Hier soir, Intel a publié ses résultats du quatrième trimestre. Et qui dit Q4 publié, dit surtout année complète, avec enfin une vue d’ensemble sur 2025. L’occasion de regarder ce que racontent les chiffres sur douze mois, avec une comparaison directe à 2024. Au global, le chiffre d’affaires reste quasiment stable, mais derrière cette apparente continuité, on voit un vrai rééquilibrage. L’activité PC est en recul, tandis que le datacenter et l’IA progressent et viennent compenser une partie de la baisse.
C’est aussi l’occasion de jeter un œil aux chiffres d’Intel Foundry. Sur l’année, le chiffre d’affaires y progresse légèrement, mais l’activité reste très loin de l’équilibre. En revanche, on observe une baisse nette de la perte opérationnelle par rapport à 2024, ce qui va clairement dans le bon sens. On détaille juste après.

Sur l’activité produits, en 2025, le segment PC (Client Computing Group) totalise 32,2 milliards de dollars, en baisse de 3,35% par rapport à 2024. Dans le même temps, le segment datacenter et IA (Data Center and AI) grimpe à 16,9 milliards de dollars, en hausse de 4,92%. Résultat, au total, Intel Products atteint 49,1 milliards de dollars, en recul de 0,65%.
À première vue, le chiffres d’affaires global reste donc proche de l’équilibre. Mais cette quasi stabilité ne doit pas masquer le fait que le segment PC recule, or c’est un segment qui pèse encore très lourd chez Intel. Compensé par une progression du segment datacenter et l’IA qui amortissent la baisse.
En effet, le PC recule de 3,35%. Ce n’est pas un effondrement, mais ce n’est pas anodin non plus. Dans un contexte de pénurie grave de RAM, le signal mérite d’être suivi, d’autant qu’on n’a pas encore de chiffres permettant de mesurer précisément l’effet de cette situation, ni d’en évaluer l’influence sur le marché PC et, par ricochet, les ventes de CPU.

Sur l’année 2025, Intel Foundry montre une évolution qui va clairement dans le bon sens. Le chiffre d’affaires progresse à 17,8 milliards de dollars, contre 17,3 milliards en 2024, soit +2,9%. Dans le même temps, les coûts et dépenses de l’activité reculent à 28,1 milliards de dollars, contre 30,6 milliards un an plus tôt, soit -8,0%. Résultat, la perte opérationnelle s’établit à 10,3 milliards de dollars en 2025, contre 13,3 milliards en 2024. La perte se réduit donc de 3,0 milliards de dollars, soit -22,4%, un signal très positif pour la trajectoire de la Foundry, même si l’activité reste loin de l’équilibre.

Hier soir, Intel a profité de l’occasion pour rappeler qu’NVIDIA est entré à son capital fin décembre dernier, via un investissement de 5 milliards de dollars, ce qui représente 214 776 632 actions Intel. NVIDIA détient donc désormais 4,3% du capital d’Intel.
Intel présente l’entrée de NVIDIA à son capital comme le volet financier d’un partenariat produit. L’objectif affiché est de travailler sur plusieurs générations de solutions, à la fois côté datacenter et côté PC. Côté datacenter, le discours officiel parle de CPU x86 “custom” destinés à être intégrés dans des plateformes d’infrastructure IA de NVIDIA, avec une mise en avant de NVLink pour relier les briques Intel et NVIDIA. Côté PC, l’annonce évoque des SoC x86 qui intégreraient des chiplets GPU NVIDIA RTX, donc l’idée d’un “Intel x86 + RTX” au sein d’une même puce.
La presse financière insiste sur le fait que ce deal joue sur plusieurs tableaux. Oui, il y a un partenariat produit, mais il y a aussi un effet “signal” pour Intel, en crédibilité et en financement. Et dans cette lecture, une question revient souvent : est-ce que ça peut, à terme, servir la stratégie industrielle d’Intel, donc la fonderie. Là, il faut être très clair : ce n’est pas un engagement public de NVIDIA à faire graver ses GPU chez Intel. C’est plutôt présenté comme une possibilité, un scénario que certains analystes jugent cohérent sur le long terme.
C’est aussi l’occasion de jeter un œil aux chiffres d’Intel Foundry. Sur l’année, le chiffre d’affaires y progresse légèrement, mais l’activité reste très loin de l’équilibre. En revanche, on observe une baisse nette de la perte opérationnelle par rapport à 2024, ce qui va clairement dans le bon sens. On détaille juste après.

