prestation est bonne.

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