Le Vulkkano HC10 TURIA est un casque très abordable, on le rappelle : il est lancé à 69€. À ce prix-là, on a une qualité de construction assez nettement supérieure à ce que l’on trouve habituellement sur le marché dans cette même gamme tarifaire, mais naturellement perfectible. On note toutefois un petit retrait sur les élastiques qui frottent un peu avec la bandelette inférieure du casque et dont l’épaisseur peut laisser faire sentir, plutôt à tort avec le recul, une certaine fragilité. Sur le reste, il se montre tout de même solide, ergonomique grâce à son câble détachable (peu sujet aux bruits parasites dus au frottement, par ailleurs).
Concernant la qualité de son, on se doute bien que sur un casque proposé à seulement 69€, il y aurait des compromis à faire. Il y en a, forcément, mais pas aussi forts que nous ne le présumions et encore moins là où nous les attendions. Premièrement, le HC10 offre des basses propres et qui restent bien à leur place, alors que nous attentions justement un rendu brouillon et baveux, préférant peut-être miser sur la ‘’chaleur’’ du son pour moins fatiguer/mieux séduire. Vulkkano nous a donc surpris à ce niveau-là et c’est peut-être même d’ailleurs les fréquences les plus travaillées que ce HC10 donnera.
Car dès que l’on passe les 500 Hz environ, on s’aperçoit d’un petit surplus progressif de toutes les autres fréquences, donnant au casque une excellente dynamique et un rendu très audible, certes, mais aussi une fatigue prématurée et une certaine dureté dans le son, bien que la conception fermée du casque et les transducteurs de 50 mm offrent tout de même un espace acoustique adouci. Le HC10 TURIA se montre être un compagnon du quotidien, mais pour de plus petites sessions d’utilisation, plutôt multimédia généraliste que ‘’spécialisé’’ dans l’écoute musicale.
Le Vulkkano HC20 IRATI quant à lui, se montre quand même très différent du HC10. Premièrement, il est plus confortable. Les mousses ovales sont plus efficaces en termes d’amorti et globalement, l’arceau exerce moins de pression sur les côtés du crâne que le HC10. On note donc une meilleure qualité de conception, au-delà de son esthétique plus travaillée. Les différences physiques ne sont pas que pour le plaisir des yeux, il s’agit aussi de proposer une meilleur expérience d’utilisation sur des sessions plus longues et en cela, c’est réussi pour le HC20 IRATI.
Et concernant la qualité de son, c’est aussi (et c’est rassurant), mieux. Les mediums s’alignent bien mieux en termes de neutralité avec les graves et les basses, procurant une très bonne sensation d’homogénéité et, à l’usage, une endurance d’écoute évidemment prolongée par rapport au HC10. Le traitement des graves garde la même philosophie : pas d’infra, mais pas d’excès, on n’est pas là pour donner dans le loudness mais la justesse et c’est très appréciable. Les transducteurs de 50 mm de diamètre offrent un espace d’écoute vraiment immersif, un peu plus que sur le HC10. Les aigus souffrent encore un peu de brillance, toujours au regard du prix évidemment.