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Clavier ROCCAT Skeltr

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Publié le 07 Novembre 2016
Page: 4/5



Le premier aspect du Skeltr qui nous aura demandé un peu de réadaptation, c’est la présence de membranes. Si vous nous suivez depuis un moment, vous savez qu’à la Ferme, de manière générale, nous utilisons (à quelques exceptions près) uniquement des claviers mécaniques. Autant vous dire que retomber sur des membranes est assez perturbant. Il faut, cependant, préciser une chose immédiatement : certes, le Skeltr est un clavier équipé de membranes mais il est indéniablement agréable à la frappe. Roccat a bien intégrer les membranes, elles sont à la fois souples et fermes au déclenchement. Elles apportent une bonne sensation de moelleux à la descente, presque amortie sur la fin de la course, il n’y a pas de souci de ce côté. Toutefois, il est important de préciser qu’à 179 euros, nous attendions autre chose que de simple membrane aussi agréables soient-elles. En revanche, l’écartement entre chaque touche est un peu supérieur à nos habituels switches Topre, résultat, cet unique millimètre nous aura posé quelques problèmes dans la réadaptation. Toutefois, une fois repris ces cotes en tête, la frappe intensive est tout à fait confortable. Elle s’effectue, de plus, dans un excellent silence. A côté, notre Novatouch est extrêmement bruyant. C’est le grand avantage des claviers dotés de membranes, ils parviennent à fonctionner dans des conditions de silence assez exceptionnelles. Le Skeltr ne fait pas exception à la règle. Au final, à l’utilisation, le Skeltr est un clavier tout à fait confortable. Il faut ajouter, effectivement, que le repose-poignet génère lui aussi sa part de confort. Les paumes trouvent là un appui bienvenu et l’inclinaison globale est bonne. Nous l’aurons toutefois préféré sans surélévation avec les pattes. Rappelons comme toujours que l’utilisation du repose-poignet est normalement à proscrire dans le cadre de la perfection ergonomique que nous rappelons régulièrement : mains en suspension au-dessus du clavier et axe avant-bras/poignet le plus à plat possible, posé sur les accoudoirs du fauteuil…Sinon attention aux canaux métacarpiens. En revanche, en jeu, le repose-poignet est toujours une bénédiction. Bref, c’est un clavier qui permettra d’envoyer moult SMS et qui pourra donc vous transformer en roi de la conversation courte sur téléphone portable.

Du côté des touches de fonctions, nous avons le classicisme habituel et nous retrouvons donc certaines commandes multimédias pratiques. En effet, la gestion du volume est toujours à portée de main. Mais ces points sont aujourd’hui des classiques sur les claviers haut de gamme. En ce qui concerne les macros, le pavé placé sous le barre Espace est toujours aussi pertinent et ce, depuis l’Arvo. Aucune raison de ne pas le retrouver avec plaisir. Nous l’avons dit à chaque fois, il permet de de tripler l’activité du pouce et c’est bien utile. Les macros de la colonne droite sont tout à fait utilisables par les joueurs EDFS ou ZSQD mais n’auront que peu d’intérêt pour les joueurs flèches (comme quoi, jouer côté flèches est une erreur : p). Les boutons placés sur les coins du clavier mettent en route les fonctionnalités de communication du clavier, ils n’appellent pas de critiques sur le placement.

Abordons justement la question de la fonctionnalité spécifique du clavier : l’appairage avec nos téléphones et le fonctionnement. Nous avons rapidement évoqué dans le chapitre précédent les quelques difficultés rencontrés. Cependant, au fil de l’utilisation, certains petits soucis sont rentrées dans l’ordre mais d’autres ont persisté. Les appairages auront été plus ou moins complexes, mais jamais parfaitement stables. En outre, il nous aura fallu systématiquement couper le pare-feu, même avec une règle adéquate crée. Pour le reste, en termes d’utilisation, les choses sont perfectibles. En effet, à notre sens, en voulant faire trop bien, Roccat a fait se télescoper ses idées. Explications : sur le Skeltr, vous avez deux fonctionnalités : la première, un écran de monitoring par l’intermédiaire de Swarm et du réseau Wifi, la deuxième, l’utilisation que l’on qualifiera de « téléphonique », qui utilise le Bluetooth. Le premier télescopage est simple, si vous utilisez le monitoring, vous perdez l’écran, pas la possibilité d’utiliser, sur lequel vous tapez votre SMS. Deuxième constant, faire fonctionner les deux en même temps semble poser quelques problèmes…que ce soit sur notre X16, une chinoiserie, ou sur un G3, plus commun. Si vous jouez avec les deux, une fois sur deux, nous avons perdu, le monitoring. Ensuite, il nous fut difficile de le relancer. Ensuite, le fait d’utiliser le clavier pour taper ses SMS est une excellente idée, on gagne largement en rapidité. Mais pour envoyer le message l’utilisation de la tabulation n’est pas des plus visibles sur notre Android 5.0. De fait, il est plus rapide de lâcher le clavier pour aller appuyer directement sur la flèche d’envoi. Ce n’est pas très grave, mais ralentit finalement un peu le gain de temps gagné. En outre, autre aspect sur lequel Roccat ne peut rien : les connexions physiques au téléphone ou à la tablette. Sur notre X16 et notre Nexus 7, pas de problème, le jack est en haut, le micro USB en bas. Par contre, sur notre G3 ou notre Teclast X98 Air, c’est moins évident. Les fils disposent de connexions à l’équerre qui peuvent se chevaucher, il faut forcer. Enfin, les différents fils de connexion rajoutent…des fils sur le bureau, cela finit par être sacrément encombré. Sur le plan des conversations téléphoniques ou du son, il y a des choses à préciser. D’une part, la bascule du son PC/téléphone fonctionne parfaitement, aucun problème sur ce point. Vous écoutez de la musique et vous rappelez que vous devez passer un appel. Tout en gardant le casque sur les oreilles, vous passez du son PC à celui du téléphone et c’est parti. Cela permet, en outre, d’écouter sa playlist téléphone (même si avec une machine à côté, ça n’a pas vraiment de sens…Les FLAC sont plutôt sur le PC). En conversation téléphonique, le clavier remplit parfaitement son office. Cela sera peut-être lié à la qualité du micro du casque, mais avec le Revolver que nous utilisons (pour l’instant) au quotidien, c’est fort et clair. Il n’y a pas non plus de difficulté d’autant que de suite le son bascule sur le clavier. Sur ce plan, c’est pertinent, car il est possible dans ce cas de continuer son activité tout en menant une conversation.

Le rétroéclairage du clavier manque très légèrement d’homogénéité. En effet, sur la position normale de l’utilisateur, il s’avère que nous avons quelques différences de luminosité perceptibles. Mais il a une grande qualité, celle de ne pas avoir une intensité trop importante. Même sur le niveau 5, l’intensité est tout à fait raisonnable et ne vire jamais à l’éblouissement. Les parties latérales apportent un halo assez sympathiques, pas plus éblouissant non plus. Le RGB est pleinement fonctionnel et promet plusieurs comportements qui devraient, normalement, permettre de trouver son bonheur. Nous ne reviendrons pas sur la question du silence, sur lequel le Skeltr se pose en patron. Les touches sont en simple ABS, c’est toujours le cas sur un clavier. Toutefois au regard du prix du clavier, c’est un peu dommageable d’autant qu’elles semblent se lustrer rapidement, très rapidement. Le temps de la rédaction de ce test, un peu plus long que d’habitude, la touche Espace montre déjà des traces évidentes de lustrage. A 179 euros, nous aurions aimé que ce ne soit pas le cas.



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