Sur l’activité produits, en 2025, le segment PC (Client Computing Group) totalise 32,2 milliards de dollars, en baisse de 3,35% par rapport à 2024. Dans le même temps, le segment datacenter et IA (Data Center and AI) grimpe à 16,9 milliards de dollars, en hausse de 4,92%. Résultat, au total, Intel Products atteint 49,1 milliards de dollars, en recul de 0,65%.
À première vue, le chiffres d’affaires global reste donc proche de l’équilibre. Mais cette quasi stabilité ne doit pas masquer le fait que le segment PC recule, or c’est un segment qui pèse encore très lourd chez Intel. Compensé par une progression du segment datacenter et l’IA qui amortissent la baisse.
En effet, le PC recule de 3,35%. Ce n’est pas un effondrement, mais ce n’est pas anodin non plus. Dans un contexte de pénurie grave de RAM, le signal mérite d’être suivi, d’autant qu’on n’a pas encore de chiffres permettant de mesurer précisément l’effet de cette situation, ni d’en évaluer l’influence sur le marché PC et, par ricochet, les ventes de CPU.

Intel Foundry
Sur l’année 2025, Intel Foundry montre une évolution qui va clairement dans le bon sens. Le chiffre d’affaires progresse à 17,8 milliards de dollars, contre 17,3 milliards en 2024, soit +2,9%. Dans le même temps, les coûts et dépenses de l’activité reculent à 28,1 milliards de dollars, contre 30,6 milliards un an plus tôt, soit -8,0%. Résultat, la perte opérationnelle s’établit à 10,3 milliards de dollars en 2025, contre 13,3 milliards en 2024. La perte se réduit donc de 3,0 milliards de dollars, soit -22,4%, un signal très positif pour la trajectoire de la Foundry, même si l’activité reste loin de l’équilibre.

NVIDIA
Hier soir, Intel a profité de l’occasion pour rappeler qu’NVIDIA est entré à son capital fin décembre dernier, via un investissement de 5 milliards de dollars, ce qui représente 214 776 632 actions Intel. NVIDIA détient donc désormais 4,3% du capital d’Intel.
Intel présente l’entrée de NVIDIA à son capital comme le volet financier d’un partenariat produit. L’objectif affiché est de travailler sur plusieurs générations de solutions, à la fois côté datacenter et côté PC. Côté datacenter, le discours officiel parle de CPU x86 “custom” destinés à être intégrés dans des plateformes d’infrastructure IA de NVIDIA, avec une mise en avant de NVLink pour relier les briques Intel et NVIDIA. Côté PC, l’annonce évoque des SoC x86 qui intégreraient des chiplets GPU NVIDIA RTX, donc l’idée d’un “Intel x86 + RTX” au sein d’une même puce.
La presse financière insiste sur le fait que ce deal joue sur plusieurs tableaux. Oui, il y a un partenariat produit, mais il y a aussi un effet “signal” pour Intel, en crédibilité et en financement. Et dans cette lecture, une question revient souvent : est-ce que ça peut, à terme, servir la stratégie industrielle d’Intel, donc la fonderie. Là, il faut être très clair : ce n’est pas un engagement public de NVIDIA à faire graver ses GPU chez Intel. C’est plutôt présenté comme une possibilité, un scénario que certains analystes jugent cohérent sur le long terme.
source : Intel
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Posté le 23 Janvier 2026 à 03:51|par




