Parmi les grandes nouveautés introduites par les processeurs Arrow-Lake, nous avons l’ajout d’un NPU, c’est-à-dire un module possédant des cœurs dédiés spécifiquement aux tâches d'intelligence artificielle (IA). Celui-ci est le même pour tous les Core Ultra 200 qui nous ont été présentés au cours de ce lancement.
Le nôtre présente l’architecture NPU 3, ainsi il est totalement autonome du reste du processeur via le DMA (Direct memory access) et possède sa propre mémoire cache L2 ainsi que 4 Mo de Scratchpad RAM.
Les opérations mathématiques complexes sont traitées par 2 moteurs de calcul neuronal (Neural Compute Engines). Tandis que 2 matrices de multiplication-accumulation (MAC Arrays = Multiply-Accumulate) sont en charge des données INT8 (entiers 8 bits) et FP16 (nombre à virgule flottante 16 bits). Le fait d'avoir deux ensembles de MAC Arrays dans cette architecture permet d'exécuter plus de calculs en parallèle.
À cela, vous ajoutez 4 SHAVE DSPs (Streaming Hybrid Architecture Vector Engine) spécialisés dans les tâches de traitement numérique du signal et qui aident à la répartition des charges de travail.
Le NPU 3 des processeurs Arrow Lake-S est capable d’afficher 13 TOPS (Trillions of Operations per Second), bien que 13 TOPS puisse être intéressant, on regrette qu’Intel n’ait pas misé gros sur le NPU pour nous proposer l’équivalent du NPU4 des processeurs Lunar Lake qui, eux, sont équipés de 6 Neural Compute Engines, 6 matrices MAC Arrays et 12 SHAVE DSPs pour un total de 48 TOPS. Or Microsoft demande un NPU de 40 TOPS minimum pour faire fonctionner Copilot+. Les processeurs Arrow Lake-S ne sont donc pas compatibles Copilot+ contrairement aux processeurs Lunar Lake.
Dans la foulée, nous avons également vu l’apparition d’un module WIFI 6E et Bluetooth 5.3 (compatible Intel Killer) directement intégré au processeur. Intéressant sur le papier, sauf si les fabricants de cartes mères n’étaient pas tous en train de pousser le WIFI 7. On est donc loin de voir des cartes mères adaptées à ce type de modules et, pour le moment, toutes celles qui nous ont été présentées fonctionnent avec leur propre carte WIFI (en WIFI 7 bien entendu). Même les premières cartes mères en Z890 ne proposant pas le WIFI ne semblent pas exploiter le module. Chez ASRock par exemple, il y a toujours l’emplacement M.2 pour ajouter notre propre carte WIFI si on le souhaite, mais ça s’arrête là.
En l’état, nous ne connaissons donc aucun matériel qui exploite ce module WIFI, ni du côté des produits premiers prix ni du côté du matériel industriel. Mais nous ne sommes qu’au lancement de ces processeurs et il est possible qu’Intel ait souhaité l’installer surtout pour inciter les fabricants de cartes mères à se préparer pour les générations de processeurs à venir.
En l’état, nous ne connaissons donc aucun matériel qui exploite ce module WIFI, ni du côté des produits premiers prix ni du côté du matériel industriel. Mais nous ne sommes qu’au lancement de ces processeurs et il est possible qu’Intel ait souhaité l’installer surtout pour inciter les fabricants de cartes mères à se préparer pour les générations de processeurs à venir.
A cela, on ajoute la prise en charge interne du Thunderbolt 4, et même la compatibilité Thunderbolt Share permettant de partager en direct un périphérique Thunderbolt (comme un écran, un disque dur externe ou une station d'accueil) entre plusieurs ordinateurs ou appareils compatibles.