32 pouces avec une définition UHD est pour nous le meilleur format pour travailler. Il permet d’afficher du multi-fenêtres ou des logiciels lourds tels que Adobe Photoshop ou Premiere sans pour autant jouer avec le Zoom de Windows, laissant certaines applications floues. C’est même le format que nous avons choisi pour travailler personnellement. En prime, le 32 pouces permet encore un bon confort pour regarder la dalle sans trop tourner la tête, tout en gardant l’option d’ergonomie permettant d’avoir le haut de l’écran à la hauteur du regard.
Habituellement, nous ne faisons que peu attention à la position que l’on peut avoir devant un écran, mais comme nous sommes sur un écran de travail, il nous paraît évident de juger aussi le confort. Et ici, l’écran reste encore un peu haut pour que le regard soit pile en face du haut de l’écran. Le support demandera à pouvoir se baisser encore un peu pour que les personnes de petite taille puissent avoir le confort conseillé pour rester longtemps devant l’écran. Aussi, nous avons un petit détail, qui au départ se faisait discret mais qui a pris de l’ampleur en travaillant sur cet écran… soufflons un coup : il y a un ventilateur à l’intérieur. Pourquoi donc ne pas avoir fait un carénage en graphène servant à refroidir la dalle ?
Mais au-delà de ce petit détail de hauteur, nous avons une dalle affichant de belles couleurs, mais ça, vous finirez par le savoir que nous adorons l’OLED pour sa qualité d’image et sa profondeur des noirs sans précédent. Notre âme de gamer nous pousse tout de même à jouer un peu avec. Et comme toujours, l'OLED réduit à néant le ghosting, un point que nous aimons sur ce type de dalle.
Mais, comme nous avons une âme de gamer, nous notons tout de suite l’absence de FreeSync et de G-Sync, ainsi que l'absence de DisplayPort. Mais comme ce n’est pas un écran dédié aux gamers, nous n’allons faire que chipoter plutôt que de le juger pour cela.
En revanche, pour les professionnels, l’écran se dote de deux logiciels : ASUS Widget Display Center, que nous avons déjà présenté dans d’autres tests. Même si nous n’avons pas pu le tester pour cette dalle, puisque l’écran était encore sous NDA au moment du test, nous savons qu’il va être pris en charge. Ce logiciel permet de gérer l’OSD via le logiciel, mais aussi et surtout de créer des profils d’affichage en fonction du logiciel lancé. Pour faire simple, il suffit de demander de passer sur le mode sRGB lorsqu’on ouvre Photoshop, et cela sera fait automatiquement. Ensuite, nous avons aussi le logiciel ProArt Calibration, permettant de calibrer le moindre mode d’affichage, et il y en a 16 en tout, dont 3 totalement libres. Et ensuite, les entretenir et les enregistrer directement dans l’OSD. Le tout avec la sonde de votre choix, puisque le logiciel prend en compte tout un listing de sondes. Et comme la nôtre y est aussi présente, nous allons pouvoir faire un face-à-face entre le logiciel d’ASUS et celui de DataColor.
Toujours est-il que l’association des deux logiciels matche très bien. Nous sommes assurés d’avoir le bon profil et surtout bien calibré en fonction du logiciel choisi, du moment où l’on a pris le temps de le faire.
Enfin, une petite note sur le capteur de proximité : il nous avait bluffés sur le PG32UCDM, le jumeau maléfique à la sauce ROG de ce ProArt, et cela ne change pas. Il reste à nos yeux le meilleur moyen de protéger la dalle d’un burn-in, puisqu’elle s’éteint lorsqu’on est plus devant l’écran et vient se rallumer une fois que l’on s’assied en face du capteur.