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ACER Swift 16 AI : Panther Lake peut-il remplacer un GPU dédié ?, page 4

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Publié le 04 Juin 2026
Page: 4/5

Hardware

Avant de passer aux benchmarks purs et durs, faisons un rapide rappel de la configuration embarquée dans ce ACER Swift 16 AI. Nous retrouvons ici un Intel Core Ultra X7 358H, un processeur basé sur l’architecture Panther Lake-H. Ce dernier embarque un total de 16 cœurs répartis entre 4 P-Cores, 8 E-Cores et 4 LP E-Cores pour un total de 16 threads. Les P-Cores peuvent grimper jusqu’à 4.8 GHz tandis que les E-Cores atteignent 3.5 GHz et les cœurs basse consommation 3.3 GHz. Le processeur dispose également de 18 Mo de cache Intel Smart Cache avec un TDP de base fixé à 25 W pouvant grimper jusqu’à 80 W selon les profils énergétiques appliqués par le constructeur. Nous retrouvons également le support des instructions IA modernes avec Intel Deep Learning Boost ainsi qu’un NPU venant épauler certaines tâches liées à l’intelligence artificielle.

Du côté graphique, le laptop exploite un iGPU Intel Arc Xe3 intégré directement au processeur avec 12 Xe-Cores, soit un total de 96 EU et 1536 unités de calcul. La fréquence GPU atteint ici 2500 MHz et profite pleinement des 32 Go de mémoire LPDDR5x en quad-channel. Sur le papier, cette nouvelle génération Panther Lake promet un bond important des performances graphiques pour un ultraportable, notamment grâce à l’architecture Xe3 ainsi qu’au support du Intel XeSS. Une configuration qui cherche donc avant tout la polyvalence avec un équilibre entre performances CPU, accélération IA, autonomie et capacités gaming sans passer par une carte graphique dédiée.

Performances brutes

Passons maintenant aux benchmarks purs afin de voir ce que ce Intel Core Ultra X7 358H et son iGPU Intel Arc Xe3 ont réellement dans le ventre. Sur 3DMark Fire Strike Ultra, le laptop obtient un score de 3124 points tandis que Fire Strike Extreme grimpe à 5352 points. Des résultats plutôt solides pour une machine dépourvue de carte graphique dédiée et qui montrent clairement les progrès réalisés par Intel sur la partie graphique intégrée. Nous restons évidemment loin d’un véritable GPU gaming mobile, mais pour un ultraportable fin et silencieux, les performances restent très intéressantes.

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Du côté processeur, le Cinebench R23 affiche un score de 15556 points tandis que Cinebench R24 atteint 887 points. Le processeur ne cherche clairement pas à battre des records face à des CPU HX bien plus énergivores, mais il propose un équilibre cohérent entre consommation, chauffe et performances. En pratique, cela se ressent surtout sur l’usage quotidien où la machine reste réactive sans devenir bruyante. Ce Core Ultra X7 358H mise donc davantage sur la polyvalence globale et l’efficacité énergétique que sur la puissance brute pure.

Au travail

il est temps de passer aux performances en applicatif avec plusieurs logiciels souvent utilisés dans des tâches de création ou de productivité. Sur Blender BMW, le rendu est finalisé en 20 secondes tandis que la scène Blender Classroom demande 53 secondes. Des résultats corrects pour une machine reposant uniquement sur un iGPU, même si l’absence de carte graphique dédiée se fait logiquement ressentir sur les charges 3D lourdes. Du côté de la compression, 7-Zip boucle son benchmark en 113 secondes, ce qui permet au Core Ultra X7 358H de conserver un comportement cohérent sur des tâches CPU plus classiques.

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Concernant Adobe Premiere Pro, notre export vidéo demande ici 984 secondes. Un résultat qui montre rapidement les limites d’un iGPU lorsqu’il s’agit de traitements vidéo lourds exploitant massivement l’accélération GPU, notamment face aux solutions NVIDIA et à l’écosystème CUDA encore très utilisé dans les logiciels professionnels. Malgré cela, les performances restent au-dessus de la majorité des laptops dépourvus de GPU dédié. Intel a clairement réalisé d’importants progrès sur sa partie graphique intégrée et cela se ressent aussi bien sur Blender que sur Adobe Premiere Pro. La machine reste donc exploitable pour du montage léger à intermédiaire tout en conservant un format fin, silencieux et peu énergivore.

