Bien qu’il s’agisse d’un clavier vendu à 109€ et qu’il n’est pas envisageable de le confronter à des modèles plus haut de gamme (quoiqu’on se souviendra quand même du prix, en pré-commande cependant, du premier GG Ironclad…), reste que ce Vigor GK71 Sonic ne propose pas non plus la qualité de frappe la plus qualitative sur cette gamme de prix. Si l’esthétique est particulière et peut plaire, l’aspect esthétique n’amène rien à l’expérience utilisateur une fois les yeux rivés sur son écran pour jouer ou écrire.
Les keycaps, bien qu’originales, ne sont pas ce qu’il y a de plus qualitatif sur le marché, notamment avec la partie supérieure en ABS simple qui présentera relativement rapidement des traces d’usures. Les boutons multimédias ont une résistance vraiment prononcée tandis que leur course est extrêmement faible, sans parler des nuisances sonores. La molette multimédia, aussi bien accessible par le dessus que sur le côté droit (ce qui est une bonne idée), est faite d’un plastique cheap et sur un système rotatif fragile qui, aussi bien en tournant qu’à l’appui, fait un bruit métallique.
Au niveau des switchs, on reste assez surpris que MSI ne propose qu’un seul modèle, même s’il répond peut-être à une demande conséquente sur les claviers destinés aux joueurs. Bref, un seul type de switch possible, des linéaires vraiment légers, qui ne profitent d’aucune amélioration par rapport à un switch stock : pas de lubrification ni d’huilage, bref, le plongeon n’est pas ce qu’il y a de plus doux et la butée n’est pas non plus ce qu’il y a de plus silencieux. On s’étonne de voir que les stabilisateurs, bien que génériques, profitent d’un graissage et, il faut le dire, par rapport à d’autres claviers prodiguent un plongeon bien stable et plus doux. Mais ce graissage n’est pas ce qu’il y a de mieux fait, surtout par rapport à une opération réalisée à la main, mais c’est toujours ça de pris que beaucoup de modèle concurrent n’ont pas du tout.
Enfin, si on part avec le défaut d’une seule variante de switchs proposée, on s’étonne que le PCB ne soit pas hot-swappable pour permettre à l’utilisateur de changer de switchs comme bon lui semble, pour varier le type de feeling ou bien pour remplacer aisément un switch défectueux. Bref, l’absence de PCB hot-swapp et le fait de ne pas avoir le choix du switch sur son clavier vont à notre sens totalement à l’encontre des avantages du monde du clavier mécanique : la diversité des switchs et la réparabilité.