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test clavier Gaming ASUS TUF Gaming K7

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Publié le 04 Mars 2019
Page: 4/5

Le clavier d’Asus s’équipe donc de switches opto-mécaniques. Il s’avère, nous l’avons dit dans l’introduction, que ce n’est finalement pas le premier à s’en équiper. En effet, l’Huntsman a aussi pris le parti dans s’en parer. Il semble, au regard des éléments, que le TUF Gaming K7 provienne du même endroit. Il y a trop de similitudes pour ne pas le penser. Dans les faits, Asus a opté pour deux types de switches pour le K7 : les linéaires et les tactiles. Nous avons reçu ici la version équipée des switches linéaires. Et pour être tout à fait honnêtes, ils sont un plaisir à utiliser. Ils proposent tout simplement un rendu très proche des switches que nous classons en numéro un. Ils ne demandent que 47 cN, soit peu ou prou la même chose que les MX Cherry Red. De fait, la descente est souple, directe et l’effet ressort est notable. La frappe est donc facile et rapide, les ressorts aident un peu à la remontée et participent d’une fatigue moindre. En revanche, ils ont le même défaut que les MX Rouges. Ils sont exigeants puisque la force d’activation reste faible. Par conséquent, si la frappe n’est pas précise, elle est aussi à l’origine d’erreurs. Il n’est pas possible de rater ou d’effleurer une autre touche sans qu’elle ne soit prise en compte. Ce qui est certain au final, c’est que la frappe sera confortable. En jeu, le niveau d’activation à 1,2 mm apporte indéniablement une course raccourcie et donc à terme, un gain de temps. Cela dit, comme nous l’indiquons souvent, cela reste conditionné par la vitesse de déplacement des doigts. Le clavier est tout à fait réactif et le gain de temps au final pourrait être quantifiable…mais sur l’instant, les quelques nanosecondes ou microsecondes gagnées risquent fort d’être complexes à évaluer.

Nous avons utilisé le clavier avec les pattes de surélévation en place. En effet, sans, il est un peu trop à plat. Une fois, celles-là en place, nos avons retrouvé une inclinaison qui nous convenait mieux avec un axe avant-bras/poignet à plat. Le repose-poignet apporte une bonne plus-value en termes de confort. Le skaï est doux et agréable au contact, la mousse suffisamment épaisse pour offrir un bon amorti. En fait, il n’a qu’un défaut…il est court. Nos paumes reposent sur l’extrémité basse. Nous n’avons pourtant pas de si grandes mains que cela. C’est dommage, soit il aurait fallu avoir une partie basse du clavier un peu plus large pour repousser le repose-poignet, soit un repose-poignet de quelques centimètres plus larges : 2 auraient largement suffi. Reconnaissons toutefois que le niveau de confort est très bon, il aurait pu tout simplement être parfait.

Le clavier est fondamentalement simple. C’est pourquoi nous ne sommes pas perdus face aux touches de commande multimédias. Elles sont sur un modèle commun et courant, elles facilitent donc la vie. Il faut toutefois prendre le coup, mais la disposition fait qu’il n’est pas bien long à prendre. Asus a le bon goût de placer ce qu’il faut de commandes doublées pour pouvoir commander l’essentiel sans passer par la case pilote. Que ce soit pour les macros à la volée ou le rétroéclairage, il est plutôt aisé de s’en sortir.

Il nous reste à aborder trois questions primordiales. La première est celle du rétroéclairage. Ce dernier est bien homogène, d’autant qu’Asus a placé les marquages doubles en partie haute de la keycap. Par conséquent, ces derniers ne souffrent pas d’un franc manque de luminosité. L’effet de halo est renforcé par la plaque d’aluminium anodisé. La deuxième est celle des nuisances sonores. Le TUF n’est pas le meilleur élève qui soit sur ce point. D’une part, en bottom-out, il claque de manière marquée, tout autant à la remontée sur les touches doubles.

C’est particulièrement notable sur la touche Retour. Ensuite, il fait la part belle au bruit de ressort, au tintement métallique, y compris sur les touches simples. C’est très notable sur le C qui passe bien au-devant des autres. Il n’est pas des plus silencieux et c’est encore plus évident en comparaison des switches mécaniques low-profil de Cherry. Reste aussi que classiquement les touches sont en ABS. Sur certains claviers, cela ne paraît pas acceptable au regard du tarif. C’est ici le dernier point à présenter. Asus annonce un tarif à 110-120 dollars. Ce qui écrase littéralement la concurrence aujourd’hui disponible en France sur l’opto-mécanique. C’est simplement le moins cher. On peut donc lui pardonner les touches ABS.

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