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Test enceintes Trust GXT 688 Torro 2.1 (LED inside)

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Publié le 19 Décembre 2019
Page: 3/4


Avant d’aborder la question du son à proprement parler, il nous faut parler des branchements et de la mise en place. A ce sujet, en ce qui concerne les branchements, c’est simple, sorti d’une entrée RCA, le Torro ne dispose pas d’entrée optique, ni même de Bluetooth. C’est franchement regrettable car cela limite indéniablement son champ d’action et risque fort de lui jouer des tours face à la concurrence, notamment en allant chercher du côté de Logitech avec le Z537. L’avantage de l’inconvénient est aussi une installation rapide. En effet, soit l’utilisateur passer par le 3,5 mm du PC soit par les RCA de toute autre matériel – carte son ou DAC.

Sur le plan de la restitution, le Torro dès les premières écoutes, branché sur l’Essence One d’Asus, présente une tonalité claire, voire très claire avec une présence discrète du caisson. Ce qui est, en soi, assez étonnant vu le comportement de l’Essence One. Chaud, vivant, nous aurions dû obtenir un rendu plus vivant, beaucoup moins froid. En augmentant le gain du caisson, c’est mieux, beaucoup mieux, mais il n’offre pas une grosse rondeur. La tonalité reste marquée par le rendu des satellites. Ces derniers ne souffrent pas d’imprécision, c’est même assez détaillé et riche. Mais, car il y a un mais ils apportent une sécheresse sonore. L’attaque est importante et se teinte d’agressivité. Nous ne retrouvons pas de sibilance au niveau des aigus. Les médiums hauts annoncent aussi cette teinte fraîche. Pour être tout à fait francs, nous nous y attendions un peu du fait de la construction des satellites. En outre, pour obtenir un peu plus de rondeur, il faut monter le son de façon à ce que le caisson se montre. Dans le cas contraire, il est assez discret et même en montant le gain, il reste assez timide. Quand il se montre, s’il apporte sa présence sur les basses, c’est là encore malgré tout assez mono-teinte. Dans les faits, il met en avant une dynamique intéressante, mais le diamètre de la membrane et le caisson de taille finalement contenue ne l’autorisent pas à respirer pleinement. De fait, la rondeur et la profondeur ne sont pas totalement au rendez-vous, ce qui en soi n’est pas si pénalisant que cela. Mais c’est aussi à l’origine d’un manque de finesse assez notable si l’on pousse trop son gain. Il faut donc accepter d’avoir une ligne basse fondamentalement timide pour conserver un peu de finesse. L’harmonique ne fait donc pas parti de ses points forts. Malgré un spectre chaud de la part de l’Essence One, au final, la restitution reste un peu froide. Une fois connecté sur notre Mini-I, le Torro nous aura quelque peu surpris. En effet, la prestation est bien plus agréable avec ce DAC. Nous craignions que les deux aspects frais, celui du 2.1 et de notre DAC réputé pour cela, se joignent pour une prestation beaucoup trop claire. Et ce n’est pas le cas ! En effet, la précision du DAC se couple bien au kit. La restitution dans son intégralité est à la fois plus fine, ça, c’était prévisible, mais aussi et surtout moins agressive. La précision prend le pas sur la sécheresse. Et si les aigus retrouvent une précision, ils sont moins percutants qu’avec l’Essence One. Ils sont légèrement plus fins, même s’ils restent encore un peu trop présents. Côté médiums, constat globalement identique, il y a moins d’attaque, dans les cas, elle est moins sensible et ils parviennent à s’aplanir tout en restant nuancés. C’est surtout le caisson qui apporte un plus ici : il propose un fonctionnement beaucoup plus subtil. Il perd le rendu mono-teinte, mais il ne perd pas le côté timide lorsque le volume est faible. Ici aussi, il faut finalement monter le volume pour le sortir de sa torpeur. Dans les deux cas, la largeur n’a rien de particulièrement remarquable. Elle est de juste correct, ce qui est déjà pas mal.

En utilisation vidéo-ludique, le manque de profondeur est moins prégnant. En effet, le kit permet aux voix de passer bien au-devant du reste de la bande-son. En revanche, l’effet immédiatement perceptible, c’est le fait que, par conséquent, l’environnement passe largement en arrière. Seule la bande-son musicale est plutôt audible, mais les détails de l’environnement ont tendance à être relativement amoindris, excepté ce qui touche aux médiums hauts. Les tirs sont donc parfaitement audibles avec un aspect un peu trop percutant. Ils ne disparaissent pas, mais là encore, il faut relever le niveau de volume pour en profiter un peu et du coup, c’est un peu déséquilibré, avec des voix un peu hautes et un environnement qui peut exploser. Heureusement, là encore, la précision est globalement bonne et nous n’avons pas de critiques à faire sur ce point. Vous aurez remarqué que nous n’avons pas parlé de la saturation lors de la montée en volume au moment de l’écoute musicale. La raison est assez simple : nous ne l’avons pas atteint, simplement parce qu’il n’y a pas lieu de l’atteindre. En tous les cas, au quotidien, le Torro rendra le service pour lequel il est attendu, mais au final, il le fait sans supplément d’âme et de manière un peu basique. Il ne nous reste qu’à aborder celle du rétroéclairage. En un résumé rapide, l’intérêt est particulièrement limité et n’apporte pas plus que cela. En revanche, cette petite fonctionnalité pourra plaire à certains, mais peut-être pas à tout le monde.

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