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Casque Gamdias Hephaestus P1

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Publié le 21 Septembre 2018
Page: 4/5

Avant de se lancer dans l’expérience sonore proposée par l’Hephaestus, abordons, comme de coutume, la question du confort. Sur ce point, il est plutôt dans le haut du panier. En effet, malgré un poids assez conséquent, il ne pèse pas sur la tête. L’arceau, très largement aidé par une mousse souple et épaisse, répartit l’appui tout à fait correctement. En outre, les ouvertures des écouteurs sont suffisamment importantes pour que les oreilles aient l’espace nécessaire. Elles ne viennent pas frotter sur le skaï, dont le contact est, au demeurant, assez doux sur le pourtour des dites oreilles. Le clamping du casque est bon, il fait preuve d’une juste fermeté sans qu’elle ne soit non plus sensible. Enfin, reconnaissons que les radiateurs semblent faire effet, relativement. En effet, malgré notre bureau surchauffé à près de 30°, il ne fait pas si chaud que cela sous le casque. Comparativement, notre DT 770 maintient nettement plus nos frêles et fragiles oreilles au chaud. L’Hephaestus est donc un casque confortable, et il ne sera pas impossible de le conserver pendant de longues séances.

En ce qui concerne la question de la restitution du son, l’Hephaestus se débrouille seul, comme un grand, par l’intermédiaire de son USB. En effet, la connexion captive ne permet pas une once de polyvalence et encore moins de passer sur nos DAC. A la première écoute, l’Hephaestus fait montre d’un équilibre très relatif. Pour être francs, c’est même assez plat et il est fortement conseillé de désactiver totalement les vibrations. Celles-ci ont une facheuse tendance à faire rebondir les basses, ce qui génère une écoute imprécise. Une fois, ces dernières coupées, même si la platitude reste notable, l’équilibre est un peu meilleur. La tonalité demande donc à être travaillé. Heureusement, il y a une égalisation possible. Mais elle n’est pas franchement précise du fait d’un choix limité de fréquences, il sera donc peu aisé d’affiner à son oreille la restitution. Après de nombreuses tentatives, il nous aura été finalement plus pertinent de laisser l’égaliseur par défaut. Cela signifie qu’il faudra composer avec le rendu évoqué ci-dessus. Ainsi, les aigus manquent-ils réellement de finesse. La présence n’est pas prise en défaut, mais la teinte est fade. Elles peuvent même faire preuve de sibilance. Les basses, quant à elles, sont assez rondes, tant que l’on ne joue pas avec les vibrations. Là encore, elles manquent un peu de subtilité. L’aspect plat tend à les lisser, mais en fonction des morceaux, elles ne déméritent pas. Ce sont finalement les médiums qui ont le gros de la scène. Toutefois, au prix d’une certaine sécheresse. Bref, l’écoute musicale avec l’Hephaestus n’est pas à proscrire totalement, mais il faudra accepter une relative absence de teinte. Sur le plan de la largeur de scène, là encore, rien d’exceptionnel. En ce qui concerne la saturation et la tenue en montée de volume, l’Hephaestus tient largement la route, mais ce serait déraisonnable de monter le volume. Sibilance des aigus et sécheresse des médiums deviennent notables et cassent un peu l’écoute. Enfin, la connexion USB du casque est assez sensible au souffle, de manière un peu aléatoire. Cela dit, dès la mise en action du son, il tend à passer suffisamment en arrière pour ne pas être audible.

En utilisation vidéoludique, la prestation de l’Hephaestus est tout à fait correcte. En effet, l’équilibre est de bon aloi. Si la performance d’ensemble semble bien différente de notre premier Hephaestus, avec une propension bien moindre à la surreprésentation des basses, il n’en reste pas moins que la virtualisation est assez peu performante. En activant le 3D, il est théoriquement possible de rapprocher telle ou telle voie, mais c’est au prix d’une présence plus importante du souffle. Dans les faits, manipuler les voies sur le schéma ne renforce rien en particulier. Toutefois, l’activation de ce mode 3D apporte un plus de présence à l’environnement. L’Hephaestus permet donc une meilleure immersion, sans qu’elle ne soit particulièrement bluffante. En fait, il met devant un choix cornélien : désactiver le 3D et obtenir un rendu bien plus plat ou l’activer et profiter d’un environnement plus présent, mieux détaillé, au prix d’un souffle bien plus présent. En jeu, c’est bonnet blanc ou blanc bonnet. Reste la question du micro : comme souvent, c’est honorable mais fera correctement le boulot. Toutefois, nous avons noté une petite tendance au souffle, certainement, à mettre au crédit de l’USB.

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