Après avoir annoncé hier tous les détails de ses Xeon 600 pouvant proposer jusqu'à 86 Cores et 336 Mo de L3, Intel en remet une couche à l’occasion du MWC de Barcelone avec une démonstration technologique bourrée de cores avec : le Xeon 6+ Clearwater Forest. Et ici, on ne parle plus de 86 cores, mais bien de 288 E-Cores sur un seul socket.
En bi-socket, nous sommes donc à 576 cores dans une seule et unique machine. Oui, ça commence à faire du thread à gérer.
Les différentes tuiles sont interconnectées via EMIB en 2.5D, tandis que l’empilement 3D repose sur Foveros Direct. Le tout est relié par un fabric interne à haute bande passante pour maintenir la cohérence et limiter les latences entre clusters.

Les cores sont regroupés par blocs de quatre partageant environ 4 Mo de cache L2. Au niveau du package complet, le cache total peut dépasser le gigaoctet, avec 1 152 Mo de cache last-level combiné. Oui, on parle bien de plus d’1 Go de cache sur un CPU.
Côté plateforme, Intel conserve le socket serveur Xeon existant avec 12 canaux mémoire, une prise en charge de la DDR5-8000, 96 lignes PCIe 5.0 et 64 lignes CXL 2.0. De quoi adresser des charges massives en cloud, edge computing ou télécom.

Avec 288 E-Cores et un cache gigantesque, ces processeurs peuvent exécuter un grand nombre de petites tâches d’inférence IA en temps réel, tout en maintenant des niveaux de latence et de consommation contenus. Un argument fort pour les déploiements distribués en périphérie de réseau.
Enfin, côté cloud, la très forte densité de cœurs permet de provisionner des dizaines voire des centaines de machines virtuelles sur un simple serveur bi-sockets. Une approche qui vise clairement les hyperscalers en quête de densité maximale par rack.
Après le Xeon 600 orienté workstation présenté hier dans nos colonnes, Intel montre donc avec Clearwater Forest qu’il entend frapper fort sur tous les segments serveurs, et surtout démontrer la maturité de son procédé 18A.
288 E-Cores Darkmont gravés en 18A
Le CPU Clearwater Forest repose sur une architecture chiplet extrêmement complexe. Le package assemble 12 tuiles de calcul gravées en Intel 18A, épaulées par trois tuiles de base actives en Intel 3 et deux tuiles I/O en Intel 7. Chaque tuile de calcul intègre six modules composés de quatre cœurs Darkmont, soit 24 E-Cores par tuile et un total maximal de 288 cœurs sur un unique processeur.En bi-socket, nous sommes donc à 576 cores dans une seule et unique machine. Oui, ça commence à faire du thread à gérer.
Les différentes tuiles sont interconnectées via EMIB en 2.5D, tandis que l’empilement 3D repose sur Foveros Direct. Le tout est relié par un fabric interne à haute bande passante pour maintenir la cohérence et limiter les latences entre clusters.

Un cache massif et une plateforme toujours aussi large
Chaque E-Core Darkmont dispose d’un cache L1 instruction de 64 Ko, d’un front-end élargi et d’une fenêtre out-of-order plus importante pour soutenir davantage d’instructions. Les ressources d’exécution ont également été revues à la hausse afin d’améliorer les performances en calcul entier et vectoriel.Les cores sont regroupés par blocs de quatre partageant environ 4 Mo de cache L2. Au niveau du package complet, le cache total peut dépasser le gigaoctet, avec 1 152 Mo de cache last-level combiné. Oui, on parle bien de plus d’1 Go de cache sur un CPU.
Côté plateforme, Intel conserve le socket serveur Xeon existant avec 12 canaux mémoire, une prise en charge de la DDR5-8000, 96 lignes PCIe 5.0 et 64 lignes CXL 2.0. De quoi adresser des charges massives en cloud, edge computing ou télécom.

vRAN, IA distribuée et cloud hyperscale en ligne de mire
Intel met en avant l’intérêt de ces Xeon 6+ pour les opérateurs télécoms, notamment dans le cadre des infrastructures vRAN et des futures transitions vers la 6G. L’idée est simple : intégrer sur un même silicium les extensions matricielles et vectorielles, les accélérations réseau et la gestion des plans de contrôle et utilisateur, afin d’éviter la multiplication d’accélérateurs dédiés.Avec 288 E-Cores et un cache gigantesque, ces processeurs peuvent exécuter un grand nombre de petites tâches d’inférence IA en temps réel, tout en maintenant des niveaux de latence et de consommation contenus. Un argument fort pour les déploiements distribués en périphérie de réseau.
Enfin, côté cloud, la très forte densité de cœurs permet de provisionner des dizaines voire des centaines de machines virtuelles sur un simple serveur bi-sockets. Une approche qui vise clairement les hyperscalers en quête de densité maximale par rack.
Après le Xeon 600 orienté workstation présenté hier dans nos colonnes, Intel montre donc avec Clearwater Forest qu’il entend frapper fort sur tous les segments serveurs, et surtout démontrer la maturité de son procédé 18A.
source : Tech Power Up
Marque : Intel
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Posté le 03 Mars 2026 à 10:26|par




