Esthétiquement, on salue la volonté de Razer d’aller de plus en plus vers le sobre et c’est une démonstration réussie sur cette Viper V3 Hyperspeed. Sa robe entièrement noir mat, sans une once de couleur et avec un logo hyper pudique en surbrillance à l’arrière de la coque confère une allure sérieuse et discrète à cette souris. Pour nous, c’est un gros oui. D’autant plus que cette belle gueule s’accompagne d’une très bonne qualité de construction avec des matériaux solides et agréables au toucher. Seul petit bémol, la magnifique coque lisse noir mat semble plutôt facilement attraper les traces de doigt… Il fallait bien un revers de médaille.
Au niveau de la prise en main, Razer propose une ergonomie nettement taillée pour le palm et le clawgrip avec des dimensions légèrement plus généreuses que la Viper V2, à l’heure où tous les constructeurs proposent des tailles moyennes et mini, cette taille M+/L ravira les plus avides de mulots un peu plus conséquents. Au niveau du poids, c’est vrai que nous avons un peu perdu l’habitude : plus de 80 grammes sur la balance avec une pile, il faut l’avouer, ça se sent quand on est habitués aux souris qui pèsent 50-60 grammes.
Et pour autant, on prend très très rapidement le pli. D’ailleurs, à cause (ou grâce à, c’est selon les points de vue !) de la pile, on sent que la malheure partie du poids de la souris est situé vers l’arrière. Certains apprécieront, d’autres s’en ficheront et d’autres n’aimeront pas, c’est strictement une question de préférence personnelle. D’autant plus que dans tous les cas, la souris se montre très confortable, avec des boutons latéraux bien accessibles (et dont les switchs, plutôt silencieux au passage, sont bien qualitatifs).
Et ils ne sont pas les seuls éléments mécaniques très agréables sur cette souris. En effet, les switchs des boutons principaux, des Razer Gen 2 qui annoncent une durée de vie de 60 millions de clics, montrent un comportement exemplaire, complètement à égalité en termes de feeling avec notre référence dans le genre, les Kailh GM 8.0. Autant dire qu’ils sont très convainquants : feeling tactile prononcé, sec et résistance moyenne, un rebond immédiat avec peu de post-travel… C’est du tout bon ! La molette est également excellente : large, tactile, crans serrés et marqués, elle se montre diablement précise et surtout plutôt silencieuse. Du très bon travail en somme !
On passe maintenant au tracking : évidemment rien à signaler sur ce capteur que nous connaissions déjà qui atteint 750 IPS et est capable de monter jusqu’à 30k DPI. La précision est excellente, aucune accélération parasite et en plus l’utilisateur a le choix de régler les axes X et Y des DPI séparément, c’est royal.
Pour terminer, au niveau de l’autonomie, Razer annonce quelques 280 heures avec une pile AA sur un polling-rate à 1000 Hz, ce qui est tout bonnement énorme. C’est l’avantage de la pile et si l’utilisateur y pense, on peut tout-à-fait utiliser une pile rechargeable pour une durée de vie infinie. De notre côté, le logiciel n’indiquant pas l’état de batterie restant, impossible de faire une quelconque évaluation de ces chiffres. Mais après une dizaine de jour d’utilisation, soit entre 30 et 40 heures, la jauge n’a pas bougé d’un iota. Bref, ça promet !