En jeu

Passons maintenant aux performances en jeu sans utilisation du Intel XeSS, afin d’observer le comportement brut de l’iGPU Intel Arc Xe3. Sur Cyberpunk 2077, le laptop atteint 17 FPS dans la définition native de la dalle contre 37 FPS en 1080p. The Talos Principle 2 affiche quant à lui 26 FPS en natif et 50 FPS en Full HD. Du côté de Hitman 3, nous relevons 45 FPS en définition native et 82 FPS en 1080p, tandis que Grid 2019 termine à 47 FPS en natif contre 70 FPS en Full HD.

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Les résultats montrent clairement que jouer dans la définition native de 2880 x 1800 reste compliqué sur les jeux les plus lourds sans technologie d’upscaling, même si certains titres plus optimisés restent relativement jouables. En revanche, le passage en 1080p change nettement la situation avec plusieurs jeux qui dépassent confortablement les 60 FPS. Encore une fois, Intel montre ici les progrès réalisés sur sa partie graphique intégrée. Nous restons loin d’un laptop gaming équipé d’un GPU dédié, mais pour un ultraportable fin et silencieux, les performances proposées par cet iGPU Intel Arc Xe3 restent particulièrement intéressantes.

XeSS et FSR

Les technologies d’upscaling changent clairement le comportement de l’iGPU Intel Arc Xe3. Par rapport aux résultats obtenus sans assistance logicielle, les gains sont immédiats et parfois très importants. Sur Cyberpunk 2077 avec le Intel XeSS, le laptop passe de 17 à 41 FPS dans la définition native de la dalle et grimpe jusqu’à 90 FPS en 1080p. The Talos Principle 2 a quant à lui été testé avec deux technologies différentes. Avec le Intel XeSS, le jeu atteint 22 FPS en définition native et 37 FPS en Full HD. En passant sur le FSR, les performances montent cette fois à 50 FPS en natif et 69 FPS en 1080p, notamment grâce à l’activation de la génération d’image proposée par la solution d’AMD, fonctionnalité absente ici avec le XeSS. Enfin, Hitman 3 avec le FSR monte à 72 FPS en définition native et jusqu’à 108 FPS en 1080p.

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Ces résultats montrent à quel point les technologies d’upscaling sont devenues importantes sur les solutions graphiques intégrées modernes. Le Intel XeSS permet notamment de transformer l’expérience sur certains jeux particulièrement lourds tout en conservant une qualité d’image correcte. Même constat avec le FSR qui apporte lui aussi un gain notable lorsque le jeu ne prend pas en charge la solution d’Intel. Grâce à cela, cet ultraportable parvient à proposer une expérience gaming bien plus confortable qu’une grande partie des laptops dépourvus de GPU dédié.

Températures et nuisances sonores

Concernant les températures et les nuisances sonores, le ACER Swift 16 AI conserve un comportement cohérent avec son positionnement ultraportable. Le niveau sonore mesuré atteint seulement 37 dBA en charge, ce qui reste particulièrement discret pour une machine capable de jouer et d’assurer certaines tâches créatives. Du côté des températures, le processeur grimpe jusqu’à 97 °C au maximum avec une moyenne relevée à 64 °C durant nos tests. Des valeurs relativement élevées sur le pic CPU mais qui restent maîtrisées dans l’ensemble grâce à un système de refroidissement qui privilégie clairement le silence plutôt qu’une agressivité maximale sur la ventilation.

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Concernant la batterie de 81 Whrs, les résultats sont également intéressants avec jusqu’à 20 heures relevées en idle et environ 9 heures en lecture vidéo streaming. En jeu, l’autonomie chute logiquement à environ 1 heure, un comportement assez classique sur ce type de machine lorsque l’iGPU est fortement sollicité. L’ensemble reste donc cohérent avec la philosophie du laptop qui cherche avant tout à proposer un équilibre entre mobilité, silence et polyvalence sans sacrifier totalement les performances.

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Marque : Acer