En termes de design et de finitions, le Fosi MC101 est extrêmement séduisant. Sa belle robe en aluminium noir mat est tranchée par les couleurs présentes au niveau du potard de volume VU-mètre, en plus de ce dernier qui ne laisse pas du tout de marbre. Un savant mélange de design rétro et industriel aux formes fluides, donc les finitions sont assez exemplaires : pas de woble dans les potards, un interrupteur stable, des couleurs bien appliquées, c’est vraiment un bel objet.
D’un point de vue ergonomique, rien à redire sur cet appareil. L’interrupteur à trois niveaux est d’ailleurs une bonne chose et nous préférons largement cela à ce qu’on a sur notre Fosi BT20A Pro, qui ne propose pas de sélectionner la source : sur ce dernier, le Bluetooth est constamment allumé et il prend le dessus face à une entrée analogique, ce qui n’est pas ergonomique du tout. Ici, on a donc le choix. En parlant de Bluetooth, pour faire un reset des appareils enregistrés, il suffira de presser le potard de volume en son centre
Et que vaut cette belle petite bouille en pratique ? Pour rappel, le Fosi MC101 dispose dans son électronique de deux puces d’amplification (une par canal). Il s’agit plus précisément des Texas Instrument (TI) TPA3116. Couplées à une alimentation de 24V, elles donnent une puissance théorique de 100W par canal sur 4Ω, sachant qu’il est indéniablement plus courant d’être équipé d’enceintes de 8Ω et que dans ce cas de figure, la puissance disponible chute, naturellement, à 60W par canal pour cet appareil.
Cette puce TI TPA3116, on la retrouve généralement dans d’autres petites amplis Class D encore plus entrée de gamme. Par exemple, pour seulement une dizaine d’euros de plus, on peut s’offrir le Fosi BT20A Pro, qui saura peut-être moins séduire sur le plan ergonomique et esthétique, mais qui est équipé de puces TI TPA3255 qui donnent plus de puissance, selon l’alimentation fournie avec.
Mais la différence entre ces deux-là ne relève pas que de la puissance. Dans les faits, les 60W proposés par le MC101 suffiront à une assez grande variété de besoins et scénarios. La différence la plus importante entre les deux provient surtout de la qualité du signal, notamment visible par des THD différents : 0,035% pour le MC101 et 0,005% pour le BT20A Pro. Bref, dans la pratique, on ne verra que peu voire très peu de différences surtout à bas volume entre les deux, mais dès qu’il s’agira de monter le volume un peu haut, on sent un net retrait des graves et des aigus plus froid sur le MC101 tandis que la saturation peut commencer à se faire sentir à partir d’un volume plus élevé, là où les très plébiscitées TPA3255 offrent un rapport qualité/prix d’une notoriété bien assise dans le milieu.
Bref, un rendu qui souffrote de graves plus timides que la moyenne quel que soit le volume, compensables par le réglage du niveau des graves offert par l’ampli en lui-même mais à un niveau que partiellement satisfaisant. Les autres gammes de fréquences, jusqu’à un certain niveau de volume, ne souffrent d’aucune ‘’déformation’’ notable.