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Test casque Razer Kraken V2, en vert et contre tous

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Publié le 02 Décembre 2019
Page: 3/4

Le Kraken est un casque assez massif dans le design, mais il apporte aussi l’avantage de cet aspect : tout est bien dimensionné. En effet, d’un part, l’arceau large ne génère pas d’appui sensible. Il est aidé en cela par un clamping net et ferme. Ce dernier n’est pas non plus à l’origine d’un appui autour des oreilles gênant. Les épaisses mousses proposent un bon niveau de confort, avec une mention supplémentaire pour la peau de pêche synthétique plutôt douce. D’autre part, les écouteurs annoncent aussi un bel espace au sein duquel les oreilles se sentiront à l’aise. De fait, le maintien est bon, l’appui bien géré, le constat est simple, nous avons là un casque confortable qui pourra se porter pendant de longues sessions. Il ajoute aussi un petit aspect polyvalent avec la possibilité de le sortir sur source nomade…même si la perche de micro n’est pas totalement rétractable.

Enfin sur la question épineuse de la restitution du son, rappelons que le Kraken premier du nom ne nous avait pas particulièrement emballés. Par conséquent, nous attendons beaucoup de ce Kraken équipé de ces nouveaux HP de 50 mm. Nous l’avons donc rapidement branché sur nos DAC, et en premier, l’Essence One d’Asus. Rappelons, comme toujours, que l’Essence est un DAC chaud, vivant et qu’il peut parfois déborder un casque dont la tenue ne serait pas irréprochable. Dès les premières écoutes, nous sommes circonspects. En effet, e Kraken deuxième du nom ne s’éloigne pas franchement de la restitution de son prédécesseur. Il conserve notamment ce que nous pouvions lui reprocher, à savoir une tonalité d’ensemble un peu basse, sourde. Il ne prend pas réellement de hauteur par rapport à ce qu’il reproduit. C’est assez flagrant en comparaison directe avec notre DT 880. Pour autant, encore une fois, il propose une précision intéressante, il n’y a pas de confusion, l’ensemble est assez net. Mais indéniablement, il s’étouffe un peu. Du coup, les basses pourtant nets en attaque ne proposent pas de réel supplément d’âme et de présence. Elles optent pour un fonctionnement un peu linéaire. Les médiums sont un peu à la même école. Même si là aussi la présence n’est pas remise en cause, ils sont toutefois un peu ternes et manquent un peu d’ampleur. C’est relativement identique sur les aigus. Présents mais sans vivacité. Une fois passé sur le Mini-I de Matrix, très précis mais bien plus frais le Kraken. Du coup, la restitution s’élève…un peu, mais pas de manière pleinement satisfaisante. En effet, les aigus sont un peu plus vifs, fins. Ils proposent un peu plus d’ampleur. C’est aussi le cas en ce qui concerne les médiums. Plus découpés, plus nuancés avec une tonalité un peu moins basse. C’est évidemment plus agréable mais n’enflammera pas l’écoute. Reste une ligne basse toujours un poil plate. Elle descend bien mais de manière un peu uniforme. Il n’en reste pas moins que la rondeur s’affine légèrement et le rendu suit la caractéristique du DAC : la précision est au rendez-vous. C’est en termes de timbre que le Kraken reste un peu en retrait finalement. Pour autant, mais ce n’est pas recommandé, en poussant un peu le niveau sonore, il est possible de retrouver un peu plus de nuance sur les lignes médianes basses et basses. C’est tentant puisque le Kraken tient bien la montée en volume et ne sature pas. Mais ce n’est pas bon pour les tympans, vous vous en doutez. Du côté de la largeur de scène, elle n’est pas mauvaise mais n’est pas exceptionnelle du fait de ce resserrement spectral sur le bas.

Cette teinte un peu médiums bas-basses rend service en utilisation vidéo-ludique. En effet, si le timbre dont nous parlions teinte la restitution musicale, c’est moins marquant sur une utilisation vidéo-ludique. La partie médium basse apporte un rendu intéressant pour la spatialisation en jeu. L’environnement est bien traité et passe facilement, notamment sur les bruits qui favorisent l’immersion, avec une spatialisation très correcte. La bande son musicale ne souffre pas trop, mais n’est pas celle que l’on remarque le plus. Les voix en revanche, c’était prévisible, sont bien sur l’avant et, sur notre scène test, les douilles tintent correctement, les tirs sont particulièrement percutant. Nous sommes donc face à un casque qui est plus dans son élément sur ce type d’utilisation que sur l’écoute musicale. Du côté du micro, nous avons globalement de la précision, mais dans le même temps une petite sensibilité au souffle. La fidélité n’est pas des meilleures mais le micro fera le boulot pour lequel il est attendu. Nous passerons très rapidement sur la présence des mousses effet rafraîchissant. Certes, au contact, c’est un peu plus frais lorsqu’on le met sur la tête, mais rapidement, bien sûr, l’ensemble reprend la température du corps…Et c’est de suite moins efficace.